Hors des LR, David Lisnard n’enterre pas la primaire et vise l’objectif de «gagner la présidentielle»
Le président de Nouvelle Énergie confie au Figaro son refus de se laisser enfermer dans le rôle de «rabatteur du libéralisme». Il veut être le candidat de la révolution du bon sens.
Le 31 mars, David Lisnard a quitté Les Républicains, où il occupait un siège de vice-président, pour se consacrer pleinement à l’échéance 2027 sous les couleurs de son propre mouvement, Nouvelle Énergie. Il concède une décision pas facile sur le plan personnel mais attendue par une « immense majorité » au sein de sa formation, même si certains souhaitaient qu’il reste LR.
Mais un mois après son départ, le maire de Cannes a le sentiment d’avoir eu raison de s’éloigner d’une « ambiguïté » et reste guidé par une double ambition : « Ma finalité, c’est le redressement du pays. Mon objectif, c’est gagner la présidentielle. Mais pour bien diriger la France, s’il faut gagner une élection, il faut aussi être capable de refuser le pouvoir quand celui que l’on vous propose vous empêche d’agir ou trahit vos convictions. » Derrière cette confidence, l’élu pense notamment aux missives qu’il adressait à Bruno Retailleau pour le mettre en garde face à « l’erreur fondamentale » d’accorder sa confiance à François Bayrou et de participer à un gouvernement macroniste. Car pour David Lisnard, le résultat est que « tout le monde est convaincu » que les LR sont engagés dans le gouvernement.
Partisan d’une primaire élargie à tous ceux qui se situent à droite, le candidat a constaté que Les Républicains avaient écarté cette solution et considéré que les jeux étaient faits au sein du parti LR. Il a donc choisi de quitter le mouvement pour aborder la compétition autrement, avant que Bruno Retailleau soit désigné candidat officiel des Républicains. Mais David Lisnard continue de plaider pour un mode de sélection qu’il défend comme le meilleur moyen d’éviter « deux dangers absolus : la division qui fait perdre une élection et la compromission qui fait perdre le pays ».
« Tuer son chien »
Si le chef des LR juge le match « plié » au sein des Républicains, le maire de Cannes continue de défendre « inlassablement » la piste d’une grande primaire, en se félicitant de voir que celle-ci « recueille chaque jour de nouveaux adeptes ». Il cite Gérald Darmanin, Laurent Wauquiez, Aurore Bergé, Philippe Juvin, Jean-François Copé, Hervé Morin, Sarah Knafo ou encore Éric Zemmour… Hors de question pour le président de Nouvelle Énergie de rester bloqué dans l’idée d’une primaire impossible, comme cela semble pourtant se dessiner tant paraît grande l’absence de volonté exprimée chez LR, Horizons ou Renaissance. « Je ne vais pas me laisser enfermer par le refus d’affronter la compétition, venu de quelques notables. Ce serait trop facile », prévient-il, en balayant l’argument du manque de temps pour organiser une primaire élargie. « Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage », critique David Lisnard, convaincu que l’organisation de cette compétition est une question de volonté. « La présidentielle a lieu dans un an. On peut très bien définir des modalités dans les prochaines semaines et l’organiser soit en juillet, soit en octobre ou novembre. »
Lucide face aux obstacles posés par « ceux qui font tout pour que cela ne soit pas jouable », le maire cannois leur reproche de prendre le risque de préparer l’échec de la droite, comme celui du pays. Mais compte tenu de la difficulté à rassembler tout le monde, cette idée de primaire n’est-elle par mort-née ? « Peut-être mais pas forcément car tout dépend de qui veut y venir et moi je parle à tout le monde. Si on arrive à avoir Darmanin, Dupont-Aignan, Zemmour et une figure de l’UDI, cela pourrait marginaliser ceux qui la refusent. » David Lisnard ajoute un avertissement : « Ceux qui auront refusé la primaire ne seront pas plus légitimes pour aller jusqu’au bout que ceux qui l’ont proposée. »
15 000 adhérents
Depuis son départ des LR, l’élu local et président de l’Association des maires de France, s’est consacré à deux activités parallèles : la gestion de sa commune, qui continue de nourrir sa démarche nationale selon une approche « concrète » des réalités, et le développement de son mouvement politique. Il continue de dresser la liste des « rigidités » qui, pénalisent la France. Il veut aussi défendre les « potentialités » du pays, à l’image de la centrale souterraine d’énergie marine dont il suit les travaux sur sa commune. Ce serait même, selon lui, un exemple de « créativité » nationale, remarquable sur le plan européen.
Sur le terrain politique, il revendique une progression de Nouvelle Énergie, se réjouit d’avoir franchi le cap des « 15 000 adhérents » et se félicite d’avoir développé des « moyens financiers importants ». « Ce n’est pas encore le parti de masse mais la dynamique est réelle », assure David Lisnard. Sur le fond, il continue de nourrir son projet présidentiel sur tous les sujets : agriculture, sortie de la « dictature bureaucratique », dossier santé dont la présentation est prévue prochainement… Le parti prévoit une quinzaine de rendez-vous thématiques d’ici à la fin de l’année, toutes étant choisies comme autant de leviers pour redresser la France. Le développement numérique fait aussi partie des travaux en cours. « Comme je l’avais prévu, dans le respect de mon plan de bataille, nous changeons de braquet et je rencontre beaucoup de spécialistes, salariés, syndicalistes. Le fond, la forme et les relais : tout se met en place de façon méthodique », promet-il, avant d’annoncer l’organisation prochaine d’un événement consacré aux ralliements d’élus.
Libéralisme et tactique
Identifié très tôt dans le camp des libéraux, David Lisnard n’a jamais considéré que le mot « libéral » était un gros mot, ni accepté l’idée que cet espace fût une « impasse politique ». Au contraire, il est intarissable sur la réalité des acquis du libéralisme qui auraient démontré son efficacité au fil de l’histoire. En revanche, le chef de file de Nouvelle Énergie refuse de se laisser emprisonner dans un schéma et veut mettre en garde l’opinion face aux « expressions tactiques et circonstancielles » déguisées en « revendications libérales », dont l’objectif serait simplement de jouer les rabatteurs de segments électoraux. « Plutôt que d’écouter ce que beaucoup disent, il faut regarder ce qu’ils ont fait », juge-t-il, en pointant les « futures déceptions ou trahisons », dissimulées derrière « l’habileté » de certains candidats. Pense-t-il à l’ex-ministre du Logement macroniste Guillaume Kasbarian, qui vient de lancer son Parti de la liberté sur une ligne libérale ? Pas seulement sans doute.
Mais si David Lisnard refuse d’être identifié comme l’un de ces rabatteurs qu’il dénonce, c’est aussi parce qu’il veut proposer un « projet complet » destiné à préparer « la révolution du bon sens ». Un projet appuyé sur quatre piliers : « Liberté individuelle, responsabilité personnelle, propriété privée et dignité de la personne. » Le chef de Nouvelle Énergie ira donc « jusqu’au bout » pour transformer le besoin de liberté en « attente politique majoritaire ». Une autre manière de comprendre que l’ambition de David Lisnard ne doit pas être comprise comme celle d’une simple niche électorale.
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« La bureaucratie est liberticide » : David Lisnard sonne la charge sur Face à l’info
Invité de Christine Kelly mardi 28 avril sur CNews, David Lisnard a livré une intervention dense, offensive et structurée, fidèle à la ligne qu’il porte avec Nouvelle Énergie : réhabiliter la liberté, restaurer l’autorité de l’État sur ses missions essentielles, et libérer la société française de ses blocages structurels.
Une politique étrangère « sans colonne vertébrale »
Dès les premières minutes, le Président de Nouvelle Énergie a dénoncé avec vigueur les incohérences de la diplomatie française, notamment vis-à-vis de l’Algérie. Dans un propos rythmé, presque martelé, il pointe une série de renoncements :
« Ce qui est fou, c’est de ne pas faire des intérêts de la France la matrice de la politique menée. »
Pour David Lisnard, la diplomatie ne peut être une posture morale déconnectée du réel : elle est, par nature, un rapport de force assumé, au service de la paix mais aussi du respect de la nation. Refuser cette réalité, c’est affaiblir durablement la voix de la France.
Audiovisuel public : contrôler, recentrer, assumer
Interrogé sur le rapport parlementaire concernant l’audiovisuel public, il rappelle un principe simple :
« Lorsqu’on utilise de l’argent public, il est normal d’être contrôlé. »
Refusant toute posture idéologique, il défend une ligne claire :
- exigence de transparence dans l’usage des fonds publics
- pluralisme réel dans le paysage médiatique
- réduction du périmètre de l’audiovisuel public
Il évoque même la possibilité de privatiser certaines chaînes comme France 2, pour recentrer le service public sur ses missions fondamentales : culture, proximité, exigence éditoriale.
Liberté contre étatisme : une « révolution du bon sens »
À l’approche de 2027, David Lisnard assume une ligne politique fondée non sur une étiquette, mais sur des principes :
« La liberté, la responsabilité, la propriété et la dignité sauveront la France. »
Refusant d’être enfermé dans une caricature du libéralisme, il défend une vision incarnée :
- redonner de l’oxygène au pays réel
- desserrer l’étau fiscal et normatif
- réhabiliter le travail, l’initiative et l’effort
Pour lui, la sur-administration française étouffe autant l’économie que la mobilité sociale. La liberté n’est pas un slogan : elle est la condition de la justice.
« La bureaucratie est liberticide » : le cœur du combat
C’est sur ce terrain que l’intervention a été la plus marquante. À travers une série d’exemples concrets, souvent frappants, il décrit un système devenu absurde :
- obligations réglementaires déconnectées du réel
- projets publics ralentis pendant des années
- administration omniprésente mais inefficace
« On dépense plus qu’ailleurs, mais on ne met pas les moyens où il faut. »
Résultat : une double peine pour les Français — moins d’efficacité publique, plus de contraintes privées.
Son diagnostic est sans appel :
- la bureaucratie coûte près de 3 points de PIB
- elle favorise les grandes structures au détriment des plus modestes
- elle mine l’action publique elle-même
Sa réponse : une dérégulation massive, accompagnée d’un recentrage de l’État sur ses missions régaliennes.
Une candidature ancrée dans le réel
Face aux figures politiques traditionnelles, David Lisnard revendique une autre légitimité : celle du terrain.
« Il n’y a pas d’homme providentiel. Chaque Français peut l’être. »
Ni technocrate, ni démagogue, il entend porter une voie différente :
- enracinée dans l’expérience locale
- guidée par le pragmatisme
- structurée par des principes clairs
À rebours des promesses irréalistes et du conformisme ambiant, il appelle à un sursaut collectif, fondé sur la responsabilité individuelle et la lucidité.
« Le gouvernement est prisonnier de ses impuissances »
Invité de Sud Radio mercredi 29 avril, David Lisnard a livré une analyse sans détour de la crise des carburants. Une intervention qui dépasse largement la seule question du prix à la pompe pour poser un diagnostic plus global : celui d’un pays fragilisé par ses propres choix.
Une crise révélatrice
Pour lui, la situation actuelle n’a rien d’un accident. Elle révèle des déséquilibres installés depuis des années : dette massive, fiscalité élevée, dépenses publiques incontrôlées. Autant de facteurs qui privent aujourd’hui l’État de toute capacité d’action efficace.
« Le gouvernement est prisonnier de ses propres turpitudes et de celles des dernières décennies. »
Dans ce contexte, chaque crise devient un révélateur d’impuissance. Et celle-ci pourrait avoir des conséquences bien au-delà du carburant, notamment sur les prix alimentaires, via le coût des engrais et de l’énergie.
Une réponse simple et immédiate
Face à l’urgence, une mesure concrète est avancée : suspendre les certificats d’économie d’énergie, qui représentent environ 17 centimes par litre.
Une décision lisible, applicable immédiatement, et qui permettrait de redonner du pouvoir d’achat sans alourdir les finances publiques.
« Si on veut aider les gens à faire le plein, il faut agir tout de suite. La vie, c’est hiérarchisé. »
Une attention particulière doit aussi être portée aux professions les plus exposées, comme les pêcheurs, déjà fragilisés par l’accumulation de contraintes.
Sortir des illusions
Au-delà des mesures ponctuelles, le constat est plus profond : le modèle actuel ne tient plus.
« Tous les partis veulent nous faire croire qu’on peut revenir aux Trente Glorieuses. Ce n’est pas possible. »
La réalité démographique, économique et sociale a changé. Continuer à promettre le maintien d’un système à bout de souffle revient à entretenir une illusion.
La réponse passe donc par un changement de logique : redonner aux Français la maîtrise de leur revenu, valoriser le travail, libérer l’initiative.
Anticiper plutôt que subir
Autre point central : le manque d’anticipation.
Qu’il s’agisse de l’énergie, de l’agriculture ou des chaînes d’approvisionnement, les signaux existent, mais ne sont pas suffisamment pris en compte.
« On aimerait avoir de la transparence et un gouvernement qui anticipe. »
L’enjeu est de sortir d’une gestion de crise permanente pour retrouver une capacité d’action stratégique.
Le verrou bureaucratique
Mais c’est surtout la bureaucratie qui est pointée comme l’un des principaux freins au redressement.
« Si on veut relancer la France, redonner du pouvoir d’achat, il faut en finir avec la perte d’argent, de temps et de nerfs que provoque cette bureaucratie absurde. »
Normes contradictoires, complexité administrative, lenteur des procédures : cette accumulation pèse sur tous les acteurs économiques et publics.
La ligne est claire : moins de règles, mais des règles plus simples et mieux appliquées.
Ceux qui disent, ceux qui font
Enfin, une distinction nette est posée entre les discours et les actes.
« Quand on disait ça il y a dix ans, on nous traitait de démagogues. Aujourd’hui, ils le reprennent. »
Mais la reprise des idées ne suffit pas. Elle appelle à un examen des faits.
« N’écoutez pas ceux qui vous le disent. Regardez ce qu’ils ont fait. Regardez ce qu’ils font. »
Une manière de replacer la cohérence et la constance au cœur du débat politique.
Retrouver un cap
Derrière cette intervention, une ligne se dessine : sortir de l’impuissance, rompre avec les illusions, et redonner un cap clair.
« Ce qui m’importe, c’est que mes enfants puissent se projeter en France, que la France retrouve sa grandeur et qu’on retrouve notre liberté, notre responsabilité. »
Une ambition qui repose sur un principe simple : remettre la liberté et la responsabilité au cœur du fonctionnement du pays.
« Quand il fait 40 degrés, il faut du bon sens » : à Cannes, la climatisation s’installe peu à peu dans les écoles face aux fortes chaleurs
À l’école Alexandre Dumas, à Cannes La Bocca, deux climatiseurs viennent d’être installés dans le réfectoire pour améliorer les conditions d’accueil des élèves lors des fortes chaleurs. Une solution concrète, qui s’impose progressivement dans les établissements scolaires mais interroge sur la place de la climatisation face à la hausse des températures. Un article de Nice-Matin.
Les premières chaleurs s’installent doucement sur la Côte d’Azur et dans les salles de classe, elles annoncent déjà des semaines plus difficiles.
À l’approche de l’été, certaines pièces vont rapidement se transformer en véritables fournaises, rendant l’apprentissage plus compliqué.
À Cannes, la municipalité avance déjà une réponse concrète, quitte à relancer le débat : la climatisation peut-elle devenir une solution face à l’augmentation des températures dans les écoles ?
À l’intérieur de l’établissement Alexandre Dumas, à La Bocca, les travaux ont été engagés dans cette voie pendant les vacances de printemps.
Dans le réfectoire, deux climatiseurs ont ainsi été installés.
« Le but, c’est d’avoir des pièces plus fraîches pour se retrouver, explique le maire David Lisnard. L’endroit pourra aussi servir de solution de repli pour faire classe lorsque la chaleur devient trop importante. »
Cette installation s’inscrit dans le « Plan Fraîcheur » lancé en 2020. Depuis, près de 6,5 millions d’euros ont été engagés par la Ville, entre végétalisation, adaptation des bâtiments et équipements.
Et la dynamique tend à se poursuivre. À terme, sept nouvelles écoles cannoises doivent être équipées de systèmes de climatisation.
Un choix assumé au nom du pragmatisme
Le recours à la climatisation est revendiqué, mais reste encadré.
« Quand on peut éviter, c’est toujours mieux, reconnaît David Lisnard. Mais il y a des bâtiments des années 60-70 où, si vous ne mettez pas de climatisation, ça peut monter à plus de 40 degrés. Et quand il fait 40 degrés, il faut du bon sens. »
Le maire défend une approche au cas par cas. « On est très pragmatiques. On adapte la solution au bâti, à l’exposition. »
Chaque école dispose ainsi d’une ou deux pièces rafraîchies, sans chercher à équiper l’ensemble des classes. En parallèle, la ville explore d’autres pistes.
Des peintures expérimentales, testées dans certaines écoles, pourraient permettre de réduire la température intérieure de 3 °C.
Une solution moins énergivore, mais dont l’efficacité reste à confirmer.
« Ils sont obligés de rassembler les enfants »
Du côté des parents, le constat est partagé. « Avec les fortes chaleurs, c’est difficile pour les élèves de suivre et de travailler dans de bonnes conditions », souligne Claire Godart, présidente des parents d’élèves.
La demande de climatisation émane d’ailleurs des équipes éducatives elles-mêmes.
Dans certaines classes, notamment en maternelle, des regroupements dans des salles déjà équipées sont devenus indispensables lors des pics de chaleur.
« Ils sont obligés de rassembler les enfants », précise-t-elle.
Reste une réalité bien connue dans le Sud : « On sait aussi que la chaleur fait partie de notre quotidien », nuance la représentante des parents.
Cette réponse par la climatisation s’impose donc progressivement comme un choix d’équipement face à des écoles de plus en plus exposées aux fortes chaleurs.
Une solution concrète, qui ne fait pas disparaître la question de l’adaptation au climat, mais qui la rend de plus en plus immédiate.
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«Ce qui compte, c’est la France»
Invité de BFM TV face à Marc Fauvelle, le 20 avril, David Lisnard a livré une intervention qui tranche avec les réflexes dominants du débat public. À rebours des postures et des commentaires à chaud, il a défendu une ligne constante, celle d’une politique ancrée dans le réel, structurée par les faits et guidée par la responsabilité.
Interrogé sur la situation internationale et les initiatives de Donald Trump, Lisnard refuse toute lecture simpliste. Le sujet n’est pas de juger mais de comprendre les intérêts en jeu. La France, rappelle-t-il, dépend directement de la stabilité de certaines zones stratégiques, notamment pour ses approvisionnements énergétiques et la sécurité des voies maritimes. Dans ce contexte, laisser une fenêtre à la négociation peut constituer un signal positif, à condition qu’elle s’inscrive dans une stratégie cohérente. Derrière cette analyse, une idée claire se dégage : la politique étrangère ne peut être guidée par l’émotion, mais par une lecture lucide des rapports de force.
Cette exigence de lucidité irrigue également son approche des enjeux économiques. Face à la hausse des prix du carburant, il récuse les réponses faciles et les solutions d’affichage. Sa proposition, déjà formulée depuis plusieurs semaines, repose sur la suspension des certificats d’économie d’énergie. Une mesure technique, peu visible politiquement, mais immédiatement efficace sur le prix à la pompe. Surtout, elle présente à ses yeux un avantage décisif : elle n’aggrave pas la dette publique. Dans un pays fragilisé par des décennies de déficits, Lisnard rappelle que toute décision a un coût, et que ce coût ne peut être systématiquement reporté sur les générations futures.
Le même souci de cohérence guide son diagnostic sur l’État. Le paradoxe français est connu mais rarement assumé avec autant de clarté : des dépenses publiques parmi les plus élevées au monde, pour des services souvent jugés défaillants. Pour Lisnard, le problème n’est pas tant le niveau de dépense que sa mauvaise allocation. L’État est omniprésent là où il freine l’action, et insuffisant là où il devrait être pleinement engagé. Cette dérive s’incarne notamment dans la multiplication des structures administratives, qui diluent les responsabilités et complexifient la prise de décision. La conséquence est directe : une perte d’efficacité qui pénalise l’ensemble du pays.
La séquence où il met en scène la destruction de formulaires administratifs s’inscrit dans cette critique. Loin d’un simple geste symbolique, elle vise à illustrer un phénomène profond. L’accumulation de normes, loin de protéger, finit par entraver. Elle ralentit les projets, décourage les initiatives et pèse sur l’activité économique. À ses yeux, cette complexité a un coût concret, mesurable en croissance perdue et en opportunités manquées. Simplifier ne relève donc pas d’un slogan, mais d’une nécessité économique et sociale.
Sur le plan politique, Lisnard assume également une ligne de rupture. Après son départ des Républicains, il appelle à une recomposition fondée sur la confrontation démocratique plutôt que sur les accords d’appareil. L’idée d’une grande primaire ouverte de la droite et du centre vise à clarifier les projets et à faire émerger des candidatures sur la base d’une légitimité réelle. Dans un paysage fragmenté, il considère qu’on ne peut plus se contenter de désignations internes déconnectées du terrain. La crédibilité d’une offre politique passe désormais par la transparence et la compétition des idées.
Enfin, c’est une réflexion plus large sur le travail et le modèle social qu’il propose. Le système actuel, selon lui, ne valorise plus suffisamment l’effort. Entre des charges élevées et un niveau de rémunération qui ne reflète pas toujours l’investissement des individus, l’incitation à travailler s’affaiblit. Lisnard plaide pour un rééquilibrage qui redonne du sens au travail, en augmentant le revenu net et en allégeant les contraintes pesant sur l’activité. Sa position sur le 1er mai, qui consisterait à maintenir le caractère férié tout en permettant à ceux qui le souhaitent de travailler, s’inscrit dans cette logique de liberté encadrée.
Au fil de l’entretien, une cohérence se dessine. Refus du déni, refus des solutions de facilité, refus des illusions budgétaires. À l’inverse, une volonté de hiérarchiser les priorités, d’assumer les choix et de replacer la responsabilité au cœur de l’action publique. À travers cette intervention, Lisnard ne se contente pas de commenter l’actualité. Il esquisse une méthode et une vision, fondées sur une conviction simple : la France peut réussir à condition de sortir de ses contradictions.
«Je veux être patron, je me fous de mon image sociale» : David Lisnard expose sa vision pour 2027
Invité sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC ce 21 avril, David Lisnard a clarifié ce qui distingue sa démarche dans la perspective de 2027 : une volonté assumée de décider, de rompre avec l’impuissance publique et de porter un projet de transformation profonde.
« Ce que j’aime, c’est décider, être patron. »
Une formule directe, loin des postures convenues, qui résume une conviction : la France ne manque pas de discours, elle manque de décisions.
Rompre avec l’impuissance politique
David Lisnard ne s’inscrit pas dans une logique de carrière. Il le revendique clairement : refuser les postes sans pouvoir réel d’action, refuser les compromis qui empêchent de réformer, refuser l’illusion de gouverner sans transformer.
« Un poste de ministre, c’est magnifique… mais seulement si vous pouvez décider. Aujourd’hui, vous ne décidez de rien. »
Ce constat alimente sa candidature : proposer une alternative à une classe politique qu’il juge enfermée dans ses propres limites, incapable de rompre avec un modèle à bout de souffle.
La bureaucratie, cœur du problème français
Au centre de son diagnostic : la bureaucratie.
Non pas comme un concept abstrait, mais comme une réalité quotidienne qui bloque, ralentit et appauvrit.
« La bureaucratie, c’est l’impôt invisible que personne ne vote et que tout le monde paie. »
Normes contradictoires, procédures interminables, inflation réglementaire : pour David Lisnard, la France est devenue un pays où l’on empêche d’agir a priori plutôt que de sanctionner a posteriori.
Sa ligne est claire :
moins de règles inutiles, plus de responsabilité, plus de confiance.
Un changement total de logiciel
Face aux promesses répétées de “choc de simplification”, il dénonce un échec systémique :
« À chaque fois, c’est plus compliqué. »
Pourquoi ? Parce que ceux qui produisent la norme sont les mêmes que ceux à qui l’on demande de la réduire.
D’où sa rupture :
un changement de logiciel complet, fondé sur la liberté d’action, la responsabilité individuelle et un État recentré sur ses missions essentielles.
C’est dans cette logique qu’il a créé Nouvelle Énergie, pour porter une vision différente, en dehors des cadres politiques traditionnels.
Libérer pour mieux rémunérer
La débureaucratisation n’est pas une fin en soi. Elle est un levier.
« Si vous voulez mieux payer les médecins, les enseignants, les soignants, il faut moins de bureaucratie. »
Autrement dit : réorienter les ressources vers ceux qui produisent, soignent, enseignent, plutôt que vers un système administratif devenu hypertrophié.
Une logique cohérente avec son objectif :
restaurer la valeur du travail et de l’effort.
Des réformes structurelles assumées
David Lisnard assume des propositions de fond, souvent évitées dans le débat public :
•désindexation des retraites les plus élevées pour engager une transition vers la capitalisation
•remise en cause du principe de précaution dans la Constitution
•suppression de la carte scolaire, qu’il considère comme une machine à reproduire les inégalités
•réduction massive de la dépense publique
Sa méthode : dire clairement ce qu’il faut faire, plutôt que contourner les difficultés.
Rétablir l’exigence de gestion
Pour le président de Nouvelle Énergie, la question budgétaire est centrale.
Avec 900 milliards d’euros de dépenses sociales et des résultats insuffisants, il appelle à un retour à une logique simple : l’efficacité.
« Si on n’est pas capable de réduire de 5 à 10 % une dépense, ce n’est même pas la peine de se présenter. »
Une approche inspirée du réel : gérer l’argent public avec la même exigence que dans une entreprise ou une collectivité.
Une ligne : décider, réformer, assumer
À travers cette intervention, David Lisnard confirme la singularité de sa démarche :
assumer la décision, refuser l’immobilisme, proposer une transformation profonde.
Pas de promesses faciles.
Pas de demi-mesures.
Mais une conviction : la France peut se redresser à condition de rompre avec ses blocages.
Et de retrouver ce qui fait la force des nations qui avancent :
la liberté, la responsabilité… et le courage de décider.
Le city stade du Riou retrouve des couleurs
Inaugurés mercredi 15 avril 2026, les travaux de rénovation permettent aux jeunes de retrouver leur terrain de jeu. Un article paru dans Nice-Matin.
Le ballon fusait déjà, hier, sur le nouveau gazon synthétique, encore sablonneux, du city stade du Riou. Au cœur du quartier, l’inauguration a rapidement laissé place à ce qui compte vraiment ici : jouer. Loin du protocole, les jeunes ont repris possession du terrain, transformant cet équipement municipal en véritable point de ralliement. Depuis sa rénovation, le site du boulevard du Riou attire davantage. Nouveau revêtement synthétique, tracés nets, palissades renforcées : pour les habitués, la différence est immédiate.
« C’est mieux qu’avant, ça donne envie de venir tous les jours », glisse un jeune, entre deux actions, avant qu’un autre enchérisse : « On retrouve tous les copains du quartier, même ceux qu’on ne voit pas à l’école. »
Accessible en libre-service de 9 h à 21 h, le terrain est devenu un espace essentiel pour ces jeunes, souvent en manque d’infrastructures. « Au moins, ça nous sort de l’appartement », confie l’un d’eux. Ici, football, basket ou volley s’enchaînent au fil des heures, avec une règle tacite : chacun attend son tour. « Des fois, les grands prennent le terrain, mais on essaie de jouer le plus longtemps possible », raconte un plus jeune, sourire aux lèvres.
Pour les parents, l’enjeu dépasse le simple loisir. « C’est important pour les enfants du quartier. Ça leur permet de se dépenser et de ne pas rester enfermés », souligne une mère de famille. Mais tous insistent aussi sur la nécessité de préserver un cadre sécurisé. « On veut que ça reste un endroit tranquille », insiste-t-elle.
Un équipement qui sera mis sous surveillance
Derrière cette rénovation, portée par la municipalité dans le cadre de son programme en faveur du sport de proximité, l’objectif est clair : offrir des espaces de pratique accessibles tout en évitant leur détournement. « Il faut des équipements pour la jeunesse », a rappelé le maire, David Lisnard, lors de l’inauguration, évoquant aussi les problématiques de nuisances et d’occupation nocturne.
Si le terrain est très fréquenté en journée, certains débordements persistent tout de même de nuit « Il y a encore des jeunes qui forcent le portail après la fermeture », regrette un parent. Une situation qui inquiète certains riverains, soucieux de ne pas voir cet équipement remis en question. « On ne voudrait pas que ça finisse par fermer à cause de ça. »
Pour répondre à ces préoccupations, la Ville prévoit un renforcement des dispositifs de sécurité avec, notamment, la présence accrue de patrouilles de police municipale et l’installation de caméras autour du city stade. En parallèle, des actions d’animation vont être développées, notamment avec Cannes Jeunesse, qui se situe à proximité, afin d’encadrer davantage l’utilisation du site. Au Riou, le city stade est déjà redevenu le rendez-vous des jeunes du quartier. Reste à en faire un cadre qui tienne dans la durée.
Maladies rénales : l’accès aux soins renforcé
L’hôpital Simone-Veil va mettre en place une nouvelle unité de dialyse pour un meilleur suivi des patients. Un article paru dans Nice-Matin.
Jusqu’à présent, le centre hospitalier Simone-Veil de Cannes disposait d’un « centre lourd » destiné aux patients atteint d’insuffisance rénale et nécessitant une surveillance médicale constante. Face à une demande croissante, la structure renforce son offre de soins, avec l’ouverture d’une unité intermédiaire.
« Nous avons décidé d’agrandir le centre avec l’ouverture d’une unité de dialyse médicalisée (UDM), c’est-à-dire un centre moins lourd, mais plus encadrée que l’autodialyse, car il y a beaucoup de gens qui ont des maladies rénales mais qu’on ne peut pas dialyser à cause du manque de place », indique l’une des spécialistes du centre de l’hôpital cannois.
Jusqu’à 30 nouveaux patients dans l’unité de dialyse médicalisée
À partir du 18 mai, l’établissement accueillera de nouveaux patients au sein de son UDM. Cette offre s’adresse aussi bien aux patients du bassin de vie qu’aux personnes hors territoires (vacanciers, séjours temporaires…). «J’ai toujours dit non aux vacanciers pour les accueillir. Maintenant, peut-être qu’on pourra les recevoir », explique la spécialiste.
Avec cette extension, le centre de dialyse du Centre hospitalier disposera désormais de huit postes supplémentaires. « On pourra prendre au maximum 30 nouveaux patients en UDM. »
Elle conclut en évoquant le dépistage : « Il faut vraiment se faire dépister, car la maladie rénale est silencieuse mais on peut éviter d’arriver en dialyse, si elle est prise à temps. »
“La France doit redevenir un pays de liberté, de responsabilité et de propriété”
Invité du podcast Bourdin Média, diffusé ce mercredi 15 avril, David Lisnard a défendu avec clarté la ligne qu’il porte depuis des années : rompre avec l’étouffement bureaucratique, redonner du pouvoir aux Français, récompenser le travail et bâtir un projet présidentiel de liberté, d’ordre et de responsabilité.
Face à Jean-Jacques Bourdin, le président de Nouvelle Énergie et candidat à l’élection présidentielle a assumé un cap : dire la vérité sur l’état du pays, proposer une refondation profonde, et refuser les faux-semblants qui paralysent la vie publique.
Un projet présidentiel fondé sur la cohérence et le courage
David Lisnard l’a rappelé d’emblée : une candidature à la présidence de la République n’a de sens que si elle est portée avec détermination. Il assume sa volonté d’aller jusqu’au bout, avec une ambition claire : faire émerger une dynamique populaire autour d’un projet de redressement.
Loin des arrangements d’appareil, il propose depuis deux ans une primaire ouverte de la droite et du centre de conviction, non pour additionner des écuries, mais pour permettre un débat de fond, faire émerger des projets et éviter l’émiettement fatal du premier tour.
Sa conviction est simple : on ne redressera pas la France avec des combinaisons de notables, mais avec une confrontation démocratique des idées, des parcours et des caractères.
Le vrai mal français : la bureaucratie qui broie la vie
Le moment le plus marquant de l’entretien est sans doute celui où David Lisnard revient sur son geste symbolique de “broyeur” des codes. Derrière la mise en scène, il y a une dénonciation de fond : celle d’une bureaucratie devenue folle, qui empêche d’agir, décourage l’initiative et détruit la prospérité.
Il donne des exemples concrets, vécus par les Français, les entrepreneurs, les élus locaux :
procédures absurdes, normes contradictoires, blocages administratifs, délais interminables, incapacité à mener des projets pourtant d’intérêt général.
Ce qu’il dénonce, ce n’est pas le droit en tant que tel. C’est un système dans lequel la liberté doit sans cesse se justifier, quand la restriction devrait, elle, être l’exception et devoir être motivée. À rebours de cette logique, David Lisnard défend une philosophie claire : dans une société libre, la règle doit protéger sans étouffer.
Il appelle ainsi à une réécriture profonde de nos normes autour de principes généraux du droit, à un État qui contrôle et sanctionne efficacement a posteriori, plutôt qu’un appareil administratif qui empêche a priori des millions de Français d’agir.
Travailler, produire, transmettre : remettre le pays en mouvement
Sur le travail, le pouvoir d’achat et le modèle social, David Lisnard a porté une ligne nette : la France souffre d’avoir découragé l’effort et désincité à produire.
Il rappelle une réalité massive : le salarié français coûte très cher à l’employeur, mais touche au final un revenu net trop faible. Entre les deux, les prélèvements s’accumulent. Ce système pénalise tout le monde : les salariés, les entreprises, la compétitivité, et finalement le niveau de vie général.
Sa réponse consiste à remettre au centre la création de richesse, la rémunération du travail et la liberté économique. Cela suppose de s’attaquer à la racine du problème : la dépense publique excessive, la fiscalité confiscatoire, et le capitalisme de connivence entretenu par la multiplication des aides.
David Lisnard défend ainsi une ligne cohérente : moins d’aides, moins de subventions, moins de bureaucratie, mais aussi moins d’impôts et moins de charges. Autrement dit, sortir du cercle vicieux d’un État qui taxe trop, redistribue mal et affaiblit la société productive.
Retraites : dire la vérité et rendre les Français propriétaires
Sur les retraites, David Lisnard assume une parole rare dans le débat public. Oui, il faut cesser d’indexer les pensions les plus élevées. Oui, il faut regarder en face le déséquilibre d’un système qui n’est plus soutenable. Oui, il faut préparer une transition vers une part de capitalisation.
Son objectif n’est pas comptable. Il est philosophique et politique : rendre les Français propriétaires de leur vie, de leur travail, de leur retraite. Pour lui, le vieux modèle d’État-providence, qui a pu avoir sa cohérence dans un autre contexte démographique et économique, est désormais à bout de souffle.
La répartition seule ne peut plus répondre à la réalité du vieillissement, de la baisse de la natalité et du décrochage productif. Il faut donc organiser un nouveau modèle, fondé sur la responsabilité individuelle, la transmission et l’investissement dans l’économie réelle.
Cette vision s’inscrit dans une ambition plus large : redonner à chacun la maîtrise de son destin, au lieu d’entretenir la dépendance à un système public surendetté.
École : casser la trappe à pauvreté
David Lisnard l’a redit avec force : le déclassement éducatif est sans doute le plus grave problème du pays.
Là aussi, il propose une rupture. Il critique frontalement la carte scolaire, qu’il considère comme une machine à assigner les enfants, notamment les plus modestes, à des déterminismes sociaux et territoriaux. À ses yeux, la vraie justice consiste à permettre aux familles de choisir, à libérer les établissements, à donner plus de souplesse aux enseignants et à faire suivre le financement public au choix des parents.
Sa ligne est fidèle à son engagement de fond : la liberté n’est pas l’ennemie de l’égalité des chances ; elle en est la condition.
Europe, souveraineté, démocratie : sortir des faux débats
Sur l’Europe, David Lisnard refuse à la fois l’abandon de souveraineté et les postures creuses. Il défend une Europe des projets, des intérêts communs et de la subsidiarité réelle, c’est-à-dire une organisation politique dans laquelle la décision doit toujours être prise au plus près du terrain pertinent.
Cette vision implique de respecter la démocratie, y compris lorsqu’elle dérange. À cet égard, il rappelle le traumatisme démocratique qu’a constitué à ses yeux le contournement du vote de 2005. Pour lui, le redressement européen passe par la restauration de la confiance politique, donc par le respect du suffrage, des peuples et des libertés concrètes.
Politique internationale : lucidité, fermeté, intérêt national
Interrogé sur la situation internationale, David Lisnard a également réaffirmé une ligne de fermeté et de lucidité. Que ce soit sur le Moyen-Orient, le Hezbollah, le Hamas ou la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz, il insiste sur un principe : la diplomatie ne peut pas reposer sur les postures, mais sur des rapports de force, des objectifs clairs et la défense de nos intérêts stratégiques.
Son approche se veut fidèle à une tradition française d’indépendance, d’alliance avec nos partenaires fiables, et de refus des complaisances envers les forces qui déstabilisent les États, les peuples et la paix régionale.
Un cap : passer de l’État-providence à l’État-performance
Au fond, tout l’entretien est traversé par la même idée : la France ne souffre pas d’un manque d’État, mais d’un mauvais État.
Un État trop lourd là où il faudrait libérer.
Un État trop faible là où il faudrait protéger.
Un État trop lent pour sanctionner les abus.
Un État trop présent pour empêcher d’agir.
C’est cette inversion que David Lisnard veut corriger. Son projet n’est pas celui du retrait, mais celui d’un État recentré sur ses missions essentielles, fort sur le régalien, exigeant sur la justice, efficace dans l’action publique, et suffisamment sobre pour laisser respirer la société.
Autrement dit : remplacer l’État-providence à bout de souffle par un État-performance, au service de la liberté, de la responsabilité et de la prospérité.
Faire émerger une espérance française
À travers cet entretien dense, David Lisnard a montré ce qui fait la singularité de sa candidature : un refus des slogans faciles, une volonté de traiter les causes et non les symptômes, et une ambition de transformation profonde.
Son message est clair : la France peut se redresser, mais elle ne le fera ni par l’endettement perpétuel, ni par la technocratie, ni par les accommodements. Elle le fera en faisant à nouveau confiance aux Français, à leur travail, à leur intelligence, à leur capacité de choisir et d’assumer.
C’est cette énergie de liberté que porte aujourd’hui Nouvelle Énergie.
“Arrêter de rafistoler le Titanic, bâtir un État-performance”
Invité de la matinale de TF1 face à Adrien Gindre, David Lisnard a livré une intervention sans détour. Fidèle à sa ligne, il a articulé un même fil conducteur : sortir des illusions, restaurer la liberté et engager un redressement profond du pays.
D’abord sur la scène internationale, il rappelle une évidence trop souvent oubliée :
« Je respecte toujours la souveraineté populaire. »
Refusant toute lecture hâtive des élections hongroises, il met en garde contre les projections politiques simplistes : « Cela ne veut rien dire pour la présidentielle française. » Une ligne claire : lucidité, prudence, et primat de l’intérêt national.
Mais c’est sur les débats économiques et sociaux français que son intervention marque le plus.
Libérer le travail, sortir des carcans
Sur la question du travail le 1er mai, David Lisnard dénonce un système figé :
« On est sur un débat du XIXe siècle. »
Pour lui, la situation actuelle illustre une « absurdité bureaucratique » où certaines activités sont autorisées et d’autres interdites sans cohérence. Sa proposition est simple : conjuguer respect des traditions et liberté individuelle.
« Pourquoi ne pas laisser ceux qui le veulent travailler, payés double ? »
Une vision fondée sur la responsabilité et le volontariat, loin des interdictions uniformes.
Rompre avec un modèle à bout de souffle
Sur les retraites et la dette, le diagnostic est plus radical encore.
« On ne peut pas se contenter de rafistoler le Titanic. »
Pour le président de Nouvelle Énergie, le modèle social français est structurellement dépassé. Il appelle à une transformation profonde :
« Il faut remplacer l’État-providence par un État-performance. »
Cela implique des choix clairs, y compris sur les retraites : ne plus les indexer automatiquement et rééquilibrer un système qui « favorise la non-activité au détriment de l’activité ».
Au cœur de son projet : redonner aux Français la maîtrise de leur destin.
« Les Français doivent être propriétaires de leur vie, de leur pays et de leur retraite. »
Stopper l’illusion des dépenses publiques
Sur les aides face à la hausse des carburants, il rejette toute logique de subventions généralisées :
« Les chèques publics sont des chèques sans provision. »
Derrière les annonces gouvernementales, il dénonce une réalité plus dure :
« Ce n’est pas un plan de financement, c’est un plan de prélèvement. »
Autrement dit, une politique qui pèse sur le pouvoir d’achat tout en reportant la charge sur les générations futures.
Au-delà des appareils politiques
Enfin, sur la recomposition de la droite, David Lisnard refuse les logiques d’appareil :
« Ce qui compte, ce n’est pas la droite : c’est de redresser la France. »
Un message cohérent avec sa stratégie : dépasser les structures partisanes pour bâtir une offre politique de rassemblement autour d’un projet de transformation.
Une ligne constante : liberté, responsabilité, redressement
De la liberté de travailler à la réforme du modèle social, en passant par la critique des dépenses publiques, David Lisnard trace une ligne claire : sortir des demi-mesures.
Refus du déni, refus des artifices, refus de l’immobilisme.
Et une conviction centrale : le redressement passera par le courage politique et la responsabilisation des Français.