Standardisation du langage, régression démocratique

« Quand tout le monde emploie les mêmes formules préfabriquées, les mêmes éléments de langage, les mêmes expressions toutes faites, personne ne pense plus vraiment. On récite. On répète. On reproduit. La diversité des opinions s’efface au profit d’une doxa molle, faite de lieux communs et de prêt-à-penser » Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.

le 27 novembre 2025
L'opinion

Ces dernières semaines, un nouveau vocable ingrat a fait son apparition dans le monde politico-médiatique : le « bougé ». Il indique un mouvement de compromis, il fut usité notamment pour nommer en termes politiquement corrects la scandaleuse renonciation à la réforme des retraites. Le mot n’existait pas jusque-là en dehors du lexique de la photographie (dans lequel il exprime, non sans ironie, un mouvement de flou), mais il s’est imposé quelques jours durant comme un mantra technocratique, repris par plusieurs futurs-ex-ministres.

Son usage devrait rester éphémère. Demain viendra un autre terme, aussi lourd que creux, et chacun s’empressera de le répéter. Ainsi naît la novlangue, dans les cellules de communication ministérielles, dans les cabinets de consultants, dans les studios de chaînes d’information en continu, sur les fils des réseaux sociaux.

Saturation. Nous pourrions multiplier les exemples à l’infini. L’espace de quelques jours, des mots saturent les ondes et les éléments de langage, comme ces dernières semaines, le si trompeur « stabilité ». Des expressions ou mots anciens, rares ou impropres deviennent omniprésents dans le langage des politiques, des journalistes et des commentateurs, tel l’inattendu et pénible « dinguerie », le lassant « trou dans la raquette », le discriminant « boomer », l’exaspérant « en responsabilité », le suremployé « résilience » ou encore le pompeux « paradigme », qu’il faut naturellement changer. Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre…

A cette uniformisation s’ajoute la mécanique de l’intelligence artificielle. Voyez le long tiret, dit tiret cadratin — ce long trait horizontal oublié des typographes et des claviers, remis au goût du jour par ChatGPT, et désormais utilisé à toutes les sauces. On peut certes se réjouir de la renaissance de cet outil de ponctuation pertinent et élégant. Mais à force de proliférer, il devient une béquille, et ceux qui l’utilisaient auparavant redoutent désormais de le faire, pour ne pas laisser croire que leur composition provient de l’IA.

Nous assistons ainsi à une standardisation linguistique et stylistique aussi redoutable qu’elle passe inaperçue. Derrière la pauvreté lexicale, c’est la pensée qui s’amenuise. Des mots uniformisés produisent des raisonnements standardisés. Des formules mécaniques engendrent des réflexes pavloviens. La logique des plateformes numériques conduit à un monde où le langage n’est plus un instrument de liberté, mais un flux automatisé. L’algorithme récompense la répétition, la banalité. On croit s’informer, on ne fait qu’ingurgiter des mots prémâchés.

1984. Certes, chaque époque a connu ses tics verbaux. Les salons du XVIIIe avaient leurs modes, les journaux du XIXe leurs clichés. Flaubert en a tiré un délicieux Dictionnaire des idées reçues. Mais la différence est que l’algorithme amplifie aujourd’hui cette uniformité, la propulse à l’échelle planétaire, et la diffuse en temps réel. Là où il fallait jadis des années pour que les expressions passent d’une province à l’autre, il suffit maintenant de quelques heures pour qu’un néologisme creux de communicant se répande dans tout le pays.

Orwell l’avait compris en inventant le concept de novlangue dans 1984. Réduire le vocabulaire, c’est réduire les idées pensables. Quand tout le monde emploie les mêmes formules préfabriquées, les mêmes éléments de langage, les mêmes expressions toutes faites, personne ne pense plus vraiment. On récite. On répète. On reproduit. La diversité des opinions s’efface au profit d’une doxa molle, faite de lieux communs et de prêt-à-penser dicté par une caste médiatique ou technocratique qui donne le la.

Que faire ? Il ne s’agit pas de plaider pour un purisme nostalgique, ni de jouer les gendarmes du dictionnaire. La langue vit, c’est très heureux. Mais si nous voulons rester libres, il nous faut préserver des mots différents pour penser différemment. C’est un enjeu esthétique certes, mais aussi culturel et politique.

Altérité. Trois directions se dessinent. La première consiste à redonner toute sa place à l’instruction : remettre la lecture au centre absolu, non comme une corvée mais comme une ouverture. Lire, c’est agrandir son horizon lexical, c’est apprendre à nommer avec précision, à goûter la justesse d’une phrase bien construite, à retrouver la liberté d’exprimer une nuance. La rhétorique, jadis considérée comme un art suranné, devrait redevenir une discipline obligatoire, car elle forme l’esprit démocratique.

La deuxième passe par la culture. Les bibliothèques et les théâtres sont les antidotes naturels à la standardisation. On y découvre d’autres manières de dire, voir et penser, y compris contre soi-même. On s’y affranchit des formules imposées par les flux médiatiques. Trente minutes avec Homère ou Balzac vous lavent des banalités lues et entendues à flux tendus. Il convient de réinvestir ces lieux de liberté, les animer, les rendre à nouveau désirables, afin que chacun puisse y trouver un chemin vers la diversité des mots et des idées. Pas de liberté sans altérité.

La troisième concerne la technologie. L’IA est un merveilleux instrument de savoir et de découverte. Encore faut-il encourager des modèles entraînés sur la richesse des langues et des cultures, et non sur les tics du moment. Cela n’adviendra ni par des législations, ni par des vœux pieux. Puisque nous avons un esprit français à défendre et promouvoir, nous avons besoin de faire en sorte que nos meilleurs esprits soient influents et décisionnaires dans ces secteurs qui vont dessiner le futur de l’humanité. Cela passe par la formation d’ingénieurs, par l’attractivité des infrastructures, par la qualité de vie, par des politiques fiscales qui ne poussent pas talents et capitaux à fuir le pays.

Avant-garde. La démocratie ne se réduit pas à des institutions, elle repose sur des mots. Quand le vocabulaire se réduit, les horizons se ferment. Quand la pensée se standardise, la liberté s’étiole. Préserver la variété des formes et des propos, c’est préserver la possibilité de penser autrement, donc de contester, donc de vivre en citoyens libres.

Le combat est d’avant-garde, pour que nos futurs petits-enfants puissent toujours, dans vingt ans, exprimer une pensée complexe avec précision, lire un éditorial sans avoir l’impression de relire le précédent, entendre un discours politique sans reconnaître mot pour mot celui de la veille. La standardisation linguistique n’est pas une fatalité technologique. La langue française n’appartient ni aux algorithmes californiens ou chinois, ni aux technocrates paresseux, ni aux communicants pressés. Elle appartient à tous ceux qui la parlent, l’écrivent, la transmettent, notamment par des livres dont il faut imposer la pertinence et la modernité dans la bataille des intelligences et la compétition stimulante des neurones. La défense de notre langue et de la liberté de penser doit être notre combat total. Ainsi va la France.

 

 

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Vive la liberté !

Mardi 25 novembre, David Lisnard est intervenu au Dôme de Paris lors de la soirée “Face à vous”, organisée par le JDD et diffusée en direct. Face à Jules Torres, il a échangé longuement sur les municipales, l’action publique et les blocages auxquels les maires sont confrontés au quotidien.

le 26 novembre 2025
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Évoquant les réalités auxquelles tous les maires font face jour après jour, David Lisnard a décrit une dégradation inquiétante de la sécurité : des individus en situation irrégulière sous OQTF, souvent drogués, parfois au protoxyde d’azote, provoquant des drames qui se répètent. Il a rappelé plusieurs faits graves survenus récemment dans l’agglomération cannoise, estimant que la plupart pourraient être évités si les décisions étaient exécutées et si l’État se concentrait sur ses missions essentielles.

Pour lui, cette dérive témoigne d’une défaillance devenue structurelle. Plus l’État étend son emprise à des domaines qui ne relèvent pas de lui, moins il remplit correctement ses fonctions régaliennes. Il a résumé cette conviction par une formule qui a marqué la soirée : plus l’État s’occupe de tout, moins il est bon dans ce pourquoi il existe.

David Lisnard a ensuite dressé un constat précis de la situation dans les mairies. L’action locale est désormais paralysée par une inflation normative et procédurale sans précédent. Construire une école, aménager une infrastructure, installer une remontée mécanique ou réaliser un projet simple exige aujourd’hui des années d’études, de validations, d’avis contradictoires, de sigles incompréhensibles et de règles qui se superposent sans cohérence. Il a illustré cette absurdité par plusieurs exemples concrets, montrant comment la technocratie a pris le pas sur le bon sens et l’efficacité.

Face à ce « carcan administratif », David Lisnard a réaffirmé que la liberté locale est l’une des solutions majeures aux blocages du pays. Redonner de la liberté d’urbanisme, de gestion, d’organisation, appliquer réellement la subsidiarité et permettre aux communes d’agir rapidement lorsqu’elles en ont la capacité : telle est, selon lui, la condition pour restaurer l’efficacité publique.

Son intervention au Dôme de Paris s’inscrit dans la démarche portée par Nouvelle Énergie, qui place la liberté, la responsabilité et l’action au cœur de son projet. Pour David Lisnard, renouer avec la liberté locale et libérer l’initiative sont des conditions indispensables pour que le pays retrouve sa capacité d’agir et de protéger efficacement.

« Cotiser moins pour gagner plus »

Invité de David Pujadas sur LCI le 25 novembre 2025, David Lisnard a rappelé la ligne directrice du projet libéral porté par Nouvelle Énergie : pour redresser la France, il faut libérer le travail, encourager l’investissement et créer de la richesse plutôt que d’alourdir les prélèvements et la bureaucratie. Selon lui, la priorité est claire : rendre le travail plus attractif en réduisant les charges. « Cotiser moins pour gagner plus » résume cette ambition.

le 26 novembre 2025
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David Lisnard dénonce un modèle social devenu trop coûteux, inefficace et pénalisant pour ceux qui travaillent et entreprennent. Baisser durablement les charges et réduire l’écart entre salaire brut et salaire net est, selon lui, la seule manière d’améliorer réellement le pouvoir d’achat, de relancer l’embauche et d’attirer l’investissement productif en France.

Il revendique une vision libérale assumée, qu’il oppose à deux impasses politiques. L’extrême gauche, qu’il qualifie de néo-fasciste en raison de son radicalisme autoritaire et de sa remise en cause de la démocratie. Et le Rassemblement National, dont il critique l’étatisme économique, les propositions fiscales contre l’épargne et l’absence de vision productive, qu’il juge contraires aux intérêts des classes moyennes.

Pour David Lisnard, la véritable alternative passe par plus de liberté économique, une autorité républicaine restaurée, une école refondée, un État recentré sur ses missions essentielles et un choc de productivité rendu possible par la baisse de la dépense publique.

Avec Nouvelle Énergie, David Lisnard entend proposer en vue de 2027 une offre politique claire et cohérente fondée sur le travail, la responsabilité, la liberté et l’efficacité. Une voie pour rassembler ceux qui refusent les impasses des extrêmes et veulent reconstruire un modèle de prospérité moderne, compétitif et durable.

Ceux qui se reconnaissent dans ces principes : libérer le travail, récompenser l’effort, restaurer l’autorité républicaine et redonner à la France les moyens de produire et d’innover, sont invités à rejoindre Nouvelle Énergie et à participer à la construction de cette alternative ambitieuse.

David Lisnard, entre vocation municipale et ambition présidentielle

Dans les allées du 107e congrès des Maires de France, l’élu cannois, encouragé sous sa double casquette de président de l’AMF et de président de Nouvelle Énergie, est attentif à l’échéance 2027. Un article de Emmanuel Galiero paru dans le Figaro.

Politique le 25 novembre 2025
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David Lisnard se glisse dans les allées déjà bondées du 107e congrès des Maires de France. Cette journée de mardi a débuté très tôt par une matinale sur BFM et doit se terminer sur le plateau de CNews dans la soirée. Les maires sont au centre de toutes les attentions et leur président national se retrouve mécaniquement en première ligne sur le terrain médiatique. Lunettes légèrement teintées, costume-cravate, montre de sport, bracelet au poignet… En rejoignant au pas de charge l’exposition sur la laïcité, le maire de Cannes se plie volontiers au jeu des photographies et des selfies réclamés par les nombreux élus rassemblés durant trois jours porte de Versailles.

Un représentant de l’interprofession des horticulteurs lui offre un bouquet aussi magnifique qu’envahissant. Un peu plus loin, dans l’espace dédicaces, Dominique Perben, ex-ministre de Jacques Chirac (Justice et Transports) signe un essai consacré à la justice et à la clarté en politique. L’ex-ministre s’avoue « un peu désarçonné » par la manière dont la vie politique « se désorganise » aujourd’hui mais, avec un large sourire, il salue David Lisnard, porteur à ses yeux d’un message « assez spécifique ».

Le voit-il en président de l’AMF ou plutôt en présidentiable de droite ? « Il est à la fois très convaincu sur les questions régaliennes, de l’ordre à la sécurité, mais parmi les potentiels candidats à la présidentielle, il est aussi le plus libéral sur le plan économique. » Un atout pour 2027 ? « Cela me semble très positif car je suis absolument convaincu que notre pays crève d’une surrégulation et d’un manque de libertés pour les entrepreneurs. Sa vision est intéressante. »

Le président de Nouvelle Énergie est déjà reparti vers d’autres mains sans entendre le compliment. Il croise un adhérent de son mouvement qui l’encourage. « Bonjour, M. le président ! », lui lance un élu, quand un adjoint municipal de Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or), confie les raisons pour lesquelles David Lisnard le séduit, sous ses deux casquettes de maire engagé pour l’AMF et d’homme politique aux ambitions nationales : « Dans ses discours, il fait preuve d’un très haut niveau d’analyse. Il doit le garder et moins politiser les choses », conseille le congressiste, visiblement ravi de pouvoir le saluer. Après la signature d’une convention avec la Fédération française de football, deux élues de la Drôme bloquent le maire de Cannes pour un cliché. « Tu le voulais, tu l’as eu », se félicite l’une d’elles.

Ambitions compatibles

Les équipes de David Lisnard savourent la popularité de leur poulain qui parvient à concilier présidence des Maires de France et envies politiques nationales. Pour Éric Verlhac, directeur de l’AMF et ex-collaborateur de François Baroin, les deux ambitions sont parfaitement compatibles. « Nous n’avons eu que des présidentiables à la tête de notre association et nous avons donc l’habitude de vivre cette dichotomie, ce qui est très facile avec la culture AMF, où chaque décision est toujours prise à l’unanimité. » Au sein de l’institution transpartisane, la complicité entre un président LR et la vice-présidence socialiste d’André Laignel semble sincère.

Éric Verlhac vante la personnalité percutante de David Lisnard sans y voir une menace pour l’équilibre politique. Au contraire. Le directeur pense qu’une notoriété de présidentiable ne peut être qu’une plus-value pour l’AMF. « Cela rend l’association plus audible dans l’espace institutionnel. C’est important, comme nous l’avions connu avec la présidence Baroin. Le tout est de savoir mettre des limites dans une organisation qui elle aussi est puissante. »

Mardi matin, une délégation d’élus conduite par Fabien Roussel, maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) et secrétaire national du Parti communiste veut s’entretenir un moment avec le président Lisnard. L’échange se déroule à huis clos, mais, en sortant, le patron de l’AMF raconte sur un ton badin : « Nous n’avons pas les mêmes idées, mais je lui ai dit que nous aurions ce débat au second tour de la présidentielle et que je pourrais défendre ma vision libérale contre sa vision communiste. Il m’a répondu que le clivage lui semblait très sain. »

Les thématiques soulevées régulièrement par les maires de France peuvent-elles nourrir le programme politique du président de Nouvelle Énergie, qui est aussi membre des Républicains ? Pour l’élu cannois, la réponse est évidente. « Le projet de mon mouvement se nourrit d’une expérience de terrain. J’ai des idées et des convictions que je défends régulièrement mais le juge de paix, c’est la réalité. Et moi, n’étant pas un idéologue, je veux rester réaliste », affirme Lisnard. Il se réjouit de pouvoir arpenter la France et de sentir le cœur battant d’un pays qu’il croit animé par une « aspiration très puissante à la libération de la capacité de création ». Finalement, le hasard fait bien les choses : la liberté est le slogan du 107e congrès des Maires de France mais aussi l’une des grandes promesses politiques du président de Nouvelle Énergie

 

 

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« Le centralisme n’a jamais fonctionné » : David Lisnard sur Sud Radio appelle à libérer la France de l’asphyxie fiscale et bureaucratique

Invité de Jean-François Achilli sur Sud Radio, en direct du Salon des maires au stand de la Confédération des buralistes, David Lisnard a dénoncé la dérive fiscale, le centralisme et l’impuissance de l’État face au narcotrafic, en défendant la ligne de Nouvelle Énergie : moins d’impôts, moins de bureaucratie, plus de responsabilité et de prospérité.

le 19 novembre 2025
SUDRADIO

Alors que 7,4 millions de logements vont subir une hausse de taxe foncière, David Lisnard a rappelé l’absurdité d’un système où « plus on supprime d’impôts locaux, plus il y a d’impôts en France ». Pour lui, l’État pratique un « jeu de bonneteau » fiscal : on supprime la taxe d’habitation, mais on augmente ailleurs les prélèvements (CSG, TVA, taxes diverses), tout en recentralisant l’impôt.

Le constat est clair : « le centralisme n’a jamais fonctionné » et nourrit la bureaucratie, la déperdition fiscale et le déclassement du pays.

 

En vue de 2027, David Lisnard fixe la ligne :

« Il faut réduire les dépenses publiques, non par dogme, mais pour relancer les flux de prospérité.»

La France détient le record mondial de dépense publique, sans pour autant offrir des services publics à la hauteur : urgences saturées, manque de magistrats, de surveillants pénitentiaires, services de proximité en difficulté. Trop d’argent part dans les fonctions administrantes, pas assez vers le terrain. Nouvelle Énergie défend au contraire une réorientation des moyens vers l’efficacité concrète.

Le président de Nouvelle Énergie a également insisté sur la bureaucratie qui entrave l’action des maires : sur-normes, procédures, schémas, contrôles redondants… Tout est « plus long, plus cher, plus compliqué ». Cette sur-administration décourage les élus, plombe l’investissement local et nourrit la crise démocratique.

Enfin, David Lisnard a tenu des propos fermes sur le narcotrafic. Il refuse que la société continue d’« aider » indirectement les trafiquants en leur offrant des avantages et des droits comme si de rien n’était :

– en maintenant des logements sociaux pour des trafiquants récidivistes,

– en ne sanctionnant pas les familles complices,

– en épargnant les consommateurs qui alimentent le système.

Pour lui, il faut assumer une culture de lutte : couper les avantages sociaux aux délinquants récidivistes, s’attaquer au blanchiment (commerces de façade, cash), responsabiliser les consommateurs et recentrer l’État sur ses missions régaliennes : sécurité, justice, ordre public.

Avec Nouvelle Énergie, David Lisnard trace une alternative :

moins d’étatisme, moins de centralisme, moins de bureaucratie, plus de liberté locale, de prospérité, de responsabilité et de fermeté face à ceux qui nuisent au pays.

David Lisnard sur CNEWS : « La politique, ce sont des flux. Il faut créer une autre altérité et libérer les forces créatrices du pays. »

Invité de Face à l’info sur CNEWS, mardi 18 novembre, David Lisnard a rappelé avec force la nécessité d’un projet clair, cohérent et assumé, capable de répondre à la crise politique française. Face à une vie publique fragmentée et à un paysage bloqué, il a réaffirmé la vocation de Nouvelle Énergie : proposer une offre libérale, sécuritaire et éducative, centrée sur la responsabilité, l’efficacité publique et la liberté de créer.

le 18 novembre 2025
CNEWS DL CK

Pour David Lisnard, la droite doit se donner les moyens d’être au second tour. Cela passe par un processus de sélection transparent et ouvert, permettant de comparer projets et personnalités sans arrangement d’appareil :

« Je ne suis pas un fétichiste de la primaire. Mais aujourd’hui, personne ne peut atteindre le second tour sans une cristallisation. Il faut une compétition, un projet clair, pas un accord entre notables. »

Il rappelle que Nouvelle Énergie porte une ligne constante :

– libérer l’économie,

– restaurer l’autorité de l’État et la sécurité,

– reconstruire l’école,

– moderniser l’organisation publique,

– redonner des marges aux forces productives.

Un projet de rupture avec le social-étatisme qui imprègne aujourd’hui tous les blocs politiques :

« La politique, ce sont des flux. Si on est constant, si on explique comment on baisse la dépense, comment on relance une économie prospère, on peut créer une autre altérité que celle qui nous enferme aujourd’hui. Il faut libérer les forces créatrices du pays. »

Pour Lisnard, l’offre politique actuelle ne répond plus à la demande du pays réel. Nouvelle Énergie se construit précisément pour y répondre : lucide, responsable, concrète, tournée vers le comment plutôt que les postures.

David Lisnard alerte sur l’explosion des normes, la crise sociale et le narcotrafic : « La démocratie ne doit pas être l’impuissance »

Invité ce mardi 18 novembre de Face à Face sur RMC et BFMTV, David Lisnard a livré une analyse directe de la situation du pays. Il a appelé à restaurer l’efficacité de l’État, à laisser agir les maires sur le terrain et à sortir de ce qu’il décrit comme une logique d’impuissance publique.

Logement le 18 novembre 2025
ADM

Narcotrafic : un phénomène qui touche désormais tout le territoire

David Lisnard rappelle que le narcotrafic ne concerne plus seulement les grandes villes.

« Dans des villages où j’allais enfant, il y a désormais des points de deal. »

Il souligne que près de 250 000 personnes vivent du trafic, presque autant que l’ensemble des policiers et gendarmes du pays. Il appelle à l’application ferme des lois et à la responsabilisation des familles lorsque les mineurs sont impliqués.

Logement : une crise sociale majeure

Pour David Lisnard, la France fait face à « la plus grande crise sociale ».

Il rappelle que l’AMF alertait déjà en 2017 et cite les projections inquiétantes : fermeture possible de 5 000 écoles dans les prochaines années et besoin d’ouvrir 500 EHPAD en raison du vieillissement de la population. L’effondrement de la construction neuve accentue encore la situation.

Finances publiques : un État « drogué à la dépense »

Il dénonce la logique gouvernementale qui présente comme un effort ce qui est, selon lui, un prélèvement supplémentaire.

« Ce ne sont pas des économies. L’État prend toujours plus sur les ménages, sur les entreprises et sur les collectivités. »

Il rappelle que les intérêts de la dette représentent désormais six fois le budget de la Justice.

Un projet libéral, sécuritaire et éducatif

David Lisnard assume porter un projet combinant liberté économique, ordre public et exigence éducative.

« Beaucoup de Français sont libéraux sans le savoir, parce qu’ils veulent simplement que l’effort et le mérite soient récompensés. »

Il défend un salaire net qui augmente par le travail, une école qui protège les enfants des idéologies et un environnement public où chacun puisse se déplacer en sécurité.

David Lisnard : « Les maires ne doivent pas être la variable d’ajustement du désordre national »

À la veille du congrès des maires, qui se tient du 18 au 20 novembre à Paris, David Lisnard, le président de l’Association des maires de France et maire de Cannes, dénonce les ponctions budgétaires sur les collectivités locales du projet de loi de finances (PLF) pour 2026. S’il appelle à un nouvel acte de décentralisation, il doute de la capacité du gouvernement à aboutir. Un entretien à retrouver dans la Gazette des communes.

le 17 novembre 2025
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L’exécutif prévoit 4,6 milliards d’euros d’efforts pour les collectivités locales. Est-ce soutenable ?

David Lisnard : J’ai l’impression de revivre la même scène, comme dans le film avec Bill Murray « Un jour sans fin ». Chaque année, on nous parle d’un « effort ». Mais ce n’est pas une contribution au redressement des comptes publics. Ces économies sont en réalité de nouveaux prélèvements pour financer un État qui ne se réforme pas.

Pour 2026, André Laignel, président du Comité des finances locales et premier vice-président délégué de l’Association des maires de France (AMF), a déjà documenté, au minimum, 7,5 milliards d’euros de ponction sur les collectivités locales. Si ces milliards servaient vraiment à soigner les finances de l’État, on pourrait accepter de souffrir. Mais, depuis la fin du Moyen Âge, nous savons que les saignées n’ont jamais guéri personne. En parallèle, on continue de nous imposer des dépenses supplémentaires pour lesquelles un moratoire est indispensable.

La Cour des comptes souligne pourtant que les communes et les intercommunalités ont une trésorerie importante, et réclame une participation « pour 2026, mais aussi les années suivantes ». N’est-ce pas normal d’être solidaire du redressement des finances publiques ?

C’est une approche technocratique. S’obstiner à ne pas réformer l’appareil public et à prélever plus est une folie, puisqu’on répète les causes dont on déplore les effets. L’État n’ira pas mieux quand les communes iront mal. Ces chiffres sont un trompe-l’œil car il s’agit d’une épargne de précaution, comme celle des entreprises dans la période de croissance atone que nous connaissons.

Les communes ont de la trésorerie parce qu’elles autofinancent leurs investissements, faute, pour la plupart, d’accéder aux marchés financiers et aux crédits bancaires. Ce n’est pas de l’épargne dormante, c’est de la capacité d’autofinancement pour assurer, en fin de mandat, les projets déjà lancés. Et cette capacité d’autofinancement baisse fortement, ce qui est nouveau pour les communes et devrait nous alerter : plus de 10 % en moins pour le bloc communal.

Le « Dilico » n’est-il pas un moindre mal, puisqu’il garantit un reversement par l’État ?

Nous avions alerté, l’année dernière, sur le fait que l’on ne nous rembourserait pas les sommes prélevées. C’est ce qui se produit. Les conditions techniques du Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités territoriales « Dilico 2 » (Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités territoriales) sont telles que, dans la plupart des cas, ce remboursement ne se fera pas et, même s’il devait avoir lieu, il manquerait 20 % des montants. Normalement, lorsque vous empruntez de l’argent, vous payez des intérêts. Là, c’est l’emprunteur, l’État, qui prend des intérêts.

Une étude de l’Institut des politiques publiques pointe des « effets de saupoudrage » et questionne l’impact, sur l’économie, de la réduction des impôts de production en 2021. Faut-il poursuivre leur baisse ?

La France reste l’un des pays où ils sont les plus élevés : près de 80 milliards d’euros, contre 25 milliards en Allemagne. Si nous voulons des industries, de l’emploi et du pouvoir d’achat, il faut restaurer la compétitivité industrielle, donc, les diminuer.

Actuellement, cela ne fonctionne pas puisque, en parallèle, l’impôt sur les sociétés a été relevé, la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) n’a pas été supprimée et la valeur du foncier, donc la cotisation foncière des entreprises (CFE), a augmenté. Par ailleurs, pour qu’il y ait des industries, il faut de la formation, des investisseurs et du foncier. Or, avec le zéro artificialisation nette (ZAN), vous ne pouvez quasiment plus, en tant que maire, affecter de terrain.

Enfin, il faut maintenir le lien fiscal entre la collectivité et les entreprises, pour qu’il y ait de la compétition entre collectivités car, lorsqu’une commune ou son intercommunalité ne perçoit plus directement une part des impôts liés à l’activité économique, elle perd l’incitation à les accueillir.

L’Institut de l’économie pour le climat note une baisse des investissements publics et privés pour la transition écologique pour la première fois en 2024. Les territoires ont-ils encore les moyens de financer la planification écologique ?

Lorsque l’État ponctionne les budgets des collectivités, comme les entreprises et les particuliers, il réduit mécaniquement leurs investissements, y compris pour la transition écologique. Et, en matière de planification écologique, il n’y a pas de trajectoire globale : les textes prévoient un ensemble de mesures, parfois contradictoires, comme l’illustrent les objectifs « ZAN » et les obligations de construction de logements.

Il en ressort des montants d’investissements extravagants. Ensuite, on dit : « Vous n’atteignez pas les objectifs. » Fixons des priorités, par un débat démocratique sincère, avec une majorité. Selon moi, l’urgence consiste à décarboner l’énergie, à protéger la biodiversité et à lutter contre les particules fines.

Le PLF ne prévoit quasiment aucune suppression d’agences d’État. Est-ce une occasion manquée ?

Oui, indéniablement. Cela fait des années que ce sont des occasions manquées. Les Français payent plus d’impôts pour moins de services publics. Aujourd’hui, tout le monde reconnaît que c’est un problème, mais rien ne change. Ce décalage dévalorise, une fois de plus, la parole publique, alors que nous subissons une crise de l’efficacité des politiques publiques.

Selon Boris Ravignon, aucune mesure de son rapport sur le « Coût des normes et l’enchevêtrement des compétences entre l’Etat et les collectivités » n’est encore appliquée. Pourquoi la simplification administrative échoue-t-elle toujours ?

Parce qu’il faut une légitimité politique et une volonté. Or aujourd’hui nous sommes dirigés par des « complicateurs ». Il faut des règles simples, avec des mécanismes de contrôles a posteriori, et sanctionner ceux qui ne les respectent pas. La liberté, c’est plus efficace que la contrainte.

Si la copie budgétaire du gouvernement ne s’améliore pas, soutiendrez-vous une motion de censure ?

Je ne peux pas répondre au nom de l’AMF, mais à titre personnel, je trouve que le mantra de la stabilité est devenu un prétexte pour préserver des postes. Au nom de la stabilité du Gouvernement, on crée de l’instabilité fiscale et sociale. Car quand une réforme est jugée indispensable, on ne l’abandonne pas au gré des circonstances politiques.

Faut-il un nouvel acte de décentralisation, comme l’a promis Sébastien Lecornu « avant les élections municipales » ? Y croyez-vous ?

Oui. L’AMF promeut les libertés locales et la responsabilité, c’est son objet. Pour cela, il faut garantir d’abord quelques principes : libre administration réelle, autonomie financière et fiscale, subsidiarité ascendante. Nous faisons des propositions en ce sens. Mais l’absence de majorité parlementaire, la réalité budgétaire actuelle et l’échéance électorale des municipales rendent incertaine l’adoption d’une telle réforme.

Aussi, et avant même toute nouvelle loi, transférons aux collectivités le pouvoir réglementaire d’application des lois, sauf dans les domaines régaliens. Cela redonnerait de l’oxygène à notre démocratie.

Comment restaurer l’attractivité de la fonction publique territoriale sans hausse du point d’indice et leviers salariaux ?

Les collectivités disposent encore de quelques leviers : avancements, primes, accompagnement individuel… Mais, plus largement, à titre personnel, je pense qu’il faudra poser le débat du statut, rendre les parcours en collectivité plus fluides et évolutifs. Le statut ne doit pas être un tabou : l’important est de garantir la stabilité sans figer les carrières et de permettre l’attractivité des métiers du service public.

Vous plaidez pour moins de fonctionnaires, mieux payés, dans l’État. Cela vaut-il aussi pour les collectivités ?

Chaque collectivité doit décider selon ses besoins. À Cannes, j’ai réduit les effectifs de 12 % à périmètre constant, sans dégrader le service. Parfois, il faut recruter. Le plus important est d’associer les habitants aux choix budgétaires : qu’ils comprennent pour quoi ils paient.

Au niveau national, la France compte davantage d’agents publics que l’Allemagne, sans être mieux administrée. L’excès de bureaucratie capte les ressources : 34 % des agents sont en fonction « administrante », contre 24 % en Allemagne. Si on veut mieux payer les agents de terrain, il faut réduire la bureaucratie.

Vous dénoncez la hausse des cotisations « employeur » à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL). Que proposez-vous comme alternative ?

C’est un scandale ! Plus treize points en cinq ans… Nous sommes les seuls employeurs de France à subir une hausse des cotisations. Elle augmente mécaniquement notre masse salariale, ce qui est ensuite reproché aux collectivités.

Par ailleurs, l’État nous doit plus de 100 milliards d’euros, si l’on cumule les transferts opérés depuis cinquante ans. Encore cette année, la CNRACL est prélevée pour compenser d’autres régimes déficitaires. Il y a aussi un effet démographique. Les agents transférés après les lois de décentralisation partent à la retraite, alors que les recrutements stagnent et que la part de contractuels augmente. À terme, il faudra, sans doute, une caisse unifiée couvrant tous les statuts.

L’AMF lance une campagne nationale sur l’engagement pour les élections municipales. Craignez-vous une crise des vocations ?

Les démissions de maires explosent : quatre fois plus qu’il y a vingt ans. Mais s’agissant d’une crise des vocations, on verra au mois de mars. Pour l’instant, ce n’est pas ce que nous observons. La France conserve une force civique, avec un million de candidats pour 500 000 sièges au précédent scrutin.

En cas de législatives anticipées, les élections prévues les 15 et 22 mars pourraient-elles être décalées ?

Ce serait une erreur. Depuis le 1er septembre, nous sommes dans le calendrier officiel des comptes de campagne. Décaler la date créerait un chaos juridique et administratif. Les maires ne doivent pas être la variable d’ajustement du désordre national. Nous avons été les piliers de stabilité pendant toutes les crises : Covid, « gilets jaunes », inflation, émeutes. Il faut respecter les temps démocratiques.

Le nouveau statut de l’élu local va-t-il changer les choses ? Le report de l’examen en décembre représente-t-il un problème ?

On n’est plus à un mois près. C’est une avancée importante et nécessaire. Il facilitera la conciliation entre mandat et vie professionnelle, les congés parentaux ou la poursuite d’études. Mais cela ne réglera pas le cœur du problème que nous avons évoqué : le manque de liberté d’action. Il faut remplacer la bureaucratie par la démocratie.

« L’État est drogué à la dépense publique »

Invité de Bonjour chez vous ! sur Public Sénat ce lundi 17 novembre, David Lisnard a dressé un constat sans détour de l’état du pays : effondrement de l’État régalien, explosion du narcotrafic, bureaucratie paralysante et recentralisation fiscale qui étouffe les communes.

le 17 novembre 2025
PUBLIC SENAT

Face à la violence et à l’explosion du narcotrafic, il met en garde contre une dérive historique : « Les mafias naissent toujours quand l’État s’effondre. » Pour lui, la puissance publique n’assume plus son rôle essentiel de protection, laissant prospérer l’insécurité et les réseaux criminels.

David Lisnard dénonce également un système administratif devenu ingérable : procédures interminables, normes proliférantes, recentralisation constante. « On recherche désormais ce qui est autorisé, et non plus ce qui est interdit », affirme-t-il, appelant à un retour à la confiance, à la subsidiarité et à la liberté locale.

Sur les finances publiques, il décrit un État « drogué à la dépense », incapable de se réformer et multipliant les ponctions : « Il va chercher partout, comme quelqu’un en manque. » Pour lui, la seule voie est une rupture avec quarante ans de social-étatisme et la mise en place d’un État performant, recentré sur ses missions essentielles.

Il confirme enfin travailler, avec Nouvelle Énergie, à une alternative politique assumée pour 2027 : un projet fondé sur la liberté économique, l’autorité régalienne, la reconstruction éducative et la libération des forces de production. « Je veux remettre le pays au niveau du XXIᵉ siècle. »

Avec Nouvelle Énergie, David Lisnard entend redonner souffle, sécurité et liberté à la nation.

Sur LCI, David Lisnard plaide pour un « État-performance »

Invité de Margot Haddad sur LCI ce dimanche 16 novembre, à la veille du 107ᵉ congrès des maires de France, David Lisnard a dénoncé l’autosatisfaction du pouvoir face au dérapage des comptes publics, rappelé l’urgence de libérer l’économie française « de tous les carcans fiscaux, administratifs et sociaux qui nous plombent » et défendu le rôle central des maires dans la cohésion du pays.

le 17 novembre 2025
DL LCI HADDAD

À J-1 du congrès des maires, David Lisnard a d’emblée refusé le discours rassurant du gouvernement sur le déficit public. Face aux justifications d’« ajustements » budgétaires, le président de l’Association des maires de France a dénoncé « l’autosatisfaction de ces gens qui nous dirigent depuis des années, qui n’atteignent jamais les objectifs », alors même que la France bat des records de dépenses publiques, de prélèvements obligatoires et de dette.

Pour lui, nous arrivons au dernier soubresaut d’un conformisme technocratique : trop d’impôts tuent l’impôt, découragent le travail, alimentent le travail clandestin, font fuir les talents et nourrissent la spirale du déclassement. La suppression de la réforme des retraites, présentée hier comme la « mère des réformes », en est un symbole. « On plante les jeunes pour flatter le court terme. »

Face à la fin du vieux modèle d’État-providence, fondé sur une forte natalité, une immigration de travail maîtrisée et des gains de productivité élevés, David Lisnard assume une rupture : « Il faut remplacer l’État-providence par un État-performance. » Cela passe par une baisse massive de la dépense publique, une débureaucratisation profonde et une stratégie claire : moins de normes, moins d’agences et d’organismes, plus de moyens et de simplicité pour ceux qui produisent et pour les services publics de terrain.

Sur le terrain, ce sont justement les maires qui encaissent les conséquences très concrètes de ces choix nationaux : crise du logement, explosion des normes, insécurité. Lisnard rappelle que la sécurité est d’abord une mission régalienne, mais que les élus locaux se retrouvent « urgentistes de la République » : gestion des intempéries, de l’inflation, des crises sociales, des flux migratoires, des violences du quotidien. À cela s’ajoutent deux menaces qui avancent souvent ensemble : narcotrafic et séparatisme islamiste, avec des risques de corruption et d’entrisme jusque dans les conseils municipaux.

Pour le président de Nouvelle Énergie, la réponse tient en trois axes : liberté, ordre et éducation. Liberté économique, en libérant l’initiative de la sur-fiscalité et de l’hyper-réglementation ; ordre juste, en retrouvant une justice efficace et des sanctions réellement appliquées ; école forte, pour offrir à chaque enfant, et d’abord aux plus modestes, une instruction de qualité, affranchie des idéologies qui fragilisent l’universalisme républicain.

Enfin, David Lisnard a rappelé qu’aucune amélioration durable ne pourra venir d’un simple « compromis » budgétaire de plus. Il a redit son souhait d’une clarification démocratique, avec une nouvelle séquence présidentielle et législative, et l’organisation d’une grande primaire ouverte à droite pour faire émerger un projet « libéral, sécuritaire et éducatif » crédible face aux extrêmes comme au technocratisme macroniste.

Avec Nouvelle Énergie, il trace ainsi une ligne claire : sortir la France de l’étatisme et de l’interventionnisme qui dominent de LFI au RN, pour redonner au pays les conditions de sa prospérité, de sa sécurité et de sa dignité.