« Le gouvernement est prisonnier de ses impuissances »

Invité de Sud Radio mercredi 29 avril, David Lisnard a livré une analyse sans détour de la crise des carburants. Une intervention qui dépasse largement la seule question du prix à la pompe pour poser un diagnostic plus global : celui d’un pays fragilisé par ses propres choix.

le 29 avril 2026
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Une crise révélatrice

Pour lui, la situation actuelle n’a rien d’un accident. Elle révèle des déséquilibres installés depuis des années : dette massive, fiscalité élevée, dépenses publiques incontrôlées. Autant de facteurs qui privent aujourd’hui l’État de toute capacité d’action efficace.

« Le gouvernement est prisonnier de ses propres turpitudes et de celles des dernières décennies. »

Dans ce contexte, chaque crise devient un révélateur d’impuissance. Et celle-ci pourrait avoir des conséquences bien au-delà du carburant, notamment sur les prix alimentaires, via le coût des engrais et de l’énergie.

Une réponse simple et immédiate

Face à l’urgence, une mesure concrète est avancée : suspendre les certificats d’économie d’énergie, qui représentent environ 17 centimes par litre.

Une décision lisible, applicable immédiatement, et qui permettrait de redonner du pouvoir d’achat sans alourdir les finances publiques.

« Si on veut aider les gens à faire le plein, il faut agir tout de suite. La vie, c’est hiérarchisé. »

Une attention particulière doit aussi être portée aux professions les plus exposées, comme les pêcheurs, déjà fragilisés par l’accumulation de contraintes.

Sortir des illusions

Au-delà des mesures ponctuelles, le constat est plus profond : le modèle actuel ne tient plus.

« Tous les partis veulent nous faire croire qu’on peut revenir aux Trente Glorieuses. Ce n’est pas possible. »

La réalité démographique, économique et sociale a changé. Continuer à promettre le maintien d’un système à bout de souffle revient à entretenir une illusion.

La réponse passe donc par un changement de logique : redonner aux Français la maîtrise de leur revenu, valoriser le travail, libérer l’initiative.

Anticiper plutôt que subir

Autre point central : le manque d’anticipation.

Qu’il s’agisse de l’énergie, de l’agriculture ou des chaînes d’approvisionnement, les signaux existent, mais ne sont pas suffisamment pris en compte.

« On aimerait avoir de la transparence et un gouvernement qui anticipe. »

L’enjeu est de sortir d’une gestion de crise permanente pour retrouver une capacité d’action stratégique.

Le verrou bureaucratique

Mais c’est surtout la bureaucratie qui est pointée comme l’un des principaux freins au redressement.

« Si on veut relancer la France, redonner du pouvoir d’achat, il faut en finir avec la perte d’argent, de temps et de nerfs que provoque cette bureaucratie absurde. »

Normes contradictoires, complexité administrative, lenteur des procédures : cette accumulation pèse sur tous les acteurs économiques et publics.

La ligne est claire : moins de règles, mais des règles plus simples et mieux appliquées.

Ceux qui disent, ceux qui font

Enfin, une distinction nette est posée entre les discours et les actes.

« Quand on disait ça il y a dix ans, on nous traitait de démagogues. Aujourd’hui, ils le reprennent. »

Mais la reprise des idées ne suffit pas. Elle appelle à un examen des faits.

« N’écoutez pas ceux qui vous le disent. Regardez ce qu’ils ont fait. Regardez ce qu’ils font. »

Une manière de replacer la cohérence et la constance au cœur du débat politique.

Retrouver un cap

Derrière cette intervention, une ligne se dessine : sortir de l’impuissance, rompre avec les illusions, et redonner un cap clair.

« Ce qui m’importe, c’est que mes enfants puissent se projeter en France, que la France retrouve sa grandeur et qu’on retrouve notre liberté, notre responsabilité. »

Une ambition qui repose sur un principe simple : remettre la liberté et la responsabilité au cœur du fonctionnement du pays.

Conseil municipal : Cannes accélère sur le commerce de proximité, la culture et le cadre de vie

Réuni lundi 27 avril 2026 sous la présidence de David Lisnard, le Conseil municipal de Cannes a adopté plusieurs mesures concrètes en faveur du dynamisme économique, de la transmission mémorielle et de la qualité de vie des habitants.

Cannes le 28 avril 2026
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Parmi les décisions structurantes, la Ville étend son plan de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité au boulevard Carnot. Grâce au droit de préemption sur les baux et fonds commerciaux, la municipalité entend lutter contre la vacance et favoriser l’installation d’activités de qualité. Une méthode déjà éprouvée dans les quartiers République et La Bocca, où 17 acquisitions ont permis l’implantation de 14 nouveaux commerces.

La transmission de la mémoire était également à l’ordre du jour. La Ville souhaite mieux faire connaître aux collégiens la figure de Hélène Vagliano, résistante cannoise assassinée en 1944. Des exemplaires d’un ouvrage retraçant son parcours seront mis à disposition dans les établissements scolaires, dans le cadre de la politique municipale d’éducation artistique et culturelle.

Cannes confirme par ailleurs son ambition sportive et événementielle. Le skatepark de la Roseraie accueillera du 8 au 10 mai une étape de la Coupe de France de skate, dans le cadre du programme « Cannes Capitale du Sport en Plein Air ». Les Nocturnes Cannoises, rendez-vous estival emblématique, feront également leur retour tout l’été dans plusieurs quartiers de la ville.

Sur le plan culturel, une exposition exceptionnelle célébrant les 20 ans de présence de Madame Figaro à Cannes sera installée en mai sur le cours Félix Faure, autour du thème « Mode & Cinéma ».

Enfin, la municipalité renforce son engagement en faveur du bien-être animal en conventionnant avec l’association « Instinct AniMal – SOS Faune Sauvage », afin d’améliorer la prise en charge des animaux sauvages en détresse.

À travers ces délibérations, Cannes poursuit une ligne claire : agir concrètement pour le quotidien des habitants, valoriser son attractivité et transmettre ses valeurs.

Cannes lance sa centrale d’énergie marine : une écologie concrète au service du territoire

La construction de la centrale souterraine de thalassothermie de Cannes est officiellement lancée. Porté par l’Agglomération Cannes Lérins et son président David Lisnard, ce projet permettra, à partir de l’automne 2027, d’alimenter en chauffage et climatisation plus de cinquante bâtiments de la Croisette et du centre-ville, dont de nombreuses copropriétés, hôtels et équipements publics.

Cannes le 27 avril 2026
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Reposant sur l’exploitation des calories et frigories de la Méditerranée, ce réseau couvrira 75 % des besoins énergétiques en énergie renouvelable. Il permettra d’éviter chaque année 10 800 tonnes de CO₂, tout en offrant aux abonnés une baisse durable de leur facture pouvant atteindre 15 %, indépendamment des fluctuations des marchés énergétiques.

Comme le souligne David Lisnard :

« Nous avons la chance de disposer d’une ressource locale, abondante et précieuse : la Méditerranée. Ce joyau naturel nous permet de répondre aux besoins thermiques des Cannois en utilisant les frigories et calories de la mer. Grâce à la centrale de thalassothermie, nous serons en mesure de valoriser cette énergie renouvelable en diminuant de 10 800 tonnes les émissions de CO₂ chaque année et en réduisant durablement la facture jusqu’à 15 % pour les abonnés. Pour Cannes, c’est une action écologique et économique qui favorise l’autonomie énergétique et protège le revenu des habitants. »

Entièrement enterrée sous la Roseraie et raccordée à la mer par des conduites sous-marines, la centrale a été conçue pour s’intégrer pleinement dans son environnement et préserver les équilibres naturels. Le projet, confié à ENGIE Solutions dans le cadre d’une délégation de service public, représente un investissement de 55 millions d’euros, en grande partie soutenu par des dispositifs nationaux.

Avec cette réalisation, Cannes confirme une stratégie engagée depuis 2023 : développer des réseaux énergétiques locaux, écologiques et performants. Une approche pragmatique qui conjugue transition environnementale, souveraineté énergétique et protection du pouvoir d’achat.

Arménie : la mémoire comme devoir, l’engagement comme exigence

À l’occasion du 111ᵉ anniversaire du génocide arménien, David Lisnard a présidé la cérémonie de commémoration ce 24 avril 2026 au Jardin d’Arménie, sur la Croisette.

Cannes le 27 avril 2026
ARMÉNIE

Devant la stèle des Arméniens, il a rappelé avec force la réalité historique du Medz Yeghern, « le premier génocide du XXᵉ siècle », planifié et exécuté par le pouvoir Jeune-Turc en 1915, causant la mort de près d’un million et demi d’Arméniens. « Ce ne fut pas un dérapage, mais une politique d’État », a-t-il souligné, réaffirmant la nécessité de reconnaissance, de justice et de mémoire.

Insistant sur la place de la communauté arménienne dans la nation, David Lisnard a salué « un modèle d’intégration républicaine », rappelant que cette mémoire dépasse les origines pour appartenir pleinement à la conscience nationale. Une mémoire vivante, portée par une diaspora qui démontre que l’assimilation n’efface pas, mais accomplit.

Mais le maire de Cannes a également voulu dépasser le seul hommage historique pour alerter sur la situation actuelle de l’Arménie. Il a dénoncé le nettoyage ethnique du Haut-Karabakh en 2023, qui a contraint plus de 100 000 Arméniens à l’exil « dans un silence européen qui restera comme une tache ». Évoquant les tensions persistantes avec l’Azerbaïdjan, il a mis en garde contre une paix conditionnée à des concessions imposées au peuple arménien.

Dans un contexte international instable, marqué par les rapports de force au Caucase et au Moyen-Orient, David Lisnard a appelé à une prise de conscience stratégique : « Notre sécurité se joue autant à Erevan qu’à Kiev ou à Beyrouth. » Il a exhorté la France et l’Europe à être au rendez-vous, tant par devoir que par intérêt, notamment en soutenant l’Arménie dans son orientation européenne et en protégeant les équilibres fragiles de la région.

Plus largement, il a dénoncé les logiques d’abandon face aux puissances autoritaires, rappelant que « la concession ne rassasie pas le tyran : elle l’affame davantage ».

Concluant son allocution, David Lisnard a appelé à joindre « à la mémoire la promesse » : celle de ne pas laisser l’Arménie seule face aux menaces, de défendre les peuples et les modèles de coexistence, et de réaffirmer le rôle de la France et de l’Europe dans le monde.

Cannes honore la mémoire des déportés et réaffirme son devoir de transmission

Le dimanche 26 avril, à l’occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, David Lisnard a présidé la cérémonie officielle devant le Monument aux morts de l’Hôtel de Ville de Cannes.

Cannes le 27 avril 2026
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Comme chaque année, ce moment solennel a rassemblé élus, autorités civiles et militaires, ainsi que de nombreux citoyens venus rendre hommage aux victimes de la barbarie nazie et honorer la mémoire des déportés. Un temps de recueillement empreint de gravité et de transmission, fidèle à l’esprit de cette journée nationale.

Dans son allocution, le maire de Cannes a rappelé avec force l’exigence morale que constitue la lutte contre toutes les formes de racisme, dénonçant une abjection incompatible avec les valeurs universalistes de la République. Il a insisté sur la nécessité d’une mémoire vivante, qui ne se limite pas aux cérémonies mais se prolonge par des actes concrets.

Évoquant l’histoire locale, David Lisnard a rappelé qu’entre 1942 et 1944, 167 Juifs cannois, du plus jeune enfant au plus âgé, furent arrêtés et déportés, la plupart sans retour. Pour honorer leur mémoire, il a annoncé l’érection prochaine d’une stèle portant leurs noms sur un lieu public de la ville.

Au-delà de l’hommage, ce discours s’est voulu un appel à la responsabilité collective. « La mémoire était un legs, elle devient un choix », a-t-il souligné, plaidant pour une mémoire active tournée vers l’avenir et au service de la transmission des principes fondamentaux, liberté, égalité, dignité humaine.

Par cette cérémonie, Cannes réaffirme ainsi son attachement à une mémoire exigeante, indissociable du combat permanent pour les valeurs de la République.

« Quand il fait 40 degrés, il faut du bon sens » : à Cannes, la climatisation s’installe peu à peu dans les écoles face aux fortes chaleurs

À l’école Alexandre Dumas, à Cannes La Bocca, deux climatiseurs viennent d’être installés dans le réfectoire pour améliorer les conditions d’accueil des élèves lors des fortes chaleurs. Une solution concrète, qui s’impose progressivement dans les établissements scolaires mais interroge sur la place de la climatisation face à la hausse des températures. Un article de Nice-Matin.

Cannes le 27 avril 2026
DL école

Les premières chaleurs s’installent doucement sur la Côte d’Azur et dans les salles de classe, elles annoncent déjà des semaines plus difficiles.

À l’approche de l’été, certaines pièces vont rapidement se transformer en véritables fournaises, rendant l’apprentissage plus compliqué.

À Cannes, la municipalité avance déjà une réponse concrète, quitte à relancer le débat : la climatisation peut-elle devenir une solution face à l’augmentation des températures dans les écoles ?

À l’intérieur de l’établissement Alexandre Dumas, à La Bocca, les travaux ont été engagés dans cette voie pendant les vacances de printemps.

Dans le réfectoire, deux climatiseurs ont ainsi été installés.

« Le but, c’est d’avoir des pièces plus fraîches pour se retrouver, explique le maire David Lisnard. L’endroit pourra aussi servir de solution de repli pour faire classe lorsque la chaleur devient trop importante. »

Cette installation s’inscrit dans le « Plan Fraîcheur » lancé en 2020. Depuis, près de 6,5 millions d’euros ont été engagés par la Ville, entre végétalisation, adaptation des bâtiments et équipements.

Et la dynamique tend à se poursuivre. À terme, sept nouvelles écoles cannoises doivent être équipées de systèmes de climatisation.

Un choix assumé au nom du pragmatisme

Le recours à la climatisation est revendiqué, mais reste encadré.

« Quand on peut éviter, c’est toujours mieux, reconnaît David Lisnard. Mais il y a des bâtiments des années 60-70 où, si vous ne mettez pas de climatisation, ça peut monter à plus de 40 degrés. Et quand il fait 40 degrés, il faut du bon sens. »

Le maire défend une approche au cas par cas. « On est très pragmatiques. On adapte la solution au bâti, à l’exposition. »

Chaque école dispose ainsi d’une ou deux pièces rafraîchies, sans chercher à équiper l’ensemble des classes. En parallèle, la ville explore d’autres pistes.

Des peintures expérimentales, testées dans certaines écoles, pourraient permettre de réduire la température intérieure de 3 °C.

Une solution moins énergivore, mais dont l’efficacité reste à confirmer.

« Ils sont obligés de rassembler les enfants »

Du côté des parents, le constat est partagé. « Avec les fortes chaleurs, c’est difficile pour les élèves de suivre et de travailler dans de bonnes conditions », souligne Claire Godart, présidente des parents d’élèves.

La demande de climatisation émane d’ailleurs des équipes éducatives elles-mêmes.

Dans certaines classes, notamment en maternelle, des regroupements dans des salles déjà équipées sont devenus indispensables lors des pics de chaleur.

« Ils sont obligés de rassembler les enfants », précise-t-elle.

Reste une réalité bien connue dans le Sud : « On sait aussi que la chaleur fait partie de notre quotidien », nuance la représentante des parents.

Cette réponse par la climatisation s’impose donc progressivement comme un choix d’équipement face à des écoles de plus en plus exposées aux fortes chaleurs.

Une solution concrète, qui ne fait pas disparaître la question de l’adaptation au climat, mais qui la rend de plus en plus immédiate.

 

Retrouvez cet article sur le site de Nice-Matin en cliquant ici.

«Ce qui compte, c’est la France»

Invité de BFM TV face à Marc Fauvelle, le 20 avril, David Lisnard a livré une intervention qui tranche avec les réflexes dominants du débat public. À rebours des postures et des commentaires à chaud, il a défendu une ligne constante, celle d’une politique ancrée dans le réel, structurée par les faits et guidée par la responsabilité.

le 22 avril 2026
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Interrogé sur la situation internationale et les initiatives de Donald Trump, Lisnard refuse toute lecture simpliste. Le sujet n’est pas de juger mais de comprendre les intérêts en jeu. La France, rappelle-t-il, dépend directement de la stabilité de certaines zones stratégiques, notamment pour ses approvisionnements énergétiques et la sécurité des voies maritimes. Dans ce contexte, laisser une fenêtre à la négociation peut constituer un signal positif, à condition qu’elle s’inscrive dans une stratégie cohérente. Derrière cette analyse, une idée claire se dégage : la politique étrangère ne peut être guidée par l’émotion, mais par une lecture lucide des rapports de force.

Cette exigence de lucidité irrigue également son approche des enjeux économiques. Face à la hausse des prix du carburant, il récuse les réponses faciles et les solutions d’affichage. Sa proposition, déjà formulée depuis plusieurs semaines, repose sur la suspension des certificats d’économie d’énergie. Une mesure technique, peu visible politiquement, mais immédiatement efficace sur le prix à la pompe. Surtout, elle présente à ses yeux un avantage décisif : elle n’aggrave pas la dette publique. Dans un pays fragilisé par des décennies de déficits, Lisnard rappelle que toute décision a un coût, et que ce coût ne peut être systématiquement reporté sur les générations futures.

Le même souci de cohérence guide son diagnostic sur l’État. Le paradoxe français est connu mais rarement assumé avec autant de clarté : des dépenses publiques parmi les plus élevées au monde, pour des services souvent jugés défaillants. Pour Lisnard, le problème n’est pas tant le niveau de dépense que sa mauvaise allocation. L’État est omniprésent là où il freine l’action, et insuffisant là où il devrait être pleinement engagé. Cette dérive s’incarne notamment dans la multiplication des structures administratives, qui diluent les responsabilités et complexifient la prise de décision. La conséquence est directe : une perte d’efficacité qui pénalise l’ensemble du pays.

La séquence où il met en scène la destruction de formulaires administratifs s’inscrit dans cette critique. Loin d’un simple geste symbolique, elle vise à illustrer un phénomène profond. L’accumulation de normes, loin de protéger, finit par entraver. Elle ralentit les projets, décourage les initiatives et pèse sur l’activité économique. À ses yeux, cette complexité a un coût concret, mesurable en croissance perdue et en opportunités manquées. Simplifier ne relève donc pas d’un slogan, mais d’une nécessité économique et sociale.

Sur le plan politique, Lisnard assume également une ligne de rupture. Après son départ des Républicains, il appelle à une recomposition fondée sur la confrontation démocratique plutôt que sur les accords d’appareil. L’idée d’une grande primaire ouverte de la droite et du centre vise à clarifier les projets et à faire émerger des candidatures sur la base d’une légitimité réelle. Dans un paysage fragmenté, il considère qu’on ne peut plus se contenter de désignations internes déconnectées du terrain. La crédibilité d’une offre politique passe désormais par la transparence et la compétition des idées.

Enfin, c’est une réflexion plus large sur le travail et le modèle social qu’il propose. Le système actuel, selon lui, ne valorise plus suffisamment l’effort. Entre des charges élevées et un niveau de rémunération qui ne reflète pas toujours l’investissement des individus, l’incitation à travailler s’affaiblit. Lisnard plaide pour un rééquilibrage qui redonne du sens au travail, en augmentant le revenu net et en allégeant les contraintes pesant sur l’activité. Sa position sur le 1er mai, qui consisterait à maintenir le caractère férié tout en permettant à ceux qui le souhaitent de travailler, s’inscrit dans cette logique de liberté encadrée.

Au fil de l’entretien, une cohérence se dessine. Refus du déni, refus des solutions de facilité, refus des illusions budgétaires. À l’inverse, une volonté de hiérarchiser les priorités, d’assumer les choix et de replacer la responsabilité au cœur de l’action publique. À travers cette intervention, Lisnard ne se contente pas de commenter l’actualité. Il esquisse une méthode et une vision, fondées sur une conviction simple : la France peut réussir à condition de sortir de ses contradictions.

«Je veux être patron, je me fous de mon image sociale» : David Lisnard expose sa vision pour 2027

Invité sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC ce 21 avril, David Lisnard a clarifié ce qui distingue sa démarche dans la perspective de 2027 : une volonté assumée de décider, de rompre avec l’impuissance publique et de porter un projet de transformation profonde.

le 21 avril 2026
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« Ce que j’aime, c’est décider, être patron. »

Une formule directe, loin des postures convenues, qui résume une conviction : la France ne manque pas de discours, elle manque de décisions.

Rompre avec l’impuissance politique

David Lisnard ne s’inscrit pas dans une logique de carrière. Il le revendique clairement : refuser les postes sans pouvoir réel d’action, refuser les compromis qui empêchent de réformer, refuser l’illusion de gouverner sans transformer.

« Un poste de ministre, c’est magnifique… mais seulement si vous pouvez décider. Aujourd’hui, vous ne décidez de rien. »

Ce constat alimente sa candidature : proposer une alternative à une classe politique qu’il juge enfermée dans ses propres limites, incapable de rompre avec un modèle à bout de souffle.

La bureaucratie, cœur du problème français

Au centre de son diagnostic : la bureaucratie.

Non pas comme un concept abstrait, mais comme une réalité quotidienne qui bloque, ralentit et appauvrit.

« La bureaucratie, c’est l’impôt invisible que personne ne vote et que tout le monde paie. »

Normes contradictoires, procédures interminables, inflation réglementaire : pour David Lisnard, la France est devenue un pays où l’on empêche d’agir a priori plutôt que de sanctionner a posteriori.

Sa ligne est claire :

moins de règles inutiles, plus de responsabilité, plus de confiance.

Un changement total de logiciel

Face aux promesses répétées de “choc de simplification”, il dénonce un échec systémique :

« À chaque fois, c’est plus compliqué. »

Pourquoi ? Parce que ceux qui produisent la norme sont les mêmes que ceux à qui l’on demande de la réduire.

D’où sa rupture :

un changement de logiciel complet, fondé sur la liberté d’action, la responsabilité individuelle et un État recentré sur ses missions essentielles.

C’est dans cette logique qu’il a créé Nouvelle Énergie, pour porter une vision différente, en dehors des cadres politiques traditionnels.

Libérer pour mieux rémunérer

La débureaucratisation n’est pas une fin en soi. Elle est un levier.

« Si vous voulez mieux payer les médecins, les enseignants, les soignants, il faut moins de bureaucratie. »

Autrement dit : réorienter les ressources vers ceux qui produisent, soignent, enseignent, plutôt que vers un système administratif devenu hypertrophié.

Une logique cohérente avec son objectif :

restaurer la valeur du travail et de l’effort.

Des réformes structurelles assumées

David Lisnard assume des propositions de fond, souvent évitées dans le débat public :

•désindexation des retraites les plus élevées pour engager une transition vers la capitalisation

•remise en cause du principe de précaution dans la Constitution

•suppression de la carte scolaire, qu’il considère comme une machine à reproduire les inégalités

•réduction massive de la dépense publique

Sa méthode : dire clairement ce qu’il faut faire, plutôt que contourner les difficultés.

Rétablir l’exigence de gestion

Pour le président de Nouvelle Énergie, la question budgétaire est centrale.

Avec 900 milliards d’euros de dépenses sociales et des résultats insuffisants, il appelle à un retour à une logique simple : l’efficacité.

« Si on n’est pas capable de réduire de 5 à 10 % une dépense, ce n’est même pas la peine de se présenter. »

Une approche inspirée du réel : gérer l’argent public avec la même exigence que dans une entreprise ou une collectivité.

Une ligne : décider, réformer, assumer

À travers cette intervention, David Lisnard confirme la singularité de sa démarche :

assumer la décision, refuser l’immobilisme, proposer une transformation profonde.

Pas de promesses faciles.

Pas de demi-mesures.

Mais une conviction : la France peut se redresser à condition de rompre avec ses blocages.

Et de retrouver ce qui fait la force des nations qui avancent :

la liberté, la responsabilité… et le courage de décider.

Le city stade du Riou retrouve des couleurs

Inaugurés mercredi 15 avril 2026, les travaux de rénovation permettent aux jeunes de retrouver leur terrain de jeu. Un article paru dans Nice-Matin.

Cannes le 21 avril 2026
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Le ballon fusait déjà, hier, sur le nouveau gazon synthétique, encore sablonneux, du city stade du Riou. Au cœur du quartier, l’inauguration a rapidement laissé place à ce qui compte vraiment ici : jouer. Loin du protocole, les jeunes ont repris possession du terrain, transformant cet équipement municipal en véritable point de ralliement. Depuis sa rénovation, le site du boulevard du Riou attire davantage. Nouveau revêtement synthétique, tracés nets, palissades renforcées : pour les habitués, la différence est immédiate.

« C’est mieux qu’avant, ça donne envie de venir tous les jours », glisse un jeune, entre deux actions, avant qu’un autre enchérisse : « On retrouve tous les copains du quartier, même ceux qu’on ne voit pas à l’école. »

Accessible en libre-service de 9 h à 21 h, le terrain est devenu un espace essentiel pour ces jeunes, souvent en manque d’infrastructures. « Au moins, ça nous sort de l’appartement », confie l’un d’eux. Ici, football, basket ou volley s’enchaînent au fil des heures, avec une règle tacite : chacun attend son tour. « Des fois, les grands prennent le terrain, mais on essaie de jouer le plus longtemps possible », raconte un plus jeune, sourire aux lèvres.

Pour les parents, l’enjeu dépasse le simple loisir. « C’est important pour les enfants du quartier. Ça leur permet de se dépenser et de ne pas rester enfermés », souligne une mère de famille. Mais tous insistent aussi sur la nécessité de préserver un cadre sécurisé. « On veut que ça reste un endroit tranquille », insiste-t-elle.

Un équipement qui sera mis sous surveillance

Derrière cette rénovation, portée par la municipalité dans le cadre de son programme en faveur du sport de proximité, l’objectif est clair : offrir des espaces de pratique accessibles tout en évitant leur détournement. « Il faut des équipements pour la jeunesse », a rappelé le maire, David Lisnard, lors de l’inauguration, évoquant aussi les problématiques de nuisances et d’occupation nocturne.

Si le terrain est très fréquenté en journée, certains débordements persistent tout de même de nuit « Il y a encore des jeunes qui forcent le portail après la fermeture », regrette un parent. Une situation qui inquiète certains riverains, soucieux de ne pas voir cet équipement remis en question. « On ne voudrait pas que ça finisse par fermer à cause de ça. »

Pour répondre à ces préoccupations, la Ville prévoit un renforcement des dispositifs de sécurité avec, notamment, la présence accrue de patrouilles de police municipale et l’installation de caméras autour du city stade. En parallèle, des actions d’animation vont être développées, notamment avec Cannes Jeunesse, qui se situe à proximité, afin d’encadrer davantage l’utilisation du site. Au Riou, le city stade est déjà redevenu le rendez-vous des jeunes du quartier. Reste à en faire un cadre qui tienne dans la durée.

Face aux trafics, la réponse est claire : agir

À Cannes, la lutte contre la délinquance n’est ni un slogan ni une posture. C’est une action continue, méthodique, déterminée. Récemment, une 9e opération de police menée à proximité de la résidence Cannes Beach en est une illustration concrète.

Cannes le 21 avril 2026
Police

À la demande de David Lisnard, le Procureur de la République a autorisé un renforcement des dispositifs de contrôle. Résultat : des opérations ciblées, des contrôles systématiques de véhicules et de piétons, une présence accrue des forces de l’ordre. Rien n’est laissé au hasard.

Occuper le terrain, restaurer l’ordre

Cette stratégie repose sur une conviction simple : la présence dissuade. Là où l’État recule, les trafics s’installent. À l’inverse, quand les forces de l’ordre occupent le terrain, l’ordre républicain reprend sa place.

À Cannes Beach, ces opérations s’inscrivent dans une action plus large :

•présence renforcée de la police municipale

•rachat et rénovation d’appartements

•reprise du syndic par Cannes Lérins Habitat

Autrement dit : traiter à la fois les symptômes et les causes.

Une ligne claire : fermeté et constance

À Bocca centre, Ranguin, La Frayère, Le Riou, République ou encore en centre-ville, la même méthode est appliquée : intensité, régularité, coordination entre police nationale, municipale et justice.

Une exigence : que chacun prenne sa part

Les forces de l’ordre font leur travail, avec engagement et efficacité. Elles doivent être soutenues. Mais la chaîne ne s’arrête pas là : la justice doit, elle aussi, tenir son rôle, avec fermeté.

Car la sécurité n’est pas négociable. Elle est la condition de tout : la tranquillité, la dignité, la qualité de vie.

Ne rien lâcher

Face aux trafics, face à la délinquance, face au renoncement trop souvent observé ailleurs, Cannes assume une ligne : agir, persévérer, ne jamais céder.