David Lisnard sur BFMTV : rétablir l’ordre, libérer l’école, redresser la France
Invité de BFMTV samedi 10 octobre 2026, David Lisnard est revenu sur les violences qui ont touché plusieurs établissements scolaires et universitaires, notamment à Nantes, et sur la crise profonde du système éducatif français. Le maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie a défendu une politique de fermeté face aux casseurs, une refonte de l’Éducation nationale et une rupture avec le modèle bureaucratique français. Interrogé sur l’élection présidentielle de 2027, il a réaffirmé sa détermination à porter son projet jusqu’au bout.

Violences dans les établissements : rétablir l’ordre et la responsabilité
Après les importantes dégradations commises à l’université de Nantes, David Lisnard a dénoncé des actes « insupportables » et « inadmissibles », rappelant que les contribuables devront financer les réparations.
« On a le droit de manifester, on a le droit de revendiquer, on n’a pas le droit d’empêcher les autres d’étudier. »
Pour le président de Nouvelle Énergie, la liberté de manifester ne saurait justifier les blocages, les violences ou les destructions. Il appelle à revoir les doctrines d’intervention des forces de l’ordre pour agir dès les premiers troubles, avant que les situations ne dégénèrent.
À Cannes, où plusieurs établissements ont été concernés par les mouvements lycéens, la police municipale est intervenue pour interpeller des casseurs et permettre aux élèves de rejoindre leurs classes.
David Lisnard défend également une responsabilisation financière des auteurs de dégradations. Lorsque les responsables sont mineurs, il propose que leurs parents assument les réparations, avec la possibilité de retenues sur les aides sociales en cas d’insolvabilité.
« Pourquoi vous, moi et nous tous, nous paierions pour des personnes qui n’assument pas leurs enfants ? »
Soutenir les policiers et intervenir avant l’escalade des violences
Interrogé sur les images d’une intervention policière controversée à Paris, David Lisnard a rappelé son attachement à l’État de droit et à la proportionnalité de l’usage de la force.
Sans préjuger des conclusions de l’enquête, il a également insisté sur la nécessité de soutenir les policiers, les gendarmes et les enseignants confrontés aux violences.
Pour lui, la doctrine du maintien de l’ordre doit être profondément revue.
« Plus on laisse pourrir les situations, plus la répression est massive. Et moins elle est efficace. »
Son objectif : permettre aux forces de l’ordre d’intervenir rapidement et de manière ciblée contre les éléments violents, plutôt que de laisser les tensions s’accumuler jusqu’à nécessiter des interventions plus lourdes.
Éducation nationale : « C’est le système qu’il faut changer »
Face à la colère des lycéens, David Lisnard refuse de réduire le débat à une question de moyens budgétaires.
« Ce n’est pas un manque de moyens. C’est une mauvaise affectation des moyens. »
Il dénonce une organisation centralisée et bureaucratique qui, malgré l’augmentation des dépenses, ne parvient plus à garantir la qualité de l’enseignement ni la présence effective des professeurs devant les élèves.
« On doit redevenir une superpuissance éducative. »
Pour y parvenir, le président de Nouvelle Énergie propose une transformation profonde de l’Éducation nationale : liberté de choix des établissements pour les familles, financement public suivant ce choix, autonomie accrue des établissements, véritable pouvoir de recrutement et de management pour leurs responsables, revalorisation des enseignants et retour à des programmes exigeants.
Il critique également les conséquences de la réforme du lycée de 2019, notamment les emplois du temps désorganisés et les longues interruptions entre les cours.
Au-delà des changements de ministres, David Lisnard appelle à une rupture structurelle.
« C’est le système qu’il faut changer, c’est la gouvernance du système et c’est l’organisation de l’Éducation nationale. »
Préparer la jeunesse aux défis de l’intelligence artificielle
Pour David Lisnard, l’urgence éducative dépasse les difficultés actuelles des établissements scolaires.
À l’heure de l’intelligence artificielle, de la robotique et des grandes transformations technologiques, la France doit donner aux jeunes les connaissances, la culture et l’esprit critique nécessaires pour maîtriser leur avenir.
Il refuse le fatalisme qui enferme une partie de la jeunesse dans l’inquiétude et le déclassement.
L’enjeu est de redonner une espérance éducative, en faisant de l’école un véritable instrument d’émancipation et d’élévation intellectuelle.
Présidentielle 2027 : une primaire pour éviter les divisions et les arrangements
Interrogé sur l’élection présidentielle de 2027, David Lisnard a réaffirmé son souhait d’organiser une grande primaire de la droite et du centre.
Pour lui, cette consultation démocratique permettrait d’éviter deux écueils : la multiplication des candidatures, qui peut conduire à la défaite, et les arrangements entre responsables politiques, qui empêchent l’émergence d’un véritable projet de redressement.
Il estime qu’une telle primaire reste possible et nécessaire, tout en invitant ceux qui la refusent à présenter leur propre méthode de désignation.
« Rien n’est mieux que la démocratie. »
David Lisnard revendique une alternative politique fondée sur une « radicalité raisonnable », c’est-à-dire la volonté de traiter les problèmes à leur racine plutôt que de prolonger les politiques qui ont conduit au déclassement français.
Il réaffirme sa volonté de rompre avec les méthodes de gouvernement des dix dernières années, mais aussi de proposer une autre voie que celles du Rassemblement national et de l’extrême gauche.
« Je suis dans la course, donc je cours »
Malgré les interrogations sur les sondages et les rapports de force politiques, David Lisnard affiche sa détermination.
« Il se passe quelque chose aujourd’hui autour de ma candidature et je vais continuer, je vais encore accélérer. »
Refusant les accords d’appareil et les compromis sans cohérence programmatique, il entend poursuivre la construction de son projet avec Nouvelle Énergie, en vue de l’élection présidentielle et des élections législatives de 2027.
« Je me rebelle alors que je suis un élu local, je viens du monde du petit commerce, pour gagner la présidentielle et les législatives que nous préparons aussi à Nouvelle Énergie. »
Une ambition qu’il résume par une formule :
« Je veux faire gagner tous les gens qui veulent s’en sortir et qui veulent que la France s’en sorte. »
Retrouvez l’intégralité de l’intervention de David Lisnard sur BFMTV, samedi 10 octobre 2026.