33 bacheliers cannois primés pour leur mérite et leur excellence scolaire
La Mairie de Cannes met à l’honneur l’excellence scolaire en attribuant chaque année le prix de l’Excellence Éducative Jacqueline de Romilly. Après avoir salué en juillet les bacheliers cannois ayant décroché la mention Très bien, David Lisnard a remis, lundi 25 août, cette bourse au mérite à 33 lauréats de la promotion 2025 lors d’une cérémonie à l’Hôtel de Ville.
Créée en 2015, cette distinction récompense des élèves dont le parcours allie talent, effort et projet académique ambitieux. Le jury, réuni le 7 août, a examiné les dossiers des candidats en tenant compte de leur parcours scolaire, de leur mérite personnel, de leur projet d’études supérieures et de critères sociaux.
D’un montant pouvant atteindre 3 000 euros, renouvelable une fois sous condition de réussite à la première année d’études, cette bourse constitue un soutien concret aux élèves cannois désireux de poursuivre des formations exigeantes telles que les classes préparatoires aux grandes écoles, la médecine, les filières scientifiques ou encore sciences politiques.
Depuis sa création, 330 jeunes ont bénéficié de ce prix, symbole de la volonté de la municipalité de promouvoir la méritocratie et l’égalité des chances à travers la reconnaissance du travail et de l’engagement scolaire.
« La bourse municipale Jacqueline de Romilly valorise le travail et l’effort de jeunes de toutes conditions sociales, qui s’engagent dans des études supérieures d’excellence et un parcours particulièrement méritant. L’instruction, l’émancipation, la liberté et la responsabilité sont les piliers d’une société performante, où le mérite doit être encouragé et récompensé. Cette aide financière, fruit d’une volonté municipale, représente un investissement pour l’avenir, au service de l’intérêt général. »
David Lisnard
Le Palais fait tapis sur les économies d’énergie
En recouvrant près de 4000 m2 de toiture de peinture blanche, le Palais mise sur le « coolroofing » pour limiter la chaleur. Une étape de plus vers l’objectif de réduire de 60 % son empreinte carbone d’ici
Cannes inaugure le boulevard Winston Churchill, hommage à une figure de la liberté
À l’occasion du 81e anniversaire de la Libération de Cannes, David Lisnard a inauguré le boulevard Winston Churchill, voie totalement rénovée le long de l’Esplanade Pantiero. Une nouvelle étape dans la volonté de la Ville de rendre hommage aux grandes figures de la liberté et de la démocratie.
Dimanche 24 août 2025, Cannes a célébré le 81e anniversaire de sa Libération en inaugurant une nouvelle voie emblématique : le boulevard Winston Churchill. Situé le long de l’Esplanade Pantiero, ce boulevard rénové et arboré, doté d’une piste cyclable et d’une voie dédiée au BHNS, porte désormais le nom de l’ancien Premier ministre britannique.
Winston Churchill séjournait régulièrement à Cannes, avant et après la Seconde Guerre mondiale, pour peindre le Vieux-Port, la mairie et le Suquet. Mais au-delà de sa passion artistique, il reste l’incarnation de la résistance britannique face à l’Allemagne nazie. Devenu Premier ministre en 1940, il a galvanisé son peuple pendant le Blitz grâce à ses discours puissants, renforcé l’unité des Forces Alliées et joué un rôle décisif dans la victoire de 1945.
Cette dénomination s’inscrit dans la continuité des initiatives portées par David Lisnard pour inscrire dans l’espace public les grands noms de la pensée et de la liberté. Le 27 juin dernier, la place Alexis de Tocqueville et le Cheminement des Penseurs avaient été inaugurés au cœur des Allées de la Liberté rénovées. Ce parcours rend hommage à douze figures majeures de la pensée politique et philosophique, parmi lesquelles Hannah Arendt, Albert Camus, Montesquieu ou encore Georges Orwell.
Avec le boulevard Winston Churchill, la Ville de Cannes poursuit son engagement à transmettre aux jeunes générations les principes républicains et les valeurs universelles de liberté, de responsabilité et de démocratie.
« À Cannes, nous rappelons les valeurs de liberté en attribuant aux rues, bâtiments et ouvrages les noms de grandes figures et personnalités de l’Histoire qui l’ont défendue et promue. La place Alexis de Tocqueville, inaugurée fin juin, en est le plus récent exemple. Winston Churchill, régulièrement en visite à Cannes dans les années 1920 et Citoyen d’Honneur de la Ville de Cannes depuis 1949, incarne cet attachement indéfectible et exigeant à la liberté. Il s’est opposé avec force aux régimes totalitaires, notamment au nazisme. Durant la Seconde Guerre mondiale, il a su galvaniser le peuple britannique, l’exhortant à ne jamais céder face à Hitler. Ses discours ont nourri l’esprit de résistance et illustré son engagement profond en faveur des libertés fondamentales. La liberté n’est jamais définitivement acquise : elle est un combat constant. La situation de notre compatriote, le grand écrivain Boualem Sansal, détenu arbitrairement en Algérie depuis 280 jours, nous le rappelle douloureusement. Les femmes iraniennes, les Afghans et tous ceux qui dans le monde subissent l’oppression ou l’injustice, en témoignent aussi. Le combat de la liberté exige avant tout du courage. Il s’enracine dans la reconnaissance de la responsabilité individuelle et dans la protection de la propriété privée. Cannes est fière d’affirmer et de transmettre ces valeurs dans l’espace public. »
David Lisnard
Une année en musique et en savoir pour les écoliers cannois
La rentrée scolaire 2025-2026 à Cannes s’accompagne de nouvelles initiatives éducatives et culturelles. Fidèle à sa volonté de mettre le savoir et l’instruction au cœur de son action municipale, David Lisnard enrichit le programme pionnier « 100 % Éducation Artistique et Culturelle », initié en 2014 et aujourd’hui repris dans de nombreuses villes de France.
Une rentrée en musique
Cette année, les écoliers cannois découvrent les grands classiques de la musique lors de la pause méridienne. De Mozart à Beethoven, en passant par Ravel et Vivaldi, les enfants sont invités à écouter, comprendre et ressentir ces chefs-d’œuvre universels. Présentées par des animateurs et professionnels, ces séances favorisent l’apaisement, la concentration et la créativité.
Ces actions s’ajoutent aux dispositifs déjà en place : « Orchestres à l’école » à Macé, Vial et Pagnol, et ouverture en septembre 2025 d’une Classe à Horaires Aménagés Musicale (CHAM) à La Frayère, accessible dès le CE1.
Lecture, langues et humanités
La municipalité poursuit également ses actions autour de la lecture, avec la remise de près de 20 000 livres en dix ans et le lancement de la deuxième édition du « trousseau de lecture » pour les enfants de six ans.
Les ateliers de grec, latin et philosophie, plébiscités depuis 2015, se poursuivent et concernent désormais plus de 4 500 enfants.
Enfin, l’apprentissage des langues est renforcé avec 22 heures d’anglais hebdomadaires dans le cadre du programme EMILE.
Valeurs civiques et lutte contre le harcèlement
La transmission des valeurs républicaines reste une priorité : Cannes met pour la première fois à disposition des enseignants une mallette de LEGO® afin que les élèves reproduisent des symboles de la République (Marianne, drapeau, mairie…).
La lutte contre le harcèlement scolaire est également renforcée avec des actions concrètes : formations, ateliers de sensibilisation, colloques, et désormais l’expérimentation du programme Good Behavior Game, après un premier succès en 2024-2025.
Un cadre d’apprentissage apaisé
Depuis 2014, un plan fraîcheur équipe progressivement les écoles. Cet été, les établissements Hélène Vagliano et de la Verrerie ont bénéficié de plantations d’arbres, de potagers pédagogiques, de surfaces en gazon et même de climatisation dans certaines salles.
Jeux et activités
Les jeux de société, reconnus pour leurs vertus éducatives, sont déployés dans les accueils périscolaires et extrascolaires. Pour la rentrée, l’école Maurice Alice I propose des cours d’initiation au bridge, après le succès rencontré dans les classes de Maurice Alice II.
Une priorité claire : l’instruction
En dix ans, la municipalité a consacré l’essentiel de ses investissements aux écoles, avec notamment le groupe scolaire Jacqueline de Romilly et le Campus Universitaire.
« Depuis 10 ans, les écoles ont été le principal budget municipal. Nous mettons la priorité sur le savoir et l’instruction. C’est la base de l’élévation individuelle. C’est aussi l’intérêt de la société. Les nations qui seront les plus prospères, paisibles et sûres sont celles qui prioriseront l’instruction et l’éducation. »
David Lisnard
David Lisnard fait sa rentrée sur CNews et réunit plus de 700 000 téléspectateurs
Lors de cette intervention, David Lisnard a dénoncé l’inefficacité des réponses politiques face à la gravité de la situation du pays :
« C’est comme si on vous diagnostiquait la peste et qu’on vous prescrivait de l’homéopathie. […] Le mal est bien plus profond, on est à la fin de l’État-providence. On est au bout d’un système. »
Il a également exprimé sa défiance à l’égard de la classe dirigeante actuelle :
« Je ne fais pas confiance à ceux qui depuis des années mènent le pays dans la situation dans laquelle nous sommes et nous font la morale. »
Une rentrée offensive
Pour sa rentrée politique et médiatique, David Lisnard a choisi de parler vrai, sans détour. En alertant sur l’épuisement d’un système et en critiquant ceux qui continuent de donner des leçons après des années d’échec, il trace une ligne claire : refuser la résignation et appeler à un sursaut national.
L’olivier dédié à Ilan Halimi, jeune homme juif assassiné à 20 ans par le « Gang des Barbares », a été tronçonné dans la nuit du 13 au 14 août à Épinay. David Lisnard a réagi avec force et annonce qu’un arbre de mémoire sera planté à Cannes le 24 août prochain.

Un acte ignoble
Dans la nuit du 13 au 14 août, à Épinay, l’olivier dédié à la mémoire d’Ilan Halimi a été profané et tronçonné. Symbole vivant du souvenir de ce jeune homme martyrisé et assassiné en 2006 parce qu’il était juif, l’arbre a été abattu dans un geste odieux qui choque et révolte.
« Dégoût profond. Cette abjecte et minable profanation marque l’étourdissante régression que connaît notre société à cause de groupes fanatisés essentiellement à l’extrême gauche (composée de tant de bobos idiots utiles des islamistes), qui se complaisent dans la fange de l’antisémitisme, du ressentiment, de la jalousie sociale, de la haine ricaneuse de la société et de notre démocratie républicaine, frustrés et aigris, incapables de construire mais destructeurs en meute ; à cause aussi du laisser-aller paresseux, pusillanime, mièvre, aveugle ou cynique, toujours lâche, de trop de nos dirigeants, dans trop de situations, depuis trop longtemps » David Lisnard.
Cannes rendra hommage à Ilan Halimi
En réponse à cet acte inqualifiable, la Ville de Cannes réaffirme son attachement au devoir de mémoire. Dimanche 24 août prochain, un olivier sera planté à Cannes, porteur d’un message de vie et de résistance, accompagné d’une plaque portant l’inscription :
« En mémoire d’Ilan Halimi (1982-2006), victime de l’antisémitisme. »
Cet arbre de mémoire sera installé à proximité de la stèle érigée en hommage aux victimes de la rafle du Vélodrome d’Hiver et aux Justes, inscrivant le souvenir d’Ilan Halimi dans un lieu de recueillement déjà dédié aux martyrs de l’histoire et à ceux qui les ont défendus.
Mémoire et vigilance
« Nous devons préserver la mémoire d’Ilan Halimi et combattre sans relâche l’antisémitisme, qui connaît une recrudescence particulièrement inquiétante » David Lisnard.
À chaque 15 août, Cannes commémore à la fois l’Assomption et une page sombre de son histoire : l’exécution de huit résistants par la Gestapo à la Villa Montfleury en 1944. David Lisnard a rendu hommage à ces héros, et en particulier à Hélène Vagliano, figure cannoise de la Résistance, symbole du courage et du refus de la soumission.

La mémoire des fusillés de la Villa Montfleury
Le 15 août 1944, alors que Cannes vivait sous occupation allemande, huit résistants étaient sommairement fusillés à la Villa Montfleury, réquisitionnée par la Gestapo. Leur sacrifice rappelle le prix payé par celles et ceux qui choisirent de dire non à l’oppression et à la barbarie nazie.
« À travers eux, nous honorons l’engagement et le sacrifice de celles et ceux qui ont refusé la soumission, au péril de leur vie », David Lisnard.
Hélène Vagliano, héroïne cannoise de la Résistance
Parmi ces figures, celle d’Hélène Vagliano reste gravée dans la mémoire collective. Arrêtée à seulement 23 ans, torturée pendant deux semaines sans jamais dénoncer ses camarades, elle fut exécutée le 15 août 1944 avec 22 autres résistants à l’Ariane.
Son engagement clandestin au sein du Bureau central de renseignements et d’action et son rôle dans le réseau Tartane-Masséna témoignent d’une détermination exemplaire.
Son héroïsme lui a valu d’être reconnue Chevalier de la Légion d’honneur, Médaillée de la Résistance et titulaire de la Croix de guerre avec palme. Aujourd’hui, une école et une rue de Cannes portent son nom, perpétuant ainsi sa mémoire.
Une mémoire vivante pour l’avenir
« Il est de notre devoir de faire vivre la mémoire de ces héros, dont le destin a croisé l’Histoire, et qui nous rappellent que la liberté n’est jamais acquise », David Lisnard.
En rappelant chaque année le sacrifice des fusillés de Montfleury et d’Hélène Vagliano, Cannes entretient une mémoire active : celle qui éclaire notre présent, nourrit notre vigilance et nous engage à défendre sans relâche les valeurs de liberté, de dignité et de courage.
Pour la troisième année consécutive, l’Institut Localnova attribue à la Mairie de Cannes la note maximale d’excellence « 3A ». Une distinction nationale qui vient consacrer la stratégie de rigueur bénéfique menée depuis 2014 par David Lisnard : une gestion exigeante, sobre et performante, qui protège les contribuables, prépare l’avenir et permet d’investir massivement dans la qualité de vie.

Une reconnaissance nationale de la bonne gestion cannoise
L’Institut Localnova, référence en matière d’analyse des finances locales, vient de classer Cannes parmi les grandes villes les mieux gérées de France en lui attribuant, pour la troisième année consécutive, la note maximale « 3A » (20/20).
Cette distinction récompense une trajectoire exemplaire, initiée dès 2014 par David Lisnard, qui combine rigueur budgétaire, baisse de la dette, stabilité fiscale et investissements stratégiques.
Des finances saines pour investir et agir
« Des finances saines ne sont pas une fin en soi : elles sont la condition de notre liberté d’action, de la protection des contribuables d’aujourd’hui comme de demain, et de la transmission aux générations futures d’une ville solide, indépendante et capable d’agir quelles que soient les épreuves » David Lisnard.
Cette philosophie de « rigueur bénéfique » se traduit par :
- un désendettement record (-77,5 M€ depuis 2014) et une capacité de désendettement très en-deçà du seuil d’alerte ;
- une stabilité des taux communaux d’impôts locaux pendant 11 ans, assortie d’abattements protecteurs et même d’une baisse de -3,6 % en 2025 ;
- une multiplication par dix de la capacité d’autofinancement (55,92 M€ en 2024 contre 5,48 M€ en 2014).
Des investissements massifs et ciblés
Cette rigueur ne bride pas l’action publique, au contraire. Elle permet à Cannes de maintenir un haut niveau d’investissements (74 M€ en 2024) dans des domaines stratégiques :
- l’embellissement et la sécurisation de la ville (Croisette, Marché Forville, Bocca-Centre, plan Églises, végétalisation) ;
- la modernisation des équipements publics (Palais des Festivals, écoles, crèches, gymnases, salle des fêtes de La Bocca, renouvellement urbain de la Nouvelle Frayère) ;
- le logement (réhabilitation et construction pour les actifs et les personnes âgées) ;
- la culture (rénovation du Centre d’Art de la Malmaison).
Une gestion au service des Cannois
Au-delà des chiffres, cette stratégie traduit une vision : une gestion exigeante, de proximité, qui respecte les contribuables, répond aux besoins réels du territoire et prépare l’avenir. Malgré les ponctions imposées par l’État (157,5 M€ depuis 2014) et les charges lourdes supportées par la commune (pauvreté, risques naturels, attractivité touristique mondiale), Cannes reste une ville solide, performante et tournée vers l’avenir.
« Le protoxyde d’azote, détourné comme gaz hilarant, est devenu un véritable fléau sanitaire, sécuritaire, environnemental et économique. Pourtant, les pouvoirs publics ferment les yeux. » Retrouvez la tribune de David Lisnard, parue dans Ouest-France le jeudi 14 août.

Plusieurs élus et personnalités, dont David Lisnard, François-Xavier Bellamy, Alexandre Jardin et Robert Ménard, appellent le gouvernement à renoncer à la publication du décret sur la programmation pluriannuelle de l’énergie. Une tribune collective parue dans Le Figaro mercredi 13 août.

Après le scandale des ZFE, la crise de la facture d’électricité qui s’annonce est une bombe à fragmentation. Une attaque sans précédent contre notre économie, contre nos vies, avec l’étrange complicité de l’État français. Quelle économie exsangue comme la nôtre pourrait absorber un nouveau doublement – désormais possible – de la facture d’électricité ? 22 % des Français sont dans le rouge à partir du 15 du mois. Plus de 50 % n’arrivent pas à l’équilibre à la fin du mois. On a répertorié 66.422 défaillances d’entreprises en 2024, soit un niveau record en quinze ans (+ 28 % par rapport à 2019). Lucides, nous le voyons.
Et voilà que, dans ce contexte d’extrême fragilité, le gouvernement prépare, dans la moiteur d’un mois d’août, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), qui engage notre avenir énergétique pour… 300 milliards d’euros ! Alors qu’on peine à trouver 40 milliards d’économies dans les dépenses de l’État.
Disons-le sans détour : c’est un hold-up à ciel ouvert, une trahison de l’intérêt des gens et la promesse d’une révolte. Quand vous exécutez les classes moyennes et populaires, elles manquent soudain d’humour. Les protégés l’oublient trop souvent. La facture électrique annuelle des Français pourrait doubler. Pour les artisans, c’est l’asphyxie : un boulanger voit déjà sa facture grimper à 12.000 euros, le double en trois ans. C’est insurmontable. Les TPE, PME, transporteurs, agriculteurs, pêcheurs et commerçants vont aussi être les victimes directes ou indirectes. C’est une condamnation à mort de l’économie locale et nationale.
Logique de subventions massives
Le plan insensé du gouvernement présenté en mars ambitionne de couvrir la France de 20.000 éoliennes terrestres, de hérisser nos côtes de 50 parcs offshore, de multiplier par cinq le solaire… pour produire de l’électricité au mauvais moment, au mauvais endroit, quand le vent souffle ou que le soleil tape, mais pas quand nous en avons besoin. Alors même que notre électricité est déjà presque entièrement décarbonée, grâce à un parc nucléaire qui sera directement fragilisé par l’intermittence de ces énergies renouvelables. Le sujet n’est donc pas l’écologie.
Et pour quoi ? Pour gonfler les marges de ceux qui n’investissent que parce que l’État – c’est-à-dire vous – les subventionne à coups de milliards. On produit à perte, on vend à perte, et ce sont les factures des citoyens fragilisés qui compensent. Inadmissible. Cette logique de subventions massives, sans nécessité d’intérêt public, fausse les signaux de marché, décourage l’investissement privé fondé sur l’innovation et renchérit artificiellement une électricité pourtant censée être abondante et compétitive. Plus on produit, plus le prix de gros de l’électricité s’effondre, plus la compensation que vous payez explose. Le résultat ? Une bombe financière prête à sauter : 248 milliards d’euros si le marché tombe à 50 €/MWh. Plus de 300 milliards si on descend à 40. Une hémorragie de fonds publics qui alimentera l’accise, cette taxe au nom obscur qui tombe directement sur votre facture, cet impôt déguisé dont personne ne vous parle.
On nous vend la PPE3 comme une vision. Mais c’est un mirage, un document technocratique hors sol. La version présentée au mois de mars postule une croissance continue de la consommation électrique jusqu’à 600 TWh en 2035… en organisant la décroissance. Les Français n’achètent plus de voiture électrique par crainte de l’inflation, les industries ferment ou fuient, et la précarité énergétique gagne.
C’est une imposture politique et démocratique : pas une étude d’impact, pas une évaluation environnementale digne de ce nom. Même pas un vote au Parlement, que demandent pourtant légitimement les élus de tous bords qui représentent les Français. Juste un décret qui prépare toutes les crises futures dans le silence de l’été, pensé par une administration hors de contrôle, prête à pénaliser notre compétitivité alors qu’on nous parle de réindustrialiser la France. Une administration prête à désorganiser le fonctionnement du parc nucléaire : pour laisser la priorité d’accès au réseau à l’électricité solaire ou éolienne, les réacteurs devront demain s’arrêter, quand bien même leurs charges de fonctionnement ne seront pas supprimées… Ces variations brutales et répétées accélèrent déjà l’usure des installations, alourdissent les coûts et fragilisent le système. C’est dément.
Réduire le prix de l’électricité décarbonée
Il est encore temps d’agir, de rouvrir le dialogue, de faire de la transition énergétique un projet sain et responsable, partagé et compris. Il est encore temps d’éviter une crise sociale imminente. Temps de dire non. Temps d’exiger :
– L’arrêt immédiat de tout décret sur la PPE.
– La fin de tout financement public pour l’éolien et le solaire, qui n’apportent à notre réseau qu’une intermittence coûteuse à gérer.
– L’organisation à l’Assemblée nationale d’un véritable débat démocratique sur notre avenir énergétique, pas un simulacre. Remettons tout à plat, dans l’intérêt du peuple français, y compris les contrats déjà signés.
– Que seuls les projets ayant un sens économique, écologique et énergétique voient le jour. Aujourd’hui, les éoliennes ne produisent que des subventions. Cet argent, les 15 à 20 milliards par an que l’État entend siphonner, investissons-le dans la souveraineté énergétique, la stabilité tarifaire, l’avenir industriel. Pas dans les profits des marchands de vent et des vendeurs d’illusions. Privilégions l’efficacité économique et la compétitivité de notre tissu productif plutôt que les rentes garanties.
Électrifions les usages ; là est notre avenir. Cela veut dire : travaillons à réduire le prix de l’électricité décarbonée, pas à l’augmenter ! Le bon sens doit revenir de toute urgence.
Signataires : François-Xavier Bellamy (député européen), Nicolas Daragon (maire de Valence), Laurent Jaoul (maire de Saint-Brès et secrétaire général des #Gueux), Alexandre Jardin (écrivain, fondateur des #Gueux), David Lisnard (maire de Cannes), Emmanuelle Ménard (ancienne députée française) et Robert Ménard (maire de Béziers).
Retrouvez cette tribune sur le site du Figaro en cliquant ici.
