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Nouvelle Énergie pour la France

David Lisnard sur CNews et Europe 1 : «Je veux une alternative, pas simplement une alternance»

Invité jeudi 3 septembre de Laurence Ferrari dans La Grande Interview sur CNews et Europe 1, David Lisnard a défendu une ligne de rupture avec l’étatisme, la centralisation et les arrangements d’appareil. De la primaire de la droite et du centre à la maîtrise de l’immigration, en passant par le logement, la dépense publique et le pluralisme, le président de Nouvelle Énergie a présenté les grands axes de son projet : libérer la société, restaurer l’autorité de l’État et faire entendre la voix du terrain.

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DL LF

« J’ai la gagne pour faire gagner le pays »

Interrogé sur sa détermination à participer à la prochaine élection présidentielle, David Lisnard a réaffirmé son intention d’aller jusqu’au bout.

« J’ai la gagne pour faire gagner le pays », a-t-il déclaré, en disant vouloir représenter cette France « exaspérée, mais qui n’est pas résignée » : celle qui travaille, entreprend, élève ses enfants et refuse de dépendre durablement d’un système de guichets.

Face au risque de dispersion des candidatures, il propose depuis plusieurs mois l’organisation d’une grande compétition ouverte à la droite et au centre : « Un quart de finale avant la demi-finale du premier tour. »

Pour David Lisnard, le rassemblement ne peut plus procéder d’accords conclus entre responsables politiques, de « conclaves » ou d’« arrangements de notables ». Il doit résulter d’une confrontation publique et loyale entre les projets, les parcours et les personnalités.

« Il faut arrêter les hypocrisies. Il faut une compétition », a-t-il insisté, rappelant qu’il n’excluait personne a priori : « Vient qui veut. »

L’enjeu est de désigner un candidat unique avant le premier tour et d’éviter que la division n’ouvre la voie à un affrontement final entre les extrêmes.

Une « radicalité raisonnable » pour sortir de l’étatisme

David Lisnard a ensuite exposé ce qui distingue son projet des autres offres politiques : le refus d’un modèle toujours plus étatiste, centralisé et bureaucratique.

La France ne retrouvera pas les conditions des Trente Glorieuses, a-t-il souligné. La révolution numérique, l’exigence écologique et l’effondrement démographique imposent de repenser profondément l’action publique.

Selon lui, « l’État-providence est mort » : son financement repose désormais sur la dette, au détriment des générations futures, tandis que les services rendus aux Français continuent de se dégrader.

À ce système épuisé, David Lisnard oppose un « État-performance », recentré sur ses missions essentielles et placé au service de la société.

« Il faut une radicalité raisonnable », a-t-il résumé : une transformation profonde, conduite avec méthode et appuyée sur l’expérience du terrain.

Moins de bureaucratie, davantage de services publics

David Lisnard a notamment évoqué la sécurité. Malgré un niveau record de prélèvements obligatoires, de nombreuses villes ne disposent plus, au cœur de la nuit, d’une présence suffisante de la police nationale. Non par manque absolu d’effectifs, selon lui, mais parce que ceux-ci sont accaparés par les procédures, les obligations administratives et le reporting.

Le même constat vaut pour les entreprises, étouffées par l’accumulation des normes et des formalités.

« Arrêtez d’embêter les Français. Laissez-nous travailler. Laissez-nous faire. Nous savons faire », a-t-il lancé.

Réduire la dépense ne signifie donc pas affaiblir les services publics. Il s’agit, au contraire, de remettre davantage de policiers dans les rues, de greffiers dans les tribunaux et de fonctionnaires sur les missions réellement utiles.

David Lisnard s’est appuyé sur son bilan municipal à Cannes, évoquant une réduction de la dette de 84 millions d’euros, une baisse de la fiscalité et une meilleure rémunération des agents, moins nombreux mais recentrés sur leurs missions.

L’objectif est clair : mettre fin à la dépense inefficace et rendre aux Français une partie des économies réalisées, notamment sous la forme d’une augmentation du salaire net.

« Je veux une alternative, pas simplement une alternance », a-t-il affirmé.

Immigration : maîtriser les flux et retrouver une ambition d’assimilation

Interrogé sur le voile et l’islamisme, David Lisnard a appelé à dépasser les effets d’annonce et les calculs politiciens. Il a rappelé avoir été le premier maire de France à interdire le burkini dans un contexte de troubles à l’ordre public, au lendemain de l’attentat de Nice.

Pour lui, la priorité consiste à « casser les ressorts de l’islamisme ». Cela suppose d’abord une réduction très importante de l’immigration et la définition démocratique de quotas permettant à la France de décider qui elle accueille.

Il a également défendu la primauté du droit national sur les questions liées au peuplement, le rétablissement du délit de séjour irrégulier et la création, hors des frontières de l’Union européenne, de centres chargés du traitement des demandes.

À cette maîtrise quantitative doit s’ajouter une politique exigeante d’intégration et d’assimilation, fondée sur l’éducation, la culture, l’autorité et la sanction.

David Lisnard s’est prononcé en faveur de la neutralité religieuse dans les lieux d’universalisme, notamment à l’université, ainsi que pour les accompagnateurs scolaires, qu’il considère comme des collaborateurs occasionnels du service public de l’éducation.

« La finalité de l’action politique, c’est la dignité humaine et la concorde nationale », a-t-il rappelé.

Face aux logiques identitaires et communautaristes, il a défendu une conception universaliste de la République : celle d’une France indifférente aux couleurs de peau, aux croyances et aux origines, mais rassemblée autour d’un idéal commun.

Libérer le logement pour combattre la pénurie

David Lisnard a également présenté ses orientations en matière de logement. Pour permettre aux jeunes et aux familles de se loger, il faut, selon lui, restaurer la confiance des propriétaires et libérer la construction.

« Si l’on veut des locataires, il faut des propriétaires. De même que, si l’on veut des salariés bien payés, il faut des entreprises et des entrepreneurs », a-t-il expliqué.

L’empilement des lois, des quotas, des contraintes énergétiques et de la fiscalité immobilière a progressivement découragé l’investissement et réduit l’offre disponible. Cette pénurie provoque mécaniquement la hausse des loyers et empêche de nombreux Français d’accéder à un logement.

David Lisnard a comparé les quelque 280 000 logements neufs construits aujourd’hui dans une France de 68 millions d’habitants aux près de 500 000 construits il y a quarante ans, alors que le pays comptait environ 54 millions d’habitants.

Sa réponse consiste à simplifier les règles, à libérer la capacité de production et à faire davantage confiance aux élus locaux ainsi qu’aux acteurs du terrain.

« Il faut oxygéner la France » et mettre un terme à « quarante ans de social-étatisme et de centralisation », a-t-il plaidé.

Défendre la liberté d’expression et le pluralisme

Enfin, David Lisnard est revenu sur l’appel à la grève lancé à Radio France contre l’arrivée de l’éditorialiste Charles Sapin.

Il a dénoncé une conception partisane du service public audiovisuel, rappelant que Radio France et France Télévisions n’appartiennent ni à leurs syndicats ni à une sensibilité politique particulière, mais à l’ensemble des contribuables.

« Vive l’expression de gauche, mais qu’on ne flingue pas l’expression de droite », a-t-il déclaré.

Face au sectarisme, aux fausses informations et à l’appauvrissement du débat public, David Lisnard a défendu le pluralisme, la culture et l’éducation artistique autour des grandes œuvres de l’esprit.

Son ambition : rendre à la France « un peu de joie », une ambition collective, davantage de liberté individuelle et la fierté d’une culture commune.

À travers cette interview, David Lisnard a ainsi tracé une ligne cohérente : libérer les énergies, remettre l’État à sa juste place, restaurer l’autorité et la responsabilité, et porter la voix d’une France qui refuse tout autant le déclin que la résignation.