David Lisnard dévoile son plan pour en finir avec la bureaucratie
À l’occasion d’une soirée de restitution de l’enquête nationale sur l’enfer administratif, organisée mardi 7 avril à Paris, David Lisnard a présenté un plan ambitieux de lutte contre la bureaucratie. Un moment politique fort, au cours duquel le président de Nouvelle Énergie a réaffirmé une conviction centrale : la simplification n’est pas un sujet technique, mais une condition essentielle du redressement national.
La bureaucratie, cœur du blocage français
Devant un public mobilisé, David Lisnard a dressé un constat sans détour : l’inflation normative étouffe l’action publique, freine l’économie et dégrade la qualité des services essentiels.
« Si vous voulez plus de policiers, de bons enseignants, plus de soignants mieux payés, plus de magistrats, plus de gardiens de prison, il faut qu’il y ait moins de bureaucrates », a-t-il rappelé, résumant une logique simple : l’excès de procédures détourne les moyens au détriment des missions fondamentales.
Pour Nouvelle Énergie, la bureaucratie n’est pas seulement inefficace : elle affaiblit l’État là où il devrait être fort, et nourrit la défiance démocratique.
Désarmer la bureaucratie pour réarmer l’État
Le plan présenté repose sur une ligne claire : désarmer la bureaucratie pour redonner à l’État sa capacité d’action dans ses fonctions régaliennes.
Parmi les mesures annoncées dès le début du quinquennat :
•suppression de la moitié des agences et opérateurs de l’État
•instauration d’un « spoil system » pour responsabiliser la haute administration
•gel immédiat des normes en cours d’adoption
•interdiction des surtranspositions des directives européennes
•création d’un droit de saisine de l’administration par les citoyens et les entreprises
Une méthode assumée, résumée par une formule forte :
« Nous allons compliquer la vie de l’administration jusqu’à ce que l’administration nous simplifie la vie ».
Une rupture avec les approches passées
Loin des annonces de simplification restées sans effet, David Lisnard revendique une approche structurelle. Il ne s’agit plus d’ajuster à la marge un système devenu illisible, mais de le transformer en profondeur.
Pour Nouvelle Énergie, la bureaucratie s’est installée comme un système auto-entretenu, produisant ses propres contraintes et justifiant son expansion. La réponse doit donc être politique, rapide et assumée.
Le Livre noir de la bureaucratie en préparation
Cette soirée s’inscrit dans un travail de fond engagé par le mouvement. L’enquête nationale lancée ces derniers mois a permis de recueillir des milliers de témoignages illustrant les absurdités administratives du quotidien.
L’ensemble de ces contributions, accompagné des solutions proposées, sera prochainement publié dans un Livre noir de la bureaucratie.
Les « Cerfa d’Or » pour dénoncer l’absurde
Dans un registre plus décalé, Nouvelle Énergie a également remis les premiers « Cerfa d’Or », récompensant les exemples les plus marquants d’absurdité administrative.
Cette première édition a distingué la ministre Agnès Pannier-Runacher pour un arrêté imposant l’installation de sanitaires sur les barges ostréicoles, une mesure emblématique des dérives dénoncées.
À travers ce plan, Nouvelle Énergie entend faire de la débureaucratisation une priorité politique majeure. Une condition, selon David Lisnard, pour restaurer la performance publique, relancer la prospérité et rendre aux Français leur liberté d’agir.
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