Aller au contenu
Nouvelle Énergie pour la FranceDonnez

David Lisnard sur BFMTV et RMC : « L’hyper-bureaucratisation et l’hyper-centralisation sont en train de flinguer nos enfants »

Invité d’Apolline de Malherbe ce mardi 13 octobre sur BFMTV et RMC, David Lisnard a défendu une réforme profonde de l’Éducation nationale, fondée sur l’exigence, la liberté et la responsabilité. Le président de Nouvelle Énergie est également revenu sur les violences lycéennes, l’impasse économique française et la perspective d’une primaire ouverte à droite et au centre en vue de l’élection présidentielle de 2027.

Partager l’article
Apolline DM

Éducation : rompre avec un système à bout de souffle

Face à la mobilisation lycéenne, David Lisnard a rappelé la nécessité de distinguer les revendications légitimes des élèves des violences commises en marge des manifestations. À Cannes, la mobilisation rapide de la police municipale a permis l’interpellation de plus de 25 fauteurs de troubles et la mise en place de dispositifs garantissant à la fois la liberté de manifester et le droit d'étudier.

Mais au-delà du maintien de l’ordre, le président de Nouvelle Énergie a dénoncé les défaillances structurelles de l’Éducation nationale, prisonnière d’un fonctionnement centralisé et bureaucratique.

« Notre système éducatif est à bout de souffle », a-t-il affirmé, appelant à remettre l’exigence, l’effort et le mérite au cœur de l’instruction.

Parmi ses propositions : revaloriser les examens et le baccalauréat, développer une véritable politique d’orientation pour remplacer Parcoursup, renforcer l’apprentissage des savoirs fondamentaux et introduire la philosophie dès le plus jeune âge afin de développer l’esprit critique.

David Lisnard a également défendu une nouvelle organisation du temps scolaire, consacrant les matinées aux apprentissages fondamentaux et les après-midi à l’éducation artistique, culturelle et au développement des compétences complémentaires.

Libérer les établissements et redonner le choix aux familles

Pour David Lisnard, la transformation de l’école passe aussi par une rupture avec la gestion administrative actuelle.

Il propose de donner une véritable autonomie aux chefs d’établissement, notamment dans le recrutement des enseignants, la gestion des carrières et l’organisation pédagogique.

Autre réforme majeure : mettre fin à la logique de sectorisation scolaire pour permettre aux parents de choisir librement l’établissement de leurs enfants, avec un financement public suivant ce choix.

« Au nom de l’égalité, on a fait de l’injustice », a-t-il dénoncé, estimant que la carte scolaire contribue à entretenir les inégalités plutôt qu’à les corriger.

L’objectif est de créer les conditions d’une véritable émulation entre établissements et de permettre aux enfants issus des milieux les plus modestes d’accéder aux meilleures formations.

Violences : rétablir la responsabilité individuelle

Interrogé sur les dégradations commises lors des manifestations lycéennes, David Lisnard a défendu un principe fondamental : la responsabilité individuelle.

Pour le maire de Cannes, les auteurs de violences doivent réparer les dégâts qu’ils causent, notamment par des travaux d’intérêt général. Lorsque des mineurs ne peuvent être tenus personnellement responsables, leurs parents doivent en assumer les conséquences financières, selon les modalités qu'il propose.

« La société n’a plus à être masochiste et à sponsoriser ceux qui détruisent la société », a-t-il lancé.

Une position qui s’inscrit dans la volonté de Nouvelle Énergie de restaurer l’autorité, la responsabilité et le respect des règles communes.

Économie : « Trop d’impôts tue l’impôt »

Alors que le FMI vient d’abaisser ses perspectives de croissance pour la France, David Lisnard a dénoncé l’impasse d’un modèle économique fondé sur toujours plus de dépenses publiques, de fiscalité et de bureaucratie.

Il a notamment mis en cause la logique de Bercy, qui consiste à répondre aux déséquilibres budgétaires par de nouvelles hausses de prélèvements, au détriment de l’activité économique.

« Trop d’impôts tue l’impôt », a-t-il rappelé, soulignant que la fiscalité excessive pénalise les entreprises, les travailleurs et la création de richesses.

À l’inverse, son projet repose sur une baisse massive des dépenses publiques, dont 60 % des économies seraient restituées aux Français sous forme de gains de pouvoir d’achat.

Une stratégie assumée : libérer le travail, encourager la production, restaurer la confiance et redonner des perspectives aux Français, notamment aux plus modestes.

Présidentielle 2027 : David Lisnard réaffirme sa volonté d’une primaire ouverte

Enfin, interrogé sur l’initiative d’Édouard Philippe visant à engager un dialogue entre les responsables de la droite et du centre, David Lisnard a réaffirmé sa position : le rassemblement ne peut pas reposer sur des accords d’appareil ou des arrangements entre responsables politiques.

S’il se dit prêt à dialoguer avec tous, il considère que les responsables ayant participé aux politiques conduisant le pays à la situation actuelle ne peuvent incarner, sans confrontation démocratique, le renouveau attendu.

« Je pense qu’Édouard Philippe fait partie du problème », a-t-il déclaré.

Pour départager les candidats et éviter la dispersion des voix, David Lisnard défend l’organisation d’une primaire totalement ouverte, permettant aux Français de choisir librement leur candidat.

Une démarche qui doit, selon lui, permettre de confronter les projets plutôt que les notoriétés ou les positions dans les sondages.

« Je ne veux pas d’arrangements entre notables », a-t-il insisté.

Face à l’épuisement du modèle politique français, David Lisnard entend porter une alternative fondée sur la liberté, la propriété privée, la responsabilité et l’émancipation individuelle.

Une ambition résumée par une conviction : la France ne se redressera pas avec les méthodes et les responsables qui ont contribué à son déclin.


Retrouvez l’intégralité de l’entretien de David Lisnard face à Apolline de Malherbe sur BFMTV et RMC.