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Nouvelle Énergie pour la France

David Lisnard sur BFMTV : « Il faut une rupture franche et forte pour redresser la France »

Invité de Sonia Mabrouk sur BFMTV, David Lisnard a défendu une rupture profonde avec les politiques menées depuis des années. Présidentielle, primaire, État-providence, dépenses publiques, bureaucratie, logement, école, sécurité : le président de Nouvelle Énergie a exposé sa méthode pour redresser le pays. Une ligne directrice : rendre le pouvoir à ceux qui font et libérer les forces de la France.

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DL chez Sonia mabrouk BFM

Invité de Sonia Mabrouk sur BFMTV, David Lisnard a réagi à l’appel au rassemblement lancé par Édouard Philippe et réaffirmé la nécessité d’organiser une grande compétition avant l’élection présidentielle.

Pour le président de Nouvelle Énergie, le constat est désormais largement partagé : aucun candidat ne s’impose naturellement et la dispersion risque de conduire à l’élimination. Mais le rassemblement ne peut être une fin en soi.

« Moi, ce que je propose, c’est une compétition. Parce que se rassembler, pour faire quoi ? Pour continuer la bouillie qui nous a amenés dans le mur depuis des années ? »

David Lisnard refuse ainsi la logique d’un accord conclu entre responsables politiques sur la seule base des rapports de force du moment ou des sondages. Il oppose à ces arrangements le choix démocratique des électeurs.

« Le meilleur système qui permet d’éviter la division, qui fait perdre, mais qui permet aussi d’éviter la compromission, qui ensuite fait perdre le pays, pour porter une véritable alternative, c’est une compétition, une grande primaire. »

Une compétition pour faire émerger un projet cohérent

Cette primaire doit permettre de confronter les personnalités, mais surtout les projets et les résultats obtenus par chacun.

David Lisnard récuse une synthèse artificielle qui consisterait à additionner des sensibilités contradictoires pour tenter de satisfaire chaque composante politique. La France a besoin d’une direction claire et d’un projet cohérent face à son déclassement.

« Il ne s’agit pas simplement de faire une alternance. Il ne s’agit pas simplement de changer les gens qui nous gouvernent. »

Pour éviter que les candidatures se multiplient directement au premier tour de la présidentielle, David Lisnard résume sa proposition par une formule :

« Il faut un quart de finale avant la demi-finale. »

Et l’enjeu dépasse largement la mécanique électorale. Il s’agit de construire une alternative au macronisme, à la gauche et au Rassemblement national, sans renoncer à la cohérence politique pour parvenir à un accord.

« Je pense qu’il faut une rupture complète avec ce qui nous gouverne, notamment ces dix dernières années. »

« Rendre le pouvoir à ceux qui font »

Cette rupture repose sur une transformation profonde de l’organisation publique française.

David Lisnard décrit un système devenu excessivement vertical, centralisé et bureaucratique : la France dépense davantage d’argent public que ses voisins, prélève davantage d’impôts et de charges, tout en voyant reculer de nombreux services de proximité.

Sa réponse consiste à inverser la logique.

« Il faut une révolution totale de l’organisation des pouvoirs publics. »

Une révolution qu’il qualifie de « copernicienne » : au lieu de chercher systématiquement la solution dans une nouvelle intervention administrative, il veut rendre davantage de pouvoir aux citoyens et à la société civile.

« Pour gérer une entreprise, il faut faire confiance aux patrons et aux salariés. »

Cette philosophie traverse l’ensemble de son projet : décentraliser, débureaucratiser, déréguler et concentrer les moyens publics sur les missions essentielles.

80 milliards d’euros d’économies dès la première année

David Lisnard a également rappelé l'ampleur de son plan de réduction de la dépense publique : 80 milliards d’euros dès la première année, avec l’objectif d’atteindre au moins 200 milliards d’euros d’économies annuelles à la fin du quinquennat.

Une diminution destinée non pas à affaiblir l’action publique, mais à sortir d’un modèle dans lequel l’endettement finit par empêcher l’État de remplir ses fonctions fondamentales.

Il prend notamment l’exemple de la justice :

« Cette année, avec mes impôts, vos impôts, nous allons tous payer sept fois plus pour les seuls intérêts de la dette de l’État que pour le budget de la justice. »

David Lisnard propose que 60 % des économies réalisées soient rendues directement aux Français sous forme de pouvoir d’achat, par la baisse des prélèvements, tandis que 40 % seraient consacrés à la modernisation de l’État et de ses services.

« L’idée, c’est de rendre 60 % en pouvoir d’achat direct, c’est-à-dire cotiser moins pour gagner plus. »

Logement : sortir de l’empilement des normes

Le logement constitue, pour David Lisnard, l’une des illustrations les plus frappantes de l’échec de la surréglementation.

DPE, ZAN, fiscalité immobilière, loi SRU, contraintes multiples imposées aux propriétaires : à mesure que l’État a réglementé le secteur, la production de logements neufs a reculé.

David Lisnard rappelle qu’au début des années 1970, la France construisait près de 500 000 logements neufs, contre environ 280 000 aujourd’hui selon les chiffres cités pendant l’entretien.

Face à cette situation, il assume une remise à plat profonde des règles.

« Plus on a administré le logement, par des contraintes, des normes, des prélèvements, des pénalisations des propriétaires », plus la situation s’est dégradée.

Sa logique tient en quelques principes simples :

« Si on veut qu’il y ait des locataires, il faut qu’il y ait des propriétaires. Si on veut qu’il y ait des salariés, il faut qu’il y ait des entreprises. Si on veut que l’on ait du revenu, il faut qu’il y ait de la production. »

Une démarche qu’il résume ainsi :

« C’est une révolution du bon sens. C’est une révolution qui part de la réalité du terrain. »

Moins de bureaucratie pour renforcer les services publics

David Lisnard défend également une transformation profonde de la fonction publique. Là encore, il récuse l’idée selon laquelle réduire la dépense publique reviendrait nécessairement à dégrader les services publics.

Selon lui, c’est précisément l’excès de structures administratives et de bureaucratie qui détourne les moyens des agents de terrain.

« Si vous voulez des infirmières et des infirmiers mieux payés, si vous voulez des policiers nationaux la nuit après une heure du matin, si vous voulez des gardiens de prison respectés, si vous voulez des greffiers, si vous voulez les enseignants bien payés, il faut qu’il y ait moins de bureaucrates. »

Avant de résumer :

« Pour qu’il y ait moins de bureaucrates, il faut qu’il y ait moins de bureaucratie. »

Le président de Nouvelle Énergie souhaite notamment ne pas remplacer systématiquement tous les départs à la retraite, permettre des départs volontaires et instaurer une véritable gestion des ressources humaines de l’État, fondée sur la responsabilité et la performance.

À Cannes, la démonstration par les résultats

David Lisnard a opposé à la logique des annonces nationales son expérience de maire et les résultats obtenus à Cannes.

Il rappelle avoir diminué de plus de 20 % le nombre d’agents municipaux tout en améliorant leur rémunération et leurs conditions de travail. Dans le même temps, la capacité d’autofinancement de la ville a augmenté et la dette a été réduite de 84 millions d’euros en onze ans.

La méthode consiste notamment à associer directement les agents à l’amélioration de l’organisation et à partager les gains de performance entre baisse de la pression fiscale et amélioration du service.

« On a donné le pouvoir aux agents. »

Pour David Lisnard, cette expérience démontre qu’une réforme exigeante de l’action publique peut produire simultanément de meilleurs services, de meilleures conditions de travail et une meilleure gestion de l’argent des contribuables.

« Lorsque l’on met des objectifs clairs, qu’ensuite on a le sens de l’exécution des choses, on peut renverser les montagnes de l’inertie, du conformisme, du fatalisme. »

Retraites, école, industrie : « échapper aux idées anciennes »

Cette logique de liberté et de responsabilité irrigue également les propositions de David Lisnard sur les retraites et l’école.

Il rappelle notamment avoir défendu la retraite par capitalisation avant que le sujet ne revienne dans le débat public. Il y voit un moyen de consolider le financement des retraites, d’offrir de nouvelles perspectives aux jeunes et de réinjecter du capital dans l’économie productive.

Sur l’école, il souhaite également rompre avec l’hyper-administration :

« Laissons aux Français le choix de l’école de leurs enfants, laissons aux enseignants le choix de leur statut, laissons au chef d’établissement le choix des méthodes. »

Et résume la difficulté politique du moment par une formule :

« Le plus dur dans la vie, ce n’est pas de comprendre les idées nouvelles, c’est d’échapper aux idées anciennes. »

Prospérité, sécurité, éducation : retrouver la concorde nationale

Interrogé sur les moyens de recréer de la concorde dans le pays, David Lisnard a défini deux finalités de l’action politique : « la dignité individuelle et l’unité nationale ».

Pour les atteindre, il fixe trois priorités : retrouver la prospérité par la libération des forces productives, garantir la sécurité comme condition de la liberté et reconstruire une grande ambition éducative et scientifique.

« On a tout pour le redevenir. Si on libère l’école, si on remet les fondamentaux le matin, si on pratique les compétences douces l’après-midi, si on libère l’école de l’idéologie. »

« C’est ça, la belle France »

Au-delà des réformes économiques et institutionnelles, David Lisnard a enfin insisté sur la France qu’il souhaite représenter : celle qui travaille, entreprend, innove, transmet et s’engage.

« Moi, ce qui me plaît, c’est la belle France. C’est celle de tous ces entrepreneurs qui continuent à innover, qui y croient, de ces salariés qui ont des idées, qui aimeraient gagner mieux, de ces jeunes qui ont envie de s’en sortir, de ces retraités qui ne veulent pas être vus que comme une charge, mais qui font du bénévolat. »

Une France qui, selon lui, dispose déjà des ressources nécessaires à son redressement, à condition de cesser de les entraver.

« C’est ça la belle France. C’est un pays merveilleux. Aujourd’hui, il faut le libérer ce pays. Et c’est comme ça qu’on retrouve la grande France. »

Et c’est cette ambition que David Lisnard entend porter jusqu’à l’élection présidentielle :

« J’ai envie de faire gagner cette grande France. »