David Lisnard au Crayon : « L'État-providence est mort, il faut inventer un nouveau modèle »
Invité des « Entretiens Présidentielles » du média Le Crayon, David Lisnard a détaillé son projet pour redresser la France à l'horizon 2027 et au-delà. Réduction de 200 milliards d'euros de dépenses publiques, hausse du pouvoir d'achat, retraite par capitalisation, réforme de l'école, maîtrise de l'immigration et souveraineté énergétique : le président de Nouvelle Énergie défend une transformation profonde de l'État pour rendre aux Français leur liberté et leur prospérité.

« Pendant qu'on enregistre, l'État aura généré 180 millions d'euros de dettes. C'est 300 000 euros par minute. C'est 5 000 euros par seconde. »
Face au média Le Crayon, David Lisnard pose d'emblée le constat qui fonde son projet politique : la France ne peut plus continuer à financer son fonctionnement par l'endettement des générations futures.
Pour le président de Nouvelle Énergie, le modèle hérité de l'après-guerre a atteint ses limites. Face aux bouleversements démographiques, économiques et technologiques, il appelle à engager une véritable révolution de la liberté.
200 milliards d'euros d'économies pour rendre du pouvoir d'achat aux Français
Au cœur de son projet : une réduction massive de la dépense publique, sans affaiblir les missions essentielles de l'État.
David Lisnard fixe un objectif de 80 milliards d'euros d'économies dès la première année, puis 200 milliards en rythme de croisière, avec l'ambition d'atteindre à terme 300 milliards.
Sur les 200 milliards d'économies envisagées, 120 milliards seraient directement rendus aux Français par une baisse des cotisations, afin d'augmenter le revenu du travail.
« Les premiers gagnants vont être les gens qui bossent, les gens qui veulent s'en sortir. »
Pour y parvenir, il propose de supprimer les structures administratives inutiles, de réduire l'inflation normative et de réorganiser profondément l'appareil public.
L'objectif n'est pas de dépenser moins pour le principe, mais de dépenser mieux : moins de bureaucratie, davantage de policiers, de soignants, d'enseignants et de moyens pour la justice.
Travail, retraites, école : libérer les Français
David Lisnard défend également la création d'une allocation sociale unique, garantissant un différentiel de revenu d'au moins 500 euros entre une personne qui travaille et une personne qui ne travaille pas.
Sur les retraites, il souhaite instaurer un étage obligatoire de capitalisation, pour permettre notamment aux travailleurs les plus modestes de se constituer un patrimoine et de bénéficier des fruits de leur épargne.
Autre priorité : l'éducation. Dénonçant le déclassement scolaire français, il propose de supprimer la carte scolaire, de donner davantage d'autonomie aux établissements et de faire suivre le financement public au choix des familles.
Il souhaite également rétablir l'exigence dans les apprentissages fondamentaux et développer l'enseignement de la philosophie dès le primaire, afin de renforcer l'esprit critique face aux transformations technologiques.
Rétablir l'ordre et maîtriser l'immigration
Le président de Nouvelle Énergie présente trois grands chantiers à engager dès son arrivée au pouvoir : la libération de l'économie, le rétablissement de l'ordre et le redressement éducatif et scientifique.
En matière de sécurité, il défend notamment une réécriture du droit pénal des mineurs et le lancement d'un programme de construction de 20 000 places de prison.
Sur l'immigration, David Lisnard appelle à une réduction drastique des flux et à une reprise du contrôle des décisions nationales, notamment par la voie référendaire.
Sa ligne : moins accueillir pour mieux accueillir, dans le respect de la cohésion nationale et des capacités d'intégration du pays.
Nucléaire, innovation et souveraineté : préparer la France de 2050
Interrogé sur sa vision de la France à l'horizon 2050, David Lisnard décrit un pays redevenu prospère, sûr de son histoire et capable de maîtriser les grandes technologies de demain : intelligence artificielle, robotique et informatique quantique.
Sur l'énergie, il défend une stratégie fondée prioritairement sur le nucléaire et l'hydroélectricité, complétée par des initiatives locales en matière d'énergies renouvelables.
Pour lui, la réindustrialisation et la transition écologique nécessitent une énergie abondante, pilotable, décarbonée et compétitive.
« Je ne cherche pas à séduire, je cherche à convaincre »
Enfin, David Lisnard revient sur sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 et sur sa méthode pour conduire les réformes.
Conscient de ne pas figurer aujourd'hui parmi les favoris, il revendique une démarche fondée sur le travail, la cohérence et la préparation d'un programme de transformation dès les premiers mois du quinquennat.
Il défend le recours aux référendums, aux ordonnances et aux réformes institutionnelles pour permettre aux Français de conserver la maîtrise des décisions qui engagent leur avenir.
« Je ne cherche pas à séduire, je cherche à convaincre. »
Et lorsqu'on lui demande ce qu'il souhaiterait laisser comme héritage politique, sa réponse résume l'ambition de son engagement :
« Ce que j'aimerais qu'on retienne de mon travail, c'est que la France était un pays plus prospère, plus libre et plus juste. »
Retrouvez l'intégralité de l'entretien de David Lisnard dans le premier épisode des « Entretiens Présidentielles » du Crayon.