Réaction de David Lisnard à la démission du Premier ministre
L’intérêt supérieur de la France commande aujourd’hui qu’Emmanuel Macron programme sa démission. C’est la seule voie pour préserver nos institutions et débloquer une situation devenue intenable depuis la dissolution irresponsable de juin 2024.
L’intérêt supérieur de la France commande aujourd’hui qu’Emmanuel Macron programme sa démission. C’est la seule voie pour préserver nos institutions et débloquer une situation devenue intenable depuis la dissolution irresponsable de juin 2024.
Le président de la République est le premier responsable de ce chaos. Par ses erreurs dans la direction du pays et par sa politique budgétaire, sociale, éducative, sécuritaire et migratoire.
Une nouvelle dissolution n’est pas la solution. Elle prolongerait l’impasse et ne résoudrait rien.
De nouvelles élections législatives devront suivre l’élection présidentielle. Une véritable campagne électorale permettra enfin de confronter démocratiquement des projets clairs et assumés.
L’avenir de la Cinquième République est en jeu. L’avenir de notre pays est en jeu.
La France traverse une urgence budgétaire, fruit de plusieurs décennies d’incurie. Le contexte géopolitique est incertain et dangereux. Les innovations technologiques redéfinissent les rapports de force mondiaux. Notre pays ne peut plus perdre un seul jour.
Le pouvoir doit revenir au peuple, donc aux urnes.
Je porterai, avec Nouvelle Énergie et toutes les personnes qui partagent nos principes de bon sens et de dignité, le projet libéral, sécuritaire et éducatif dont la France a l’impératif besoin.
Il est temps de tourner la page du macronisme. Il est surtout temps de redresser la France.
David Lisnard,
Président de Nouvelle Énergie
La chute de l’agriculture française
La situation de l’agriculture française ne cesse de se dégrader, prise comme elle se trouve entre les normes européennes et françaises qui handicapent sa compétitivité, et de mauvais accords commerciaux qui l’exposent à une concurrence injuste. Une tribune de David Lisnard et Yves d’Amécourt parue sur Atlantico.
Il y a des chiffres qui résonnent comme des coups de tonnerre. En 2024, l’excédent agricole français est tombé à 4,9 milliards d’euros, un plus bas inédit depuis plus de 20 ans. À la fin de l’été 2025, l’excédent cumulé — vins et spiritueux inclus — n’était plus que de 47 millions d’euros. Et pour la première fois depuis cinquante ans, un basculement historique est en passe de se produire : notre pays pourrait finir l’année avec un déficit agricole.
L’excédent commercial agricole, longtemps source de fierté nationale, jouait le rôle d’un bouclier stratégique : quand nos industries manufacturières reculaient et que le déficit commercial global se creusait, l’agriculture restait ce pilier qui tenait encore l’édifice. Le voir s’effondrer aujourd’hui, c’est comme voir se fissurer la dernière arche d’un pont déjà fragilisé.
Ce n’est pas seulement un problème économique. C’est aussi une question d’identité. La France n’est pas qu’un territoire : elle est une somme de terroirs, une culture, un art de vivre, une terre façonnée par des siècles de travail paysan. Quand nos campagnes déclinent, ce sont nos racines qu’on abîme, c’est toute la nation qui vacille.
Nos agriculteurs sont parmi les plus compétents du monde. Ce qui les étouffe, ce sont des chaînes invisibles mais puissantes : normes, coûts, dépendances, choix politiques incohérents.
Chaque semaine, un agriculteur consacre en moyenne neuf heures à remplir des formulaires, répondre à des contrôles, justifier ses pratiques. Neuf heures volées aux champs, aux vignes, aux troupeaux. C’est l’équivalent de cent mille emplois à temps plein absorbés par la bureaucratie.
La France applique non seulement les normes européennes, mais elle y ajoute des exigences supplémentaires. On en a recensé 137 dans le secteur agricole et environnemental. Résultat : un agriculteur français doit respecter plus de contraintes que son voisin allemand ou espagnol, tout en vendant sur le même marché. C’est un suicide économique. Il n’y a pas de libre échange possible sans normes de productions communes.
À cela s’ajoutent de mauvais accords commerciaux. Le commerce international est, depuis des siècles, un vecteur de prospérité et de progrès. Il a permis aux nations de se spécialiser selon leurs atouts naturels et leurs savoir-faire, d’échanger leurs productions complémentaires, de diffuser les innovations techniques d’un continent à l’autre. Par le commerce, les peuples ont accédé à des produits qu’ils ne pouvaient fabriquer eux-mêmes, les prix ont baissé, les revenus se sont élevés, les famines ont reculé.
L’agriculture française en a largement bénéficié : nos vins, nos céréales, nos productions d’excellence ont conquis les marchés mondiaux. Le libre-échange, qui doit reposer sur des règles équitables, demeure un essentiel facteur de développement.
Mais cette approche repose sur un principe fondamental : le refus des distorsions de concurrence. Or aujourd’hui, nous ouvrons nos frontières à des produits fabriqués avec des règles sanitaires, sociales et environnementales bien moins strictes que les nôtres.
Pendant que nos producteurs se battent avec un bras attaché dans le dos, des cargaisons de poulets brésiliens ou de blé traité avec des pesticides interdits ici arrivent sur nos quais.
Il n’y a pas de libre-échange possible sans normes de production communes. L’Europe et la France doivent cesser d’interdire à leurs producteurs ce qu’elles autorisent à l’importation. Soit un mode de production présente des risques avérés pour la santé ou l’environnement : dans ce cas, il faut l’interdire partout, y compris aux frontières, conformément aux règles de l’OMC. Soit il ne présente pas de danger scientifiquement établi, et alors il doit être autorisé partout. C’est une question de cohérence et d’équité.
Aux distorsions de concurrence s’ajoute une dépendance structurelle : nos fermes dépendent massivement de l’étranger pour leurs fertilisants, leur énergie, parfois même leurs semences. Le prix du gaz, du diesel ou des engrais se décide loin de nos frontières, et une variation sur les marchés internationaux peut suffire à faire basculer une exploitation de la rentabilité à la faillite.
Trop souvent, nos produits quittent la France à l’état brut avant d’être transformés ailleurs, puis reviennent sur notre marché… plus chers. Nous exportons des pommes de terre et nous importons des frites. Nous vendons des céréales et achetons des pâtes et de la farine. Nous vendons nos veaux qui sont élevés ailleurs. Nos grumes de bois, deviennent des meubles ou du parquet à l’autre bout du monde. Chaque tonne de matière première qui part sans être transformée, c’est de l’emploi perdu, de la richesse qui s’évapore, et un territoire qui s’appauvrit.
Laisser cette situation perdurer, c’est accepter des campagnes désertées, des fermes qui ferment, des agriculteurs découragés et une perte d’emplois dans l’agroalimentaire et la logistique. C’est aussi accepter que la France oublie que le mot culture vient du mot cultiver.
Nous n’avons plus le temps des demi-mesures. Il nous faut un programme clair, ambitieux, pragmatique. Un programme qui libère nos agriculteurs au lieu de les étouffer. Il faut simplifier l’administration, mettre fin à la surtransposition, relocaliser la transformation, construire une souveraineté énergétique agricole, protéger les revenus et rééquilibrer la fiscalité.
Cette crise n’est pas seulement agricole. Elle pose une question politique fondamentale : voulons-nous être une nation qui produit ou une nation qui dépend ?
Jean d’Ormesson écrivait : « La France est plus grande que la France. » Elle l’est par sa langue, son histoire, sa culture. Mais elle l’est aussi par sa capacité à transformer la terre en paysage, la récolte en tradition, le travail en richesse, l’agriculture en fierté nationale.
Si nous perdons cela, nous perdons plus qu’un excédent commercial. Nous perdons une part de nous-mêmes. Il est encore temps d’agir. De rendre aux agriculteurs la liberté de produire. De rendre à la France la fierté de nourrir sa population et d’exporter.
Retrouvez cette tribune sur le site le site d’Atlantico en cliquant ici.
Nouvelle Énergie mobilisée partout en France
Cette semaine, partout en France, des centaines d’énergies se sont retrouvées pour porter haut les valeurs et les propositions de Nouvelle Énergie.
À Paris, autour de notre Secrétaire générale Alexandra Martin, dans l’Essonne avec notre Porte-voix et sénateur du Rhône Étienne Blanc, dans le Var avec Arnaud Georges, relais Nouvelle Énergie, et avec notre Responsable des élus Anne Sattonnet, les militants et relais étaient une nouvelle fois mobilisés.
Ces rencontres, riches en échanges et en débats, ont permis de rappeler les grands combats de Nouvelle Énergie : une France qui valorise le mérite et le travail, qui libère les énergies créatrices, qui protège son identité et prépare l’avenir par des réformes structurelles courageuses.
Cette dynamique, qui s’exprime sur tout le territoire, illustre la vitalité et la détermination de Nouvelle Énergie à incarner une véritable alternative politique pour redresser la France.
Retrouvez tous les événements à venir de Nouvelle Énergie :
à Metz, Moselle
Tour de France Nouvelle Énergie : Moselle
à Saint-Omer, Pas-de-Calais
Itinérances 62
à Paris
Soirée-débat : "Iran : le combat des femmes, un enjeu universel de liberté"
« Nous devons passer de l’État-providence à l’État-performance »
Mercredi 1er octobre, David Lisnard était l’invité de David Revault d’Allonnes sur Radio J. Au micro de la matinale, il a livré une analyse sans concession de la situation politique nationale.
Il a rappelé que la France traverse une crise profonde, « aggravée par l’absurde dissolution de l’été 2024 », et qu’aucune sortie durable n’est possible « tant qu’on n’aura pas régénéré un cycle démocratique, avec un nouveau président et un nouveau parlement ».
Pour lui, le cœur du problème tient à l’essoufflement d’un modèle :
« Nous sommes à la fin de l’État-providence : il faut construire l’État-performance, un État moderne, qui protège vraiment, qui décentralise, qui responsabilise et qui relance la prospérité. »
Il a également dénoncé la tentation récurrente de nouveaux impôts :
« Le bricolage du Titanic ne l’empêche pas de couler. Flatter l’opinion avec des taxes supplémentaires ne résout rien. La seule justice sociale, c’est de recréer de la production, du travail et de l’investissement compétitif. »
Enfin, interrogé sur l’avenir politique de la droite et sur les municipales, David Lisnard a insisté sur la nécessité de bâtir une véritable alternative démocratique :
« Le pouvoir pour le pouvoir ne sert à rien. Ce qui compte, c’est porter un projet de réformes radicales, puissantes et positives pour la France. »
Hommage aux Harkis : David Lisnard préside la cérémonie à Cannes
À l’occasion de la 23ᵉ Journée nationale d’hommage aux Harkis, David Lisnard a présidé la cérémonie, jeudi 25 septembre, au cimetière de l’Abadie II, à Cannes, en mémoire de ces combattants et de leurs familles.
« En cette heure où tant de forces travaillent à la dissolution de notre Nation, où l’esprit de défaite semble parfois l’emporter sur l’esprit de résistance, l’exemple des harkis doit nous guider. Ils nous rappellent que la France est une géographie, une histoire, une culture mais aussi une idée et une espérance : un peuple qui transcende les couleurs de peau, les conditions sociales et les croyances individuelles. »
David Lisnard
Prévenir les risques majeurs : une action méthodique et constante
Comme chaque année, David Lisnard a présenté le point d’étape des actions de prévention des risques majeurs, en particulier contre les inondations, au sein de l’agglomération Cannes Lérins. Cet exercice illustre la méthode de long terme engagée depuis son élection en 2014, lorsqu’il a décidé de créer une Direction des Risques Majeurs entièrement dédiée à l’anticipation, la prévention et la gestion des crises.
Depuis, de nombreux dispositifs structurants ont vu le jour :
• le Plan communal de sauvegarde et ses déclinaisons à l’échelle intercommunale,
• le dispositif des bénévoles de la réserve communale de sécurité civile,
• le Centre de supervision opérationnel, connecté à des capteurs hydrologiques et pluviomètres,
• la plateforme d’alerte SMS à destination des habitants,
• et des campagnes régulières de sensibilisation dans les écoles, les quartiers et auprès des commerçants.
Les drames passés, comme les inondations meurtrières d’octobre 2015, ont rappelé la vulnérabilité du territoire. Depuis, l’agglomération Cannes Lérins agit avec constance : plus de 54 millions d’euros de travaux réalisés depuis 2016, 165 km de cours d’eau modélisés, 620 km nettoyés, 341 tonnes de déchets retirées, et plus de 215 000 m² de foncier acquis pour lutter contre l’imperméabilisation des sols.
En 2025, ce sont 6 millions d’euros d’investissements supplémentaires qui sont programmés, dans le cadre du Programme d’Action de Prévention des Inondations (PAPI). Parmi les opérations majeures : le recalibrage du cours d’eau de la Frayère, la création de bassins de rétention à Cannes et au Cannet, ou encore le projet des Barnières à Mandelieu pour stocker près de 400 000 m³ d’eau.
Au-delà des chiffres, cette politique illustre une vision initiée dès 2014 : protéger les habitants, le patrimoine et la qualité de vie, tout en préparant le territoire aux conséquences du dérèglement climatique.
Une action déterminée, coordonnée, et poursuivie chaque jour grâce à une direction et des outils pionniers en France.
Des mesures fortes pour Cannes
Lundi 29 septembre, lors de la séance du Conseil municipal, 47 délibérations ont été votées. Autant d’actions concrètes pour améliorer la vie quotidienne des habitants : logement, accès aux soins, protection du patrimoine et accompagnement des agents municipaux.
Logement : optimiser les ressources et créer de nouvelles opportunités
Parmi les décisions phares, plusieurs concernent le logement. Deux immeubles auparavant occupés par des services municipaux seront transformés en résidences principales, avec une garantie de location longue durée. Un autre a été vendu à un bailleur social pour lutter contre l’habitat indigne et créer de nouveaux logements.
David Lisnard a insisté sur la logique de gestion appliquée :
« Une délibération qui pourrait paraître anodine mais qui traduit bien la méthode que nous appliquons à la mairie et qui nous permet de baisser la dette et la fiscalité. Nous avons réduit le nombre d’agents communaux (-401, sans même compter les départs vers l’intercommunalité) grâce à nos gains de productivité. Or, moins d’agents = moins de besoins de locaux = surtout une baisse des dépenses de fonctionnement + “accessoirement” une recette d’investissement par la vente aux enchères de l’immeuble concerné. Au profit des contribuables comme des familles qui vont pouvoir se loger sur le marché privé. »
David Lisnard
Patrimoine et transmission
Le Conseil municipal a également voté la restauration des portes de l’église Notre-Dame de Bon Voyage, dans le cadre du Plan Églises, qui a déjà permis la rénovation d’édifices tels que Notre-Dame d’Espérance, la chapelle de la Miséricorde ou encore Saint-Cassien.
Santé, sécurité et mémoire
Autres décisions marquantes :
•le déploiement d’une plateforme innovante d’accès aux soins pour les personnes isolées,
•la pérennisation du dispositif des Cadets de la Police Municipale,
•l’intégration du Secours Civil Cannes Pays de Lérins au Plan Communal de Sauvegarde,
•la coopération avec l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme pour renforcer la formation des agents municipaux.
Protéger l’archipel de Lérins
Enfin, le Conseil municipal a confirmé l’engagement fort pour la protection du patrimoine insulaire avec le renforcement de l’inscription de l’île Saint-Honorat au patrimoine mondial de l’UNESCO et la demande de classement intégral de l’île au titre des monuments historiques.
Cannes accueille le monde avec le Tax Free 2025
Le Palais des Festivals et des Congrès accueille depuis lundi 29 septembre le Tax Free World Exhibition, salon international du duty-free inauguré par David Lisnard aux côtés de Philippe Margueritte, Tony Parker et Ameca, robot humanoïde impressionnant.
Cannes vit cette semaine au rythme du Tax Free World Exhibition, rendez-vous incontournable de l’industrie mondiale du duty-free. L’édition 2025 a été officiellement inaugurée le lundi 29 septembre par David Lisnard, en présence de Philippe Margueritte, président du TFWA, de Tony Parker et d’Ameca, robot humanoïde de 1,87 mètre, doté de 27 moteurs capables de reproduire les émotions humaines.
Événement emblématique de la vie cannoise, le Tax Free confirme chaque année l’attractivité internationale de la ville. Jusqu’à jeudi, ce sont près de 10 000 visiteurs, venus du monde entier, qui se retrouveront au Palais des Festivals et des Congrès pour échanger, innover et développer un secteur en constante évolution.
Taxe Zucman ou les habits neufs du vieux collectivisme
Face à la démagogie fiscale, partagée de l’extrême gauche au RN, rappelons que l’impôt n’a pas à être moral, il doit être utile et efficace, ce qu’il n’est plus depuis longtemps. Une tribune de David Lisnard parue dans Valeurs Actuelles le 24 septembre 2025.
La France détient le record mondial en matière de taux de prélèvements obligatoires. Si la fiscalité créait la prospérité, nous serions le pays le plus riche du monde. Or, la réalité est cruelle: services publics dégradés, hôpital en crise, école qui s’effondre, économie atone, appauvrissement relatif en termes de PIB par habitant. Le problème n’est évidemment pas le manque de recettes fiscales mais il vient d’un État inefficace et dépensier. Et pourtant, nous assistons depuis des semaines à un détournement d’opinion publique à travers un débat daté et dépassé: taxer les « ultrariches » par le mécanisme de la taxe dite Zucman est ainsi devenu le nouvel étendard de l’égalitarisme fiscal, ce poison collectiviste qui préfère punir la réussite plutôt que favoriser la prospérité.
Comme souvent, ce qui peut paraître séduisant est ici trompeur et dangereux. Les 20 milliards de recettes annoncés relèvent en effet de la fiction comptable. Les estimations sérieuses, intégrant les effets d’évitement et l’exil fiscal, convergent vers 3 à 5 milliards au mieux la première année. Encore moins par la suite.
En réalité, le solde sera négatif car en s’attaquant à la propriété privée, on décourage l’investissement privé et la création de richesses. L’expérience de l’impôt sur la fortune (ISF) devrait nous servir: chaque euro prélevé s’accompagnait de pertes supérieures en capital détruit et en entrepreneurs exilés. L’Allemagne, la Suède, le Dane-mark, l’Autriche, les Pays-Bas ont supprimé leur impôt sur la fortune. La Norvège en fait le constat après des mois d’hémorragie fiscale. Partout, le bilan est identique: fuite des capitaux, destruction d’emplois, recettes dérisoires.
Cette taxe frapperait des actifs illiquides: parts d’ETI (entreprises de taille intermédiaire), actions non cotées, start-up en croissance. Elle confond valorisation et revenus, capital immobilisé et trésorerie disponible. Une entreprise qui réinvestit ses bénéfices n’a pas de liquidités pour payer. La mécanique est implacable: pour s’acquitter de l’impôt, il faut vendre des parts, diluer le capital français et ouvrir la porte aux fonds étrangers. Les vraies victimes ne seraient pas les supposés « ultrariches » qui partiront, ce seraient les salariés qui resteront.
Pour augmenter le pouvoir d’achat, il faut augmenter les revenus. Pour augmenter les revenus, il faut augmenter la production. Et la production précède toujours la distribution. Or, il n’y a pas de production sans capital, et pas de capital sans protection du droit de propriété.
Une telle taxe sur la détention d’actifs non monétisables revient à légitimer une forme de dépossession légale. Ce glissement est à la fois économiquement dangereux et politiquement malsain. Il installe l’idée que l’État a un droit de regard permanent sur ce que vous possédez, même en l’absence de revenus.
Face à cette démagogie fiscale, partagée de l’extrême gauche au Rassemblement national, en passant par tout le spectre politique, il faut rappeler que l’impôt n’a pas à être moral mais qu’il doit être utile et efficace, ce qui n’est plus le cas depuis longtemps. On le sait: trop d’impôt tue l’impôt. À partir d’un certain seuil, il tue le contribuable. Aujourd’hui, l’urgence n’est pas de taxer davantage, la priorité est de dépenser beaucoup moins. La dépense publique atteint un tel niveau qu’elle étouffe l’investissement privé, donc la croissance, donc les recettes futures. Cette réalité économique est vérifiable partout dans le monde.
Taxer le succès aujourd’hui, c’est sacrifier l’avenir. Ne commettons pas cette faute historique. Refusons la confiscation qui appauvrit. Choisissons la prospérité par l’investissement, la propriété et la liberté d’entreprendre.
Pas de pourboire pour l’Etat
Avez-vous envie de laisser un pourboire à l’Etat plutôt qu’au pompiste ou au serveur ? Moi, non. C’est pourtant ce qui est en gestation à Bercy. Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.
Incapable de se réformer pour faire des économies, l’Etat continue de faire littéralement les poches des Français. Toujours aussi créatif quand il s’agit de remplir les caisses qu’il vide aussitôt, il pioche toujours plus profond, là où c’est facile.
Cynisme. A partir de janvier 2026, il s’apprête à franchir un nouveau seuil de cynisme en taxant les pourboires. Oui, les pourboires. Ces quelques euros glissés pour saluer un bon service. Cette gratification modeste et humaine, née de la reconnaissance, non de la contrainte. Ce complément de revenu bienvenu pour ceux qui travaillent dur, souvent pour des salaires modestes, dans des métiers exigeants et mal considérés.
Il faut n’avoir jamais passé une soirée de service en restauration pour envisager une telle mesure. Il faut n’avoir jamais tenu un plateau, assuré des livraisons ou des heures de route, affronté les heures debout, le stress, les clients difficiles, le rythme éreintant d’un double service pour imaginer ponctionner ce qui relève d’un simple geste de gratitude.
Mais dans les bureaux des technocrates, où l’on s’échange plus facilement des tableaux Excel que des poignées de main, le réel n’existe plus. Pour ces gens-là, tout est flux, tout est traçable, tout est taxable. A leurs yeux, un pourboire n’est pas un merci, c’est une niche fiscale.
Le gouvernement prévoit ainsi de ne pas reconduire, à partir de 2026, l’exonération de charges et d’impôts sur les pourboires instaurée en 2022. Une mesure pourtant saluée par l’ensemble du secteur, et utile pour redonner de l’attractivité à des métiers qui peinent à recruter. Les chiffres sont clairs : 83 % des salariés considèrent le pourboire comme un avantage incontournable. Ils sont 41 % à envisager de quitter leur emploi si ce revenu est taxé. Faut-il vraiment aggraver la pénurie de main-d’œuvre dans la restauration pour quelques miettes fiscales ?
Car cette idée est non seulement injuste, mais économiquement absurde. Son rendement budgétaire sera marginal, voire négatif. Ce ne sont pas grâce aux pièces laissées par les clients qu’on comblera un déficit public annuel de 170 milliards d’euros. Ce n’est pas en prélevant quelques euros sur un sourire qu’on réformera l’Etat. Le coût administratif de cette collecte dépassera probablement son rendement.
Spirale infernale. Voilà la spirale infernale de l’inefficacité coûteuse qui pénalise le mérite. Plus l’État est obèse, plus il a faim. Plus il prend de l’argent, plus il est clochardisé. Plus il échoue, plus il ponctionne. Plus il dysfonctionne, plus il surveille ceux qui tiennent encore par le travail.
Il faut une sacrée déconnexion sociale pour penser que quelques euros de pourboire sont un luxe. Mais surtout, il faut manquer singulièrement de courage politique pour aller chercher là ce que l’on n’ose pas récupérer ailleurs.
Ce système est devenu fou. Il confond la fraude et la reconnaissance, le privilège et la récompense, le travail et la rente, la spoliation et l’impôt. Il surveille le serveur plutôt que le fraudeur. Il prétend taxer la générosité quand il faudrait contrôler la corruption, coûteuse et toxique, conséquence de la confusion que génère l’Etat dans l’économie via sa caste nourrie au capitalisme de connivence, celui des circuits opaques de la dépense publique, des copinages bien placés, des passe-droits protégés. Pendant qu’on traque les euros du serveur, on ferme les yeux sur les millions qui s’évaporent dans les méandres de l’administration.
Inefficacité. Ce projet dit tout d’un système usé, rongé par l’inefficacité, incapable de se réformer mais toujours capable de punir ceux qui travaillent dans l’économie réelle, de l’effort et du risque. Cette mesure consacre l’échec d’une vision purement redistributive de la société : au lieu de créer de la richesse, on organise méthodiquement sa confiscation.
On ne demande pas au gouvernement de féliciter les serveurs, chauffeurs, pompistes, coiffeurs ou autres livreurs. On lui demande simplement de ne pas les pénaliser. De ne pas humilier des professionnels par une mesure mesquine et contre-productive.
Liberté. Le pourboire, c’est le dernier espace de liberté dans la relation de service. Un client satisfait gratifie directement celui qui l’a bien servi. Sans intermédiaire. Sans bureaucratie. Sans Etat. C’est précisément ce qui dérange. Cette zone libre de générosité insupportable au Léviathan fiscal. Cette transaction humaine qui échappe à la machine administrative.
Refusons cet Etat soupçonneux et tatillon. Un Etat qui ne croit plus en l’initiative, qui traque ce qui échappe à ses radars, qui taxe ce qu’il ne comprend pas. Un Etat qui étouffe les élans simples – l’effort, le mérite, la générosité – sous prétexte d’équité.
Faudra-t-il demain déclarer les quelques pièces données à une personne nécessiteuse ? Jusqu’où ira cette folie bureaucratique ?
A force de tout vouloir encadrer, cet Etat détruit ce qu’aucune loi ne peut décréter : les ressorts moraux qui tiennent une nation debout – la décence, la reconnaissance, la solidarité librement consentie. Ce ne sont pas des variables fiscales. Ce sont les conditions élémentaires du lien social qu’il nous appartient de reconstruire par le sens de la justice et de la mesure.
Réhabilitons l’effort, allégeons les charges, retrouvons du bon sens fiscal : tout commence par le respect de ceux qui, chaque jour, accomplissent leur part, honnêtement, avec dignité.
Tout comme on ne rétablira pas les comptes publics en faisant les poches des Français, on ne redressera pas le pays en surveillant les pourboires pendant qu’on ferme les yeux sur la fraude et la corruption. On le redressera en ayant le courage de réformer l’Etat, de libérer le travail, de valoriser le mérite. En rendant à chacun ce qui lui appartient : au serveur son pourboire, au citoyen sa liberté, à l’Etat ses vraies missions. Ainsi va la France…