Robert Ménard, David Lisnard…la rencontre des affranchis

Deux maires, deux tempéraments, deux villes, mais une même obsession : parler au réel. Valeurs actuelles a réuni Robert Ménard et David Lisnard pour une discussion dense et sans filtre sur les raisons de leurs succès, la défiance envers les appareils partisans, le retour du besoin d’enracinement et l’avenir de la droite à un an de l’élection présidentielle.

le 26 mars 2026
VA DL RM

Valeurs actuelles. David Lisnard, vous avez été réélu à 81 % des voix à Cannes ; 65,6 % pour vous, Robert Ménard, à Béziers. Quelle est la recette magique ?

David Lisnard. Il n’y a pas de recette. Ou plutôt, s’il y en a une, elle tient au travail. Nous travaillons beaucoup. Nous rendons des comptes toute l’année. Nos habitants ne nous découvrent pas au moment des élections. Nous sommes les mêmes quand nous sommes candidats et quand nous ne le sommes pas. Et nous ne sommes pas des marchands de fantasmes. Nous sommes dans la réalité. Nos victoires sont celles du réalisme.

​Robert Ménard. On ne triche pas avec les gens. On les aime, tout simplement. On parle à leur cœur sans les enfumer. Je suis dans une ville pauvre. Je crois que Cannes l’est aussi, contrairement aux apparences…

​D. L. Nous avons effectivement un taux de pauvreté deux fois plus élevé qu’à Paris…

​R. M. Exactement. Face à cela, on ne va pas expliquer aux gens qu’en tant que maire, on va les sortir de la pauvreté d’un claquement de doigts. Ce serait faux. Et ils le savent pertinemment. La politique se meurt des promesses non tenues. Je les entends, tous, à longueur de plateaux télévisés : ils promettent tout à tout le monde, tout le temps. C’est insupportable !

Les gens ne demandent pas qu’on leur raconte des craques. Ils veulent du concret. Je peux vous dire que, dans la rue, personne ne me parle de “démocratie participative”, d’union des droites ou de je ne sais quelle révolution idéologique. Mais de l’insécurité. Du ramassage des déchets. De la propreté des rues. Soit vous avez un bilan et des réponses réelles à apporter à ces problématiques du quotidien, soit vous êtes balayé dans les urnes.

​Quel regard portez-vous l’un sur l’autre ?

D. L. J’ai beaucoup d’admiration pour Robert. Il a une singularité dans le paysage politique français. Et dans une démocratie qui souffre moins d’un déficit de représentation que d’un déficit d’exécution et de sincérité, il apporte beaucoup. J’ai toujours considéré Robert comme un personnage atypique, à la fois habile et authentique. Et c’est cela qui est le plus difficile : être habile sans être artificiel, être authentique sans être naïf. Nous échangeons régulièrement loin des micros. Nous avons des affinités.

Il a cette capacité incroyable à trouver la formule percutante tout en restant ancré dans ce que vivent les Français. Ce ne sont pas des éléments de langage. Je ne les supporte plus, pour tout vous dire. Si nous gagnons avec autant d’écart, si nous faisons voler en éclats les logiques partisanes dans nos communes, c’est peut-être parce qu’il y a un alignement entre ce que l’on dit, ce que l’on fait et ce que l’on est.

​R. M. Absolument. Je parle assez peu aux responsables politiques. Neuf fois sur dix, je n’ai rien à leur raconter. Avec David, c’est différent. On se comprend. Mais puisqu’il a été gentil, je peux bien lui trouver des défauts. Tu es trop compliqué, David, je te l’ai déjà dit. Il faut savoir aller à l’essentiel.

Notamment sur le terrain économique. Tu es libéral – et ce mot est malheureux, parce qu’il est aujourd’hui très mal connoté. On peut être libéral sans se désintéresser des plus pauvres. Mais il faut savoir l’expliquer. C’est là que tu pèches parfois. Et il y a un deuxième défaut : tu restes empêtré dans les combines et les renoncements des Républicains…

​D. L. Je te pardonne d’être parfois victime d’un prêt-à-penser politico-médiatique quand tu utilises des mots comme “libéral” ou “ultralibéral”. Les vraies gens, comme tu le dis souvent, se moquent complètement de ces catégories. À Cannes, les quartiers populaires ont voté pour moi à plus de 80 %. Ce sont les mêmes quartiers qui votaient jadis communiste ou très à gauche. Quand je leur parle de retraite par capitalisation, par exemple, ils comprennent. Ils se disent : enfin, je vais devenir propriétaire du fruit de mon travail.

C’est cela, la liberté. Et je me sens de cette même liberté à propos de LR. À tel point que, contrairement à toi, je n’ai fait allégeance à personne pour la présidentielle. Tu as dit que tu voterais pour Bruno Retailleau ? Je suis tellement libre que je me soutiens moi-même…

​R. M. Tu es d’une mauvaise foi absolue. Je n’ai pas dit cela comme ça. J’ai simplement dit qu’aujourd’hui, si je devais voter pour quelqu’un, ce serait lui. Ce n’est pas la même chose. Et surtout, ne prends pas mal ce que je dis : je ne suis pas en train de t’accuser d’être aligné sur LR. Tu les bouscules suffisamment. Mais tu restes malgré tout prisonnier d’un écosystème. Qu’est-ce que tu fais encore chez eux, franchement ?

​D. L. Ce que j’y fais ? J’y défends les mêmes convictions depuis des années. Je suis profondément attaché à la liberté économique, à l’ordre, à l’unité de la nation par l’éducation. Mais ta question est légitime. Lorsqu’on voit à quel point ce mouvement peut se fourvoyer, on se demande parfois si l’on ne prêche pas dans le désert…

Emmanuel Macron représente la dernière expression du vieux monde : beaucoup de technocratie, beaucoup de marketing. Il a gagné légitimement au niveau national, mais localement cela ne correspondait à rien. Il y a un besoin d’enracinement

​L’étiquette politique condamne-t-elle aujourd’hui à l’échec ?

R. M. En 2027, on ne gagnera qu’en contournant les partis. À droite, les mouvements sont souvent le premier obstacle à l’émergence d’une personnalité crédible, capable de porter les idées majoritaires du pays.

​D. L. Les grands partis, qui ressemblent davantage à des syndicats d’intérêts, sont devenus des handicaps. Mais pour gagner, Robert, il faut bien une organisation, une colonne vertébrale doctrinale, une capacité à repérer des talents, à fédérer des vocations. C’est pour cela que j’ai créé Nouvelle Énergie.

​On assiste au niveau national à un émiettement, une décomposition de la vie politique à laquelle, tous les deux, vous semblez échapper. Jusqu’où cela peut-il mener le pays ?

D. L. Jusqu’à la violence. Elle est déjà là. Et elle peut devenir beaucoup plus généralisée.

​R. M. J’ai toujours peur des grands mots. Les troubles sont là, mais la France survivra. Il y a une irresponsabilité de la part de certains politiques qui tiennent des discours apocalyptiques. Quand j’entendais Éric Zemmour pendant la campagne présidentielle, je me disais : si tout est foutu, à quoi bon ?

On a besoin de vérité, mais aussi d’horizons. Ce n’est pas le pays qui est affaibli, mais la classe politique. Le pays réel regorge de gens formidables, intelligents, engagés, courageux, qui trouvent des solutions dans leur métier, dans leur activité, dans leur vie. Notre classe politique, elle, est médiocre.

​Quelle est la leçon des élections municipales ?

D. L. Là où il y a encore une communauté locale forte et un projet solide, le délitement peut être retardé. On ne regarde que la carte des grandes villes, mais il y a partout en France des communes où cela fonctionne, où des listes locales travaillent, où il y a parfois des consensus avant même l’élection. Tout n’est pas foutu. Il y a près de 900 000 Français qui ont été candidats aux municipales. C’est unique dans le monde. Et 80 % des mandats municipaux sont bénévoles. Cela dit beaucoup d’un pays plus civique, plus inventif, plus altruiste qu’on ne le croit.

La France réelle, je la vois tous les jours : elle est plus belle qu’on ne le dit. Nous devons sortir des grilles de lecture parisiennes. On regarde les grandes villes et on y voit un système qui ne sait plus très bien s’il relève du local ou du national. Depuis la fin du cumul des mandats, les partis sont devenus extrêmement déconnectés des réalités locales. Quand il y avait encore des députés-maires, des sénateurs-maires, ces “barons” locaux remontaient le terrain à Paris. Ils alertaient. Aujourd’hui, ce lien s’est largement rompu.

​R. M. Moi, je ne pourrais pas être député-maire. Je ferais mal les deux. C’est aussi simple que ça. Mais je te rejoins : le tissu communal est une richesse immense. Il y a 35 000 communes. L’idée de toujours vouloir les regrouper, les fusionner, équivaut à enlever quelque chose aux gens. Le sentiment d’appartenance se trouve dans la commune. Pas dans le département, pas dans des structures abstraites.

Le reflux du macronisme localement montre-t-il ce besoin d’un retour de l’ancrage, du terroir, du pays réel ?

R. M. Encore faut-il que le macronisme ait existé localement. Je ne sais même pas ce que c’est, un “parti macroniste” sur le terrain…

​D. L. Emmanuel Macron représente la dernière expression du vieux monde : beaucoup de technocratie, beaucoup de marketing. Il a gagné légitimement au niveau national, mais localement cela ne correspondait à rien. Il y a un besoin d’enracinement.

LR n’arrive pas à tendre la main franchement parce que ce parti a honte d’être de droite. Il montre patte blanche à la gauche. Il passe son temps à s’excuser d’exister.

Comment analysez-vous les bons résultats obtenus par la gauche et cette incapacité du PS ou des écologistes à couper le cordon avec Jean-Luc Mélenchon ? Sa diabolisation récente ne semble pas porter ses fruits…

D. L. La gauche avait déjà trahi le peuple avec Mitterrand. Aujourd’hui, elle trahit jusqu’à ses propres principes, notamment l’universalisme républicain. L’entrisme des Frères musulmans dans les institutions, je peux vous assurer que ce n’est pas un fantasme. Même chose avec divers lobbys faussement progressistes. Cette alliance entre wokisme et islamisme est en train d’aspirer toute la gauche dans un trou noir.

​R. M. La gauche trahira toujours ses grands principes moraux si cela lui permet de sauver sa peau. On l’a vu dans les grandes villes, on le reverra encore demain. Elle trouvera toujours un moyen de s’arranger avec Mélenchon.

​D. L. Mais Mélenchon n’a pas besoin de nous pour être diabolisé. Il s’est diabolisé tout seul. Il faut mesurer la portée de ce qu’on a entendu ces dernières semaines : les jeux de mots, les sous-entendus, les références. Si un responsable de droite avait tenu des propos comparables, il aurait été voué aux gémonies. C’est délirant, du jamais-vu depuis l’Occupation.

​Le rejet de LFI suffit-il, à lui seul, à justifier des accords tactiques plus larges, y compris avec le RN ? On s’étonne des pudeurs de la droite…

D. L. Les consignes des partis politiques n’ont aucune prise sur les municipales. Pour ma part, pour revenir au fond du problème, face à une menace d’extrême gauche, face à une menace islamiste, wokiste, j’irai avec ceux qui sont en face, y compris le RN et toutes les forces démocratiques. Il n’y a pas d’ambiguïté là-dessus.

Mais le vrai sujet reste la présidentielle. Nous vivons dans un nouvel environnement mondial. Nous sommes à la fin de plusieurs cycles : la fin du macronisme, la fin de l’État-providence tel qu’on l’a connu, et même, d’une certaine manière, la fin d’un très long cycle occidental.

​Beaucoup de partis vivent malheureusement encore dans une pensée morte, une pensée nostalgique, comme si l’on allait revenir aux Trente Glorieuses, alors que la situation impose un changement d’approche totale. Quelle est la position du RN face à la Russie ? Je les trouve plus proches de LFI que de moi. C’est certainement présomptueux, mais je souhaite pouvoir faire gagner une droite indépendante du macronisme comme du RN, RN que je viens, d’ailleurs, d’affronter victorieusement aux municipales.

​R. M. Sois honnête, David : LR n’arrive pas à tendre la main franchement parce que ce parti a honte d’être de droite. Il montre patte blanche à la gauche. Il passe son temps à s’excuser d’exister. Quand je suis arrivé à Béziers, si tu osais dire qu’il pouvait y avoir un lien entre immigration et délinquance, on te traitait de fasciste. Y compris à droite !

​D. L. Les choses évoluent malgré tout…

​R. M. Certes, mais parce qu’ils sont contraints d’évoluer, parce qu’ils ont compris qu’ils ne peuvent plus tailler des croupières au RN sans parler d’immigration, de sécurité, d’autorité. Mais ils le font sans y croire tout à fait. Et les gens sentent cela. Il manque à la droite une personnalité capable de donner de l’envie, du souffle, une perspective claire.

​Aujourd’hui, la droite n’a-t-elle pas de chef ?

R. M. Non. Il n’y en a pas. Personne ne s’impose.

​D. L. C’est bien pour cela que je propose la méthode d’une primaire pour désigner une candidature pour 2027 !

Il nous faut une force, donc un leader, avant même de parler de victoire. Ce leader ne peut sortir que d’une confrontation démocratique. Et pour qu’elle soit légitime, il faut précisément qu’elle soit la plus large possible.

Sarah Knafo, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Robert Ménard, David Lisnard… ces personnalités composent-elles une forme de famille ?

R. M. Oui, à condition qu’il y ait un chef de famille. Quelqu’un qui dise : c’est comme ça et pas autrement. Quelqu’un qui tranche, qui fixe un cap, qui impose une ligne. Sur les questions économiques et internationales, les écarts sont immenses. Ce ne sont pas de simples différences qui nous divisent, mais des précipices.

​D. L. On peut – et on doit – discuter avec tout le monde. Sarah Knafo a mené une campagne intelligente, habile, à Paris. Mais je te rejoins, Robert : il n’y a pas de leader naturel. Dans ce cas, la seule façon de faire émerger un chef, c’est la démocratie. Je plaide depuis des années pour une compétition ouverte. Pas un dîner entre notables. Une vraie compétition sur quatre ou cinq grands objectifs : rétablir l’ordre, maîtriser l’immigration, relancer la prospérité, refaire un État plus efficace.

Contrairement à ce qu’on peut penser, l’union ne crée pas la force. La force crée l’union. Valérie Pécresse avait, sur le papier, une très large union derrière elle en 2022. Regardez le résultat. Il nous faut une force, donc un leader, avant même de parler de victoire. Ce leader ne peut sortir que d’une confrontation démocratique. Et pour qu’elle soit légitime, il faut précisément qu’elle soit la plus large possible.

Si Gabriel Attal se pense de droite, qu’il vienne ! Il sera jugé par les électeurs. Gérald Darmanin, Éric Zemmour, Sarah Knafo sont les bienvenus. Même une personnalité comme Nicolas Dupont-Aignan doit pouvoir s’exprimer, il représente un segment électoral, des électeurs qu’on aurait tort de mépriser.

Il faut un quart de finale avant la demi-finale, le premier tour de l’élection présidentielle. Sinon, c’est l’assurance de se retrouver en 2027 avec soit un énième technocrate qui appliquera les mêmes méthodes dépassées que ses prédécesseurs, soit un duel RN-Mélenchon dont la France ne se relèvera pas.

​R. M. Franchement, je n’y crois pas une seconde à ton histoire de primaire. Tu vois Édouard Philippe se ranger derrière Sarah Knafo ? Tu les vois, tous, se mettre d’accord sur une primaire ? Même sur les conditions d’accès, ils en sont incapables ! Celui qui s’imposera le fera à partir du peuple, en se faisant entendre dans le débat public, en trouvant une voix singulière.

Emmanuel Macron, quoi qu’on pense de lui – et je n’ai jamais voté pour lui – a compris cela à un moment donné. Il a contourné les appareils. Aujourd’hui, si quelqu’un veut émerger, ce ne sera ni par des accords entre partis ni par une mécanique d’appareil. Ce sera en imposant une voix.

​D. L. OK, Robert, mais que proposes-tu ?

​Si l’on suit votre logique, Monsieur Ménard, Éric Zemmour aurait dû s’imposer…

R. M. Précisément : son idée de départ était juste et le système a tremblé. Mais il est retombé dans ses travers et il a été sanctionné. On ne peut pas diriger une ville, encore moins un pays, si l’on n’aime pas profondément les gens. Il a des qualités, bien sûr, mais pas celle-là.

​Cette élection municipale donne-t-elle une indication sur ce que sera la présidentielle ?

R. M. Elle dit qu’on peut réduire à peu de chose le RN comme LFI si l’on trouve les mots pour parler aux gens. Regardez Sarah Knafo : elle n’est pas fondamentalement en désaccord avec Éric Zemmour, mais elle a autre chose dans le ton, dans la manière de se présenter, dans l’humour, dans le charisme. Et cela change tout.

La politique, ce n’est pas un programme. C’est une personne. C’est une incarnation. Les gens doivent avoir envie de vous écouter, de vous croire, de vous embrasser dans la rue. À Béziers, on ne me parle pas d’un programme de 200 pages que personne ne lit, soyons sérieux. Pour la première fois, la grande majorité des Français se rejoignent sur le constat et les solutions. Ce qui nous manque, ce n’est pas tant le diagnostic que la manière de parler au pays.

​D. L. Je serai un peu moins catégorique. Oui, la sincérité est absolument décisive. Oui, les Français sentent tout de suite si vous êtes vrai ou faux. Mais ils ne se contentent plus de l’incarnation. Ils demandent aussi le “comment”. Comment réduisez-vous l’immigration ? Comment rétablir l’ordre ? Comment remettez-vous le pays au travail et les comptes publics dans le vert ?

​R. M. S’il n’y a pas un élan derrière toi, tu peux avoir le meilleur programme, ça ne changera rien.

​D. L. On peut avoir les deux !

​R. M. Tu vois qu’on arrive à être d’accord. Je vais venir à Cannes, on va préparer la suite.

​D. L. Chiche !

Voir cet article sur le site de Valeurs Actuelles en cliquant ici.

« Ce qu’on veut, c’est une vraie rupture libérale » : pourquoi David Lisnard se « libère » de LR

Confortablement réélu, le maire de Cannes veut étendre son mouvement « Nouvelle Énergie » et faire entendre sa voix singulière à la présidentielle, dans une large primaire à droite. Un article de Jérôme Cordelier paru dans Le Point.

le 26 mars 2026
LE POINT 1

David Lisnard claque la porte de LR. « La décision n’est pas encore complètement prise, mais cela y ressemble, précise-t-on dans l’entourage du maire de Cannes. Pour être clair, disons qu’il se libère de LR. » Pourquoi tant de précautions sémantiques ? Parce que l’homme attend d’avoir une explication en tête-à-tête avec le président du parti Bruno Retailleau, avec lequel il partage des valeurs, et le souvenir du combat partagé lors de la présidentielle calamiteuse de François Fillon. Mais la logique de rupture est enclenchée.

Pour celles et ceux qui suivent le chemin de cet homme politique énergique, créatif, pragmatique, peu enclin aux petites manœuvres d’appareil, le choix est cohérent. On percevait bien depuis un certain temps que David Lisnard se sentait décalé, voire en porte-à-faux avec les LR – qui eux-mêmes ne savent pas toujours où ils habitent.

Lisnard restait encarté par loyauté, mais il y a bien longtemps qu’il s’est mis à son compte, en lançant son mouvement « Nouvelle Énergie », qui tisse sa toile en France, et vient aux dernières municipales de l’étendre encore plus, 250 maires s’en revendiquant, dont Guillaume Guérin à Limoges ou le maire du 17e arrondissement de Paris, Geoffroy Boulard. Nouvelle Énergie affiche aussi quelques belles prises de bastions historiques de la gauche, comme Limoges, Besançon ou Alençon.

Triomphe aux municipales à Cannes

Lui-même est en position de force, ayant été reconduit par 81 % des voix à la tête de sa ville de Cannes – face à une liste RN –, un score qui fait de lui le maire le mieux élu de France dans les villes de plus de 30 000 habitants. Président – réélu haut la main – de l’Association des maires de France, Lisnard circule partout dans le pays et bénéficie de remontées de terrain, qui sortent souvent des radars des états-majors politiques.

C’est peu dire que depuis longtemps, il ronge son frein. Il nous le disait en filigrane, juste après son élection municipale triomphale. « Une droite affirmée et indépendante peut être gagnante !, nous confiait David Lisnard. Il faut que nous nous libérions, y compris au sein de LR, de tout ce conformisme étatiste, collectiviste qui nous fait perdre depuis quarante ans. Une droite indépendante, libérale, sécuritaire, portée sur les questions éducatives et scientifiques peut redresser le pays. C’est ce que je veux proposer au pays avec mon mouvement Nouvelle énergie. »

Il dit encore : « La droite doit sortir du corner, sur le ring de boxe que représente la scène politique, ne pas rester dans un angle. Ce qui compte, c’est d’avoir des convictions et de les porter. Arrêtons de nous laisser enfermer dans l’étau mortifère Le Pen/Bardella – Mélenchon. Tous ces gens-là nous proposent de rafistoler un système qui a fait son temps. Aujourd’hui, on peut porter sur le terrain politique une espérance du XXIe siècle. »

Un challenger ouvert à la primaire

S’il quitte LR, c’est, précise son entourage, pour « une divergence de fond et de stratégie ». « Je ne me sens aucun point commun avec une fausse droite que l’on retrouve aussi bien à LR qu’au RN ou chez les macronistes, ces gens qui ont voté un budget fiscaliste, la fin de la réforme des retraites, nous disait-il après le premier tour. Nous, ce qu’on veut, c’est une vraie rupture libérale. » Lisnard trace son chemin, et cultive son projet à la faveur de rencontres avec les acteurs locaux.

« Je viens du monde de l’entreprise, pas de la haute fonction publique, souligne-t-il. Ma singularité, c’est d’apporter la voix du terrain – celle des commerçants, des artisans, des maires – dans le débat national ».

Candidat à la présidentielle – il l’avait annoncé juste avant les municipales pour ne pas prendre à contre-pied les électeurs –, challenger, David Lisnard s’est toujours montré favorable à une primaire la plus ouverte qui soit, comme il l’a répété au micro d’Apolline de Malherbe sur BFMTV en annonçant son retrait du parti. Ce que les champions de la droite, Bruno Retailleau le premier, n’entendent pas.

« Les données sont claires pour 2027 : on ne peut plus aller directement en demi-finale, nous disait-il déjà début mars. Il y a une multitude de candidatures prêtes à séduire l’électorat de la droite et du centre, et personne ne se détache. Il faut donc que nous organisions un quart de finale. Mettons sur le papier les grands objectifs, nos valeurs communes, et, après, se présente et vote qui veut. C’est pourquoi j’ai plaidé pour une large primaire, des centristes de l’UDI à Reconquête. »

La main tendue à Éric Ciotti

Selon lui, « ceux qui ne veulent pas venir prennent le risque de faire perdre leur camp et de faire gagner LFI ou le RN. Je porte ma voix dans le débat parce que je suis intimement persuadé qu’il faut créer une compétition pour comparer les projets, sélectionner puis rassembler les électeurs ; sinon, nous sortirons du jeu ».

Il pourrait se rapprocher d’Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice, qui a créé son propre parti, l’UDR, et auquel il tendait la main dès le soir du second tour des municipales. « J’appelle Éric Ciotti à rompre son accord “en même temps” avec le RN et à rejoindre la droite indépendante d’Emmanuel Macron et du RN que nous représentons avec “Nouvelle Énergie”. », lançait-il dans Le Point.

Les deux voisins azuréens travaillent ensemble au département des Alpes-Maritimes depuis 2008, et s’apprécient. « On s’entend bien, on a toujours plaisir à se voir, nous confiait David Lisnard. C’est un homme qui a beaucoup d’esprit, beaucoup d’humour et qui est bien plus bon vivant qu’on ne le pense. Éric Ciotti est un professionnel, un homme très intelligent qui peut être tranchant, dur, un esprit vif qui peut se laisser emporter par le conflit dans sa vie politique, alors que dans le privé il est beaucoup plus nuancé. Il ne faut jamais le sous-estimer, jamais, je l’ai toujours dit ». Comme David Lisnard.

Voir cet article sur le site du Point en cliquant ici.

Rupture, clarté, alternative

Invité d’Apolline de Malherbe sur BFM TV et RMC, David Lisnard a livré une intervention structurée, dense, et sans ambiguïté. Derrière les formules, un cap politique se dessine clairement : rompre avec les impasses actuelles pour reconstruire une offre crédible à droite.

le 26 mars 2026
BFM RMC

Le président de Nouvelle Énergie ne se contente plus d’un diagnostic. Il acte un basculement. Pour lui, le système politique tel qu’il fonctionne aujourd’hui est à bout de souffle. Les partis traditionnels, y compris Les Républicains, sont « démonétisés ». Les logiques d’appareil ont pris le pas sur les idées. Et l’écart entre les discours et les actes a fini par décrédibiliser durablement la parole publique.

Dans ce contexte, David Lisnard assume une ligne de rupture. Nouvelle Énergie, insiste-t-il, n’est pas un simple courant, mais un parti indépendant, appelé à s’affirmer pleinement dans les mois à venir. L’objectif est clair : porter une alternative qui ne repose ni sur des compromis internes ni sur des arrangements de circonstances, mais sur des principes assumés et une cohérence d’ensemble.

Cette volonté de clarification se traduit notamment par une proposition centrale : l’organisation d’une primaire ouverte à droite. Pour David Lisnard, la légitimité ne peut plus être décrétée en amont, dans des discussions fermées. Elle doit se construire dans une confrontation transparente des projets et des parcours. « Il faut un quart de finale avant », résume-t-il, pour souligner l’impossibilité, aujourd’hui, de prétendre rassembler sans avoir d’abord clarifié.

Cette primaire, selon lui, doit être large, ouverte, sans filtre préalable. Tous ceux qui se revendiquent de droite doivent pouvoir s’y présenter, à condition de s’engager sur les principes républicains. Une manière de remettre les électeurs au cœur du processus, et de sortir des logiques de désignation verticale qui ont montré leurs limites.

Mais l’entretien ne se limite pas à une réflexion institutionnelle. David Lisnard alerte également sur la dégradation du climat politique. Il évoque une montée des violences et des tensions, qu’il relie à une évolution du discours de certaines franges de l’extrême gauche. Selon lui, le glissement est profond : on ne débat plus avec des adversaires, on désigne des ennemis. Ce changement de registre nourrit, à ses yeux, une violence désormais tangible dans le pays.

Face à cela, il appelle à une réaction ferme, à la fois politique et judiciaire. Protéger les élus, condamner sans ambiguïté les dérives, et refuser toute banalisation de ces comportements. Pour David Lisnard, il ne s’agit pas seulement d’un enjeu de sécurité, mais d’un enjeu démocratique.

Au-delà de ces tensions, c’est l’ensemble du modèle français que le maire de Cannes remet en cause. Il critique frontalement un système qu’il qualifie de « social-étatiste », fondé sur une accumulation de normes, de dépenses et de contraintes. À ses yeux, ce modèle pénalise les actifs, fragilise les services publics et empêche toute dynamique de croissance.

L’exemple du choc pétrolier, évoqué durant l’entretien, illustre cette critique. Là où une réponse rapide et structurante serait nécessaire, David Lisnard dénonce une tendance à la procrastination et à la technocratie, symbolisée par la création d’un « observatoire » des prix. Une réponse qu’il juge déconnectée des réalités vécues par les Français.

Enfin, l’entretien marque une clarification personnelle. Interrogé sur son avenir au sein des Républicains, David Lisnard ne masque plus son éloignement. Absence de ligne claire, ambiguïtés stratégiques, fonctionnement interne contesté : les critiques sont précises et assumées. La rupture apparaît désormais inévitable.

Au-delà du cas de LR, c’est une recomposition plus large que David Lisnard appelle de ses vœux. Une droite indépendante, structurée, capable de parler au pays réel, de porter un projet de transformation et de répondre aux défis contemporains, qu’ils soient économiques, technologiques ou sociaux.

Dans un paysage politique fragmenté et instable, le maire de Cannes trace ainsi une perspective. Celle d’une offre politique qui assume de dire, de trancher et d’agir. Une ligne fidèle à l’ambition portée par Nouvelle Énergie : redonner du sens à l’action publique et de la crédibilité à la parole politique.

Un toit solaire au boulodrome pour alimenter le quartier

Sur le toit du boulodrome Troncy, la lumière du soleil va bientôt se transformer en énergie pour toute une partie du quartier. Un article paru dans Nice-Matin.

Cannes le 24 mars 2026
Boulodrome

Cet été, 540 panneaux photovoltaïques, soit 1 080 m², seront installés pour fournir l’électricité aux bâtiments publics de la place Roubaud, mais aussi aux écoles, crèches et gymnases alentour.

Les bâtiments fonctionneront ainsi en quasi-autonomie énergétique, réduisant les achats externes et générant des économies durables.

« Le boulodrome était là, il a un peu plus d’une quinzaine d’années. La toiture commençait à être en mauvais état, et il fallait la changer, dans les deux à trois ans à venir. On a donc choisi de développer le photovoltaïque pour qu’on soit davantage autonome », explique Thomas Onzon, directeur général des services techniques, pour justifier l’installation des panneaux solaires.

Parmi les bâtiments concernés, on compte les écoles Alexandre-Dumas, de la Verrie, Bocca-Centre, le gymnase des Mûriers et plusieurs crèches municipales.

Ranguin comme modèle

Un projet à 548 000 euros, avec un retour sur investissement estimé à 5 ou 6 ans.

« L’idée est de dimensionner les panneaux pour consommer toute l’énergie produite sur place et non la revendre à bas prix », rappelle Thomas Onzon.

Ce système d’autoconsommation collective n’est d’ailleurs pas une première pour La Bocca. À Ranguin, deux sites producteurs alimentent déjà huit bâtiments voisins.

En parallèle du déploiement du parking Roubaud, ces panneaux illustrent l’ambition de La Bocca de repenser son espace urbain et ses services publics.

Sous terre, les niveaux du parking s’ouvrent progressivement, et en surface, les bâtiments s’équipent pour produire et consommer localement.

À La Bocca, la transformation ne s’arrête désormais jamais : le quartier se réinvente, étage après étage et panneau après panneau.

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Le parking Roubaud au service du commerce

L’étage -1 vient d’ouvrir, ajoutant 75 places aux niveaux déjà accessibles (275 désormais et bientôt 374), avec un accès privilégié aux commerçants les jours de marché. Un article paru dans Nice-Matin.

Cannes le 24 mars 2026
Le parking Roubaud, 374 places de stationnement créées au coeur de La Bocca avec des heures gratuites

On descend encore d’un niveau, mais c’est tout un quartier qui remonte. Depuis le 9 mars, le nouveau parking Roubaud a ouvert son étage -1, à La Bocca, ajoutant une nouvelle brique à un équipement déjà partiellement en service depuis les fêtes de fin d’année. Après les niveaux -2 et -3, cette inauguration pourrait sembler n’être qu’une étape technique.

Elle marque pourtant, sur le terrain, un basculement concret pour les commerçants du secteur. Avec 75 places supplémentaires désormais accessibles, le parking atteint 275 emplacements ouverts — sur les 374 prévus à terme. Mais au-delà de la capacité, c’est l’usage qui évolue.

« C’est simple : on vient dans le centre de La Bocca, on peut se garer. C’est propre, c’est sécurisé, c’est tenu », vante le maire, David Lisnard. Pensé comme un outil au service de l’attractivité commerciale, l’équipement s’inscrit dans une stratégie plus large, engagée par la Ville depuis plusieurs années.

Un niveau pour les commerçants

« C’était un vrai problème à La Bocca », rappelle Christophe Chaussé, président de l’association des commerçants. La fermeture de l’ancien parking, puis les travaux, avaient pesé sur l’activité.

L’ouverture anticipée des premiers niveaux a donc été scrutée de près. « On a entre 6 et 8 mois d’avance sur le calendrier initial. Et aujourd’hui, les jours de marché et les week-ends, il est déjà plein », constate-t-il.

Le niveau -1 apporte une spécificité supplémentaire. Une trentaine de places y sont réservées, le matin, auprès des professionnels du marché, avec des emplacements adaptés aux véhicules utilitaires, souvent volumineux. Une configuration peu courante, pensée pour répondre aux contraintes locales.

Pour la municipalité, ce dispositif doit faciliter l’accès au centre de La Bocca et soutenir la fréquentation commerciale. Reste que certains ajustements sont encore attendus. La signalétique, notamment, fait partie des points d’amélioration identifiés par les commerçants pour accompagner la montée en puissance du site.

La Bocca en pleine mutation

Si trois niveaux sont désormais ouverts, le parking n’est pas encore achevé. Le niveau -4, en cours de finition, doit venir compléter l’ensemble dans les prochains mois. Un chantier complexe, notamment en raison des contraintes techniques liées au sous-sol, marqué par la présence d’eau.

Pour rappel, autour du parking Roubaud, plusieurs opérations doivent accompagner la dynamique : création d’une mairie annexe, relocalisation de La Poste, aménagement d’une esplanade et requalification des voiries. À terme, des milliers de mètres carrés de jardins compléteront l’ensemble.

Dans le même temps, d’autres projets ont été annoncés, comme l’inauguration à venir du parking Laubeuf (sur le quai du même nom) ou de nouvelles opérations de rénovation. Pour rester à La Bocca, en attendant la livraison complète de l’équipement, le mouvement est déjà enclenché.

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« La droite doit sortir du corner » : les confidences de David Lisnard, le maire le mieux élu de France

Le président de l’Association des maires de France a été réélu à Cannes avec 81 % des voix. Ce qui lui donne des ailes pour la prochaine présidentielle, à laquelle il sera candidat. Un article de Jérôme Cordelier paru dans Le Point.

le 17 mars 2026
LE POINT 2

81 % des voix, voilà un capital électoral rondelet qui fait de David Lisnard le maire le mieux élu de France pour les villes de plus de 30 000 habitants. L’édile, alors qu’il se présentait pour un troisième mandat, se paie même le luxe de récolter encore plus de voix (20 000) que les fois précédentes, en 2020 (13 100) et en 2014 (16 000). Autre précision : Cannes n’avait jamais réélu trois fois un maire dans l’Histoire de la Ve République, même ces deux édiles historiques que sont Bernard Cornut-Gentille, ancien ministre de de Gaulle, et Anne-Marie Dupuy, chef de cabinet de Pompidou.

81 % des voix : un vrai score à la soviétique ! L’interpellation fait sourire l’intéressé. « Je serais le premier libéral soviétique, ce serait un comble » , rétorque David Lisnard.

Quand on l’interroge sur les ressorts de ce triomphe, immédiatement l’heureux (ré)élu se place sur le terrain social : « Cannes est une ville à rayonnement internationale, mais ce n’est pas Beverly Hills, croyez-le ! C’est une ville de 75 000 habitants, contrastée socialement, dont le revenu médian et imposable est inférieur à la moyenne départementale, régionale, nationale, avec un taux de pauvreté qui représente le double de celui de Paris. » Et la fierté – aussi – du maire est d’avoir obtenu un excellent score dans les quartiers populaires, réalisant un grand chelem, dans les 56 bureaux de vote.

Le RN contenu

Autre satisfecit : alors que le RN tisse sa toile dans la région, David Lisnard a su contenir la liste du mouvement d’extrême droite qui – pour la première fois – se présentait contre lui. « Le RN a fait quatre fois moins qu’aux élections législatives et quatre fois moins qu’aux européennes », se félicite l’élu.

Sa force ? « Le travail accompli, souligne-t-il, sans ambages. On a baissé la dette, réduit la fiscalité tout en augmentant les investissements. Cet effort est perceptible pour les habitants. Notre projet a été travaillé, documenté, et il a été porté par une équipe solide. Et j’ai mené la campagne comme si c’était pour la première fois, en étant constamment sur le terrain, comme je le suis tous les jours. Nous avons fait la démonstration qu’une proposition politique solide sur les principes, qui porte une ambition collective, en parlant d’avenir tout le temps tout en étant ancré dans les réalités, ça marche ! »

Autre atout : la transparence. « J’ai constitué une liste d’intérêt local, mais je ne cache pas qui je suis. Tout le monde connaît mes convictions. J’ai annoncé avant de lancer ma candidature mes ambitions présidentielles, ce qu’ont tenté d’utiliser contre moi la gauche et le RN, et ils ont fait choux gras : je n’ai pas triché, et les habitants ont choisi de m’accompagner. »

2027 en ligne de mire

La morale de l’histoire ? « Une droite affirmée et indépendante peut être gagnante !, souligne celui qui est toujours encarté LR. Il faut que nous nous libérions, y compris au sein de LR, de tout ce conformisme étatiste, collectiviste qui nous fait perdre depuis quarante ans. Une droite indépendante, libérale, sécuritaire, portée sur les questions éducatives et scientifiques peut redresser le pays. C’est ce que je veux proposer au pays avec mon mouvement Nouvelle énergie. La droite doit sortir du corner, sur le ring de boxe que représente la scène politique, ne pas rester dans un angle. Ce qui compte, c’est d’avoir des convictions et de les porter. Arrêtons de nous laisser enfermer dans l’étau mortifère Le Pen/Bardella – Mélenchon. Tous ces gens-là nous proposent de rafistoler un système qui a fait son temps. Aujourd’hui, on peut porter sur le terrain politique une espérance du XXIe siècle. »

Triomphalement élu, voici la route de celui qui est le président de la puissante Association des maires de France (AMF) dégagée vers l’horizon de la présidentielle. L’homme se sent-il libéré ? « Je me suis toujours senti très libre, décoche-t-il. Ce résultat m’oblige plus qu’il ne me libère : il ne me confère aucun droit, seulement des devoirs, je dois me montrer à la hauteur du choix des électeurs. J’ai un mandat à exécuter. » Mais aussi un projet présidentiel à bâtir. Et, sans qu’on lui demande, voici que ce présidentiable qui creuse son sillon en marge des appareils avec lequel il faudra plus que jamais désormais compter s’emballe.

« Il faut libérer le pays, y compris sur la question de l’immigration, soutient David Lisnard. On peut multiplier les gardes-frontières, modifier la Constitution pour serrer les flux migratoires, il y aura toujours des appels d’air, à cause de l’État-providence. C’est lui la principale cause de l’immigration. Il faut rompre avec un système qui sponsorise l’oisiveté. Nous, on va faire en sorte d’accueillir les meilleurs, en proposant une voie libre qui repose sur les ressorts d’une prospérité adaptée au XXIe siècle. Je ne me sens aucun point commun avec une fausse droite que l’on retrouve aussi bien à LR qu’au RN ou chez les macronistes, ces gens qui ont voté un budget fiscaliste, la fin de la réforme des retraites. Nous, ce qu’on veut, c’est une vraie rupture libérale. »

On l’aura compris, doté de ce score impressionnant aux municipales, David Lisnard sent gonfler les voiles de son bateau Nouvelle énergie, vers le large. Cap sur 2027.

 

Retrouvez cet article sur le site du Point en cliquant ici.

Lutte contre l’incivisme : le combat quotidien

À Cannes, alors que l’incivisme est traqué en temps réel, patrouilles et prévention conjuguées rappellent que « l’espace public n’est pas un dépotoir ».

Cannes le 09 mars 2026
NICE MATIN PHOTO

Le talkie-walkie grésille. À peine le temps d’échanger quelques mots qu’une voix signale un jet de détritus à deux rues de là. La patrouille de la propreté urbaine accélère alors le pas. À Cannes, la lutte contre l’incivisme n’est pas une théorie : elle se pratique, sur le terrain, du matin au soir. Derrière l’image de carte postale, la ville mène une bataille quotidienne pour rester propre. Car, « aujourd’hui, on ne dit pas que la ville est sale, on dit qu’elle a été salie », insiste Thierry Gaudineau, directeur de la propreté urbaine.

Le glissement sémantique est assumé. La salissure n’est plus une fatalité, mais la conséquence d’un comportement. Un mégot, un sac posé à côté d’une corbeille, un encombrant abandonné en bas d’un immeuble : autant de gestes qui déclenchent une mécanique bien rodée.

« C’est le cœur même de notre action »

Avant de prendre la route, les équipes se coordonnent. À 9 h, police municipale et services de la propreté croisent leurs signalements. « Tous les effectifs ont cette mission-là. Ce n’est pas une unité à part, c’est le cœur même de notre action quotidienne », explique Rémi Andrieux, adjoint au directeur opérationnel. « On adapte nos passages en fonction des habitudes constatées. Quand un point revient régulièrement, on renforce la présence. »

Sur le terrain, le flagrant délit reste cependant l’exception et la dissuasion passe aussi par l’œil numérique. Avec 1 028 caméras déployées dans la commune, Cannes dispose de l’un des réseaux de vidéoprotection les plus denses de France. Depuis le Centre de supervision urbain (CSU), les opérateurs signalent tout geste d’incivilité. La patrouille la plus proche est aussitôt dirigée sur place. « À partir du moment où l’infraction est constatée, elle est relevée », insiste Yves Daros, directeur de la police municipale.

La ligne est assumée. « Il faut que la règle soit claire pour tout le monde. Quand on verbalise, ce n’est pas pour faire du chiffre, c’est pour rappeler que l’espace public n’est pas un dépotoir. » En 2025, plus de 3 500 procès-verbaux ont été dressés pour jets de détritus ou sorties de poubelles hors des emplacements prévus.

Une politique de tolérance zéro, visible et régulière, qui commence à porter ses fruits. « La sanction a un effet réel. Les comportements évoluent, parce qu’il y a une réponse systématique », poursuit Yves Daros. Ceux qui persistent le font désormais en connaissance du risque.

« L’utopie reste l’objectif »

La répression n’est pourtant qu’un volet de la stratégie. « Dans les trois temps de la propreté urbaine, il y a la communication, les moyens mis à disposition et la sanction », détaille Thierry Gaudineau. Les rues les plus fréquentées sont nettoyées plusieurs fois par jour. En période estivale, les équipes travaillent jusqu’à 23 heures sur 24 pour absorber le triplement de population. Rien que pour la propreté urbaine, près de 2 000 tonnes de déchets sont ramassées chaque année sur le domaine public. Un coût de plusieurs millions d’euros, pour 210 agents permanents, renforcés par des saisonniers. « L’incivisme oblige parfois à repasser là où l’on est déjà passé », souligne le directeur.

Sur la place Roubaud, à Cannes-la-Bocca, les commerçants jouent aussi leur rôle. « Une rue propre attire la clientèle », confie l’un d’eux. « On ramasse ce qui traîne devant la boutique et on rappelle gentiment aux clients de ne pas jeter leurs déchets n’importe où. » Au fil des années, les mentalités semblent évoluer.

« On ne pourra jamais supprimer toutes les infractions, mais l’utopie reste l’objectif », glisse Nicolas Iltis, responsable de secteur.

Certains habitants n’hésitent plus à interpeller un voisin qui jette son mégot. La peur de la sanction s’ajoute désormais au regard des autres. Et chaque geste incivique laisse maintenant son empreinte.

 

Voir cet article sur le site de Nice-Matin.

NICE MATIN

Le futur campus Vatel accueillera 344 logements

La « Vatel Academy » regroupera aussi une résidence de tourisme de 129 logements, un parking, des espaces d’enseignement, ainsi qu’un hôtel d’application. Un article de Nice-Matin.

Cannes le 09 mars 2026
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De nombreux logements verront le jour ces prochaines années et ont fait l’objet de délibérations lors du dernier conseil municipal. D’abord, le bailleur CDC Habitat Social, qui gère déjà 241 logements locatifs sociaux à Cannes, s’engage à en réaliser 51 autres, au 68, chemin des Gourguettes, à La Bocca, sur un terrain dont il est propriétaire, pour près de 11 millions d’euros. La future résidence, subventionnée pour 120 000 euros par la Ville, qui bénéficiera d’une proximité avec les établissements scolaires et les transports, sera livrée au 3e trimestre 2029.

Toujours à La Bocca, au pied de la colline de la Croix-des-Gardes, la S.A. Unicil s’est portée acquéreuse de huit logements locatifs sociaux, en « vente en état futur d’achèvement » (Vefa) au sein de la résidence L’Écrin des Gardes (15, avenue François-Tuby). Cinq logements (deux T2, trois T3) seront conventionnés en Prêt locatif à usage social (PLUS), et trois T2 en Prêt locatif aidé d’intégration (PLAI). Pour soutenir la création de ces logements, livrés en avril 2028, la municipalité accorde une garantie d’emprunt auprès de la Caisse des dépôts et consignations.

Une opération à 36,88 millions d’euros.

Surtout, Cannes renforce sa dynamique universitaire avec l’implantation d’une école Vatel (école internationale du management de l’hôtellerie et du tourisme) sur le site des ex-locaux de l’AFPA, au 161, avenue Francis-Tonner. Pour loger ces futurs étudiants (1000, à terme), 3F Résidences a acquis, auprès du promoteur Océanis Promotion, 344 logements en Vefa, au sein du futur campus. Logements qui seront répartis sur deux résidences : l’une pour les étudiants (141 studios meublés) et l’autre pour les jeunes actifs et saisonniers (203), et bénéficieront d’un fonctionnement mutualisé, avec gestion et accès communs, assurés par l’association Hébergement solidaire engagé.

La « Vatel Academy » regroupera aussi une résidence de tourisme de 129 logements, un parking, mais aussi un campus composé d’espaces d’enseignement, un hôtel d’application avec une cinquantaine de chambres, un restaurant, un bar, etc. La Ville subventionne l’opération — valeur totale : 36,88 millions d’euros — à hauteur de 200 000 euros pour les 203 logements étudiants, et le projet devrait être livré pour la rentrée 2028.

La Ville acquiert la Bastide du Riou

C’est une vente quelque peu inhabituelle qui a été actée lors de la séance. La Ville se porte acquéreuse de la Bastide du Riou. Villa de maître construite dès 1924, à l’initiative du Maharadja Martanda Bhairava Tondeiman, dirigeant de l’État princier de Pudukkottai (Inde britannique), elle a appartenu, dans les années 1970, au président de la banque BNP. « Au-delà de son intérêt patrimonial historique et architectural, la propriété présente un potentiel stratégique pour la politique de rayonnement culturel et audiovisuel, explique la Ville. Par la qualité de son architecture et de ses espaces extérieurs, ce site constitue un lieu adapté à l’accueil de tournages audiovisuels et cinématographiques, en cohérence avec les besoins des professionnels du secteur. »

Alors, « soucieux d’assurer la préservation de sa demeure historique et désireux d’en faire un site potentiellement utilisé pour la filière audiovisuelle », le propriétaire des lieux a proposé à la commune d’acquérir la propriété moitié prix — trois millions d’euros au lieu de six. Tout en continuant à y habiter, il autorise la Ville à y organiser des rencontres culturelles et des tournages, permettant à la commune de « sanctuariser cette demeure d’exception (…) et de renforcer ses actifs, mais aussi de disposer d’un site de tournage en extérieur rare et qualitatif, venant renforcer l’offre de lieux mobilisables dans le cadre de la filière Cannes On Air. »

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Dissuasion nucléaire : ce que le discours du président de la République dit et ce qu’il ne dit pas

Aujourd’hui, la France consacre 57 milliards d’euros à sa défense, soit à peine 2 % de la richesse nationale. Or l’effort requis ne se limite pas à la dissuasion. Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.

le 06 mars 2026
L'opinion

Le président de la République a choisi l’île Longue pour redéfinir la doctrine nucléaire de la nation. Le lieu imposait la gravité, le moment l’exigeait : la guerre en Ukraine dure depuis quatre ans, la garantie américaine n’est plus le paravent de nos renoncements, la prolifération s’accélère, une guerre ouverte embrase le Moyen-Orient.

Plusieurs des annonces faites étaient nécessaires et attendues. Certaines appellent un examen exigeant. D’autres enfin, par leur absence, révèlent une vision tronquée des réalités stratégiques mondiales.

Plusieurs des décisions annoncées s’imposaient : la réévaluation à la hausse de notre arsenal, le lancement du missile hypersonique ASN4G, la confirmation du sous-marin de nouvelle génération, la coopération avec le Royaume-Uni et l’Allemagne sur les missiles conventionnels longue portée, et le refus de toute nucléarisation du bas du spectre. Ce sont là des impératifs que des années de sous-investissement militaire rendaient d’autant plus urgents.

Encore faut-il que ces ambitions soient adossées aux moyens qui les rendent possibles. Aujourd’hui, la France consacre 57 milliards d’euros à sa défense, soit à peine 2 % de la richesse nationale. Or l’effort requis ne se limite pas à la dissuasion.

Capacités d’alerte avancée

Le Président reconnaît lui-même un « manque criant » sur le conventionnel, et les capacités d’alerte avancée, de défense aérienne élargie et de frappe dans la profondeur qu’il appelle de ses vœux exigent des investissements considérables. Pour atteindre 3 % du PIB, il faudrait porter ce budget autour de 100 milliards d’euros par an ; viser 3,5 % à l’horizon 2035 impliquerait un ordre de grandeur de 120 milliards.

Or la dette publique atteint 117,4 % du PIB, la charge de cette dette s’élèvera à 74 milliards cette année et un pays qui consacre 31 % de son PIB aux dépenses sociales ne peut pas financer un réarmement de cette ampleur sans réformer en profondeur ses structures de dépenses. L’effort de défense suppose un effort préalable de réforme de l’État.

Le discours n’en dit mot.

Au-delà de la question des moyens, c’est la doctrine elle-même qui appelle un examen exigeant. Le concept de « dissuasion avancée » constitue l’inflexion la plus notable du discours. Il était crucial que le Président rappelle qu’il n’est pas question de partager la décision ultime.

Disons-le avec la plus grande clarté : la dissuasion nucléaire française ne se partage pas, ne se négocie pas, ne se dilue pas. Elle est l’expression de la souveraineté nationale dans ce qu’elle a de plus absolu. Au même titre, le siège permanent de la France au Conseil de sécurité des Nations unies ne saurait faire l’objet d’aucun partage ni d’aucune délégation. Ce sont deux piliers majeurs de notre statut de puissance : l’un garantit notre capacité de dissuasion, l’autre notre capacité d’initiative diplomatique.

Extension de la couverture

Cela posé, le dialogue avec nos partenaires européens sur l’extension de la couverture de notre dissuasion peut aller dans le bon sens, à condition qu’il ne laisse nulle place au doute : la France reste la seule et unique décisionnaire.

Toute architecture de coopération doit renforcer nos positions, non les contraindre. Or des questions opérationnelles sérieuses demeurent. Stationner des vecteurs nucléaires sur des bases étrangères crée une dépendance logistique réelle, et un pays hôte qui refuserait l’accès en situation de crise exercerait un veto de fait.

Le précédent américain est éclairant : la Turquie a démontré qu’un Etat pouvait menacer de fermer l’accès à une base accueillant des armes nucléaires qui ne lui appartiennent pas. Ces risques doivent être pesés avec rigueur, non écartés par l’enthousiasme d’une annonce.

Par ailleurs, le chancelier Merz a déclaré le 18 février dernier que l’Allemagne n’avait « pas besoin du même avion que la France », enterrant de facto le SCAF dont dépend le renouvellement de notre composante aérienne de dissuasion après 2040. Peut-on bâtir une dissuasion commune avec un partenaire qui ne s’accorde pas avec nous sur un avion de combat conventionnel ?

Le discours de l’île Longue s’inscrit principalement et légitimement dans une perspective européenne. Mais la transformation stratégique mondiale va bien au-delà. La Chine n’a de cesse d’augmenter significativement ses capacités nucléaires depuis dix ans, modernise l’ensemble de ses composantes terrestres, navales et aériennes, et se positionne pour rivaliser, d’ici quelques années, avec les Etats-Unis.

La Corée du Nord déploie déjà des missiles balistiques de très longue portée et développe des têtes multiples, ce qui renforce sa capacité de frappe et bouleverse l’équation de sécurité dans l’Indopacifique. La guerre en Ukraine pourrait, elle-même, susciter des volontés de nucléarisation chez des Etats qui sentent peser sur eux une menace existentielle.

Multiplication des puissances nucléaires

Nous entrons dans un monde où la multiplication des puissances nucléaires et l’accroissement de leurs capacités rendront les équilibres stratégiques infiniment plus instables que pendant la guerre froide. La doctrine française doit intégrer cette réalité dans toute sa profondeur.

Au Moyen-Orient, le régime iranien paie depuis quelques jours le prix de décennies de déstabilisation régionale, de prolifération balistique et nucléaire, de soutien au terrorisme islamique et d’écrasement de son propre peuple. Les frappes américaines et israéliennes du 28 février ont peut-être retardé son programme nucléaire, elles ne l’ont pas éliminé.

Le détroit d’Ormuz est fermé, le Hezbollah ouvre un front depuis le Liban, Chypre est frappée, 400 000 ressortissants français se trouvent dans la zone de conflit. Ce sont les conséquences concrètes d’une crise que la France aurait dû contribuer à anticiper, et non découvrir avec stupeur.

La réaction initiale de l’Elysée aux frappes du 28 février a révélé une forme de sidération : sous-estimation de l’action américaine, incompréhension de la nouvelle donne, appel réflexe à la « désescalade » sans alternative crédible. Emmanuel Macron a semblé alors reproduire l’erreur historique de François Mitterrand face au soulèvement en RDA et à la chute du mur de Berlin. Par confort intellectuel et conformisme diplomatique, il a sous-estimé ce qui était en train de se produire, dénigré une action qu’il n’avait pas su anticiper.

L’allocution du 3 mars a partiellement corrigé le tir : le Président pointe la responsabilité du régime iranien, rappelle nos accords de défense dans la région, et déploie des moyens concrets pour remettre la France dans le jeu. Il eût été préférable qu’elle n’en fût jamais sortie.

Assurance-vie de la nation

La dissuasion nucléaire est l’assurance-vie de la nation et il était à ce titre essentiel de préciser notre doctrine. Mais la dissuasion ne dispense pas d’une diplomatie capable d’anticiper les crises et de peser sur leur issue. Le prochain chef de l’Etat héritera de ces choix et de leurs conséquences. Il lui faudra une vision stratégique qui embrasse les réalités telles qu’elles sont et non telles que les grilles de lecture dépassées du Quai d’Orsay les comprennent. Ainsi va la France.

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La Ville change l’éclairage public pour économiser l’énergie

Depuis lundi 23 février, les travaux ont lieu de nuit, pendant une semaine. Un article paru dans Nice-Matin.

Cannes le 03 mars 2026
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60% d’économie d’énergie. C’est l’objectif affiché par la municipalité de Cannes qui a engagé, depuis lundi et jusqu’à vendredi, une opération de modernisation de l’éclairage public. Sept rues du centre-ville sont concernées par l’installation de nouveaux dispositifs présentés comme « plus performants » et offrant « un meilleur confort visuel », indiquent les services municipaux.

Les interventions se déroulent exclusivement de nuit afin de limiter la gêne pour les riverains. Si l’accès aux habitations est maintenu pour les résidents, la circulation automobile est déviée dans les périmètres en chantier.

Les interventions rue des États-Unis et rue Notre-Dame ont eu lieu dès le 23 février, et celles des rues Maréchal-Joffre et Jean-de-Riouffe à partir d’aujourd’hui. Ce sera ensuite au tour des rues Victor-Cousin, Tony-Allard et Lafontaine, les 26 et 27 février.

Au total, plusieurs dizaines d’équipements seront renouvelés. Le chantier porte sur quarante-trois lanternes fixées en façade ou sur des candélabres et quatre ensembles piétonniers.

Selon la mairie, « toutes les dispositions sont prises pour préserver la tranquillité des habitants durant la phase de travaux ».

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