David Lisnard : le plan de paix à Gaza « est conditionné au désarmement du Hamas qui est une organisation terroriste, militarisée, antisémite, qui refuse la coexistence et instrumentalise cyniquement sa propre population »
David Lisnard jette un regard critique sur la situation politique actuelle, dont il impute la responsabilité au Président de la République. Répondant aux questions de Jean-Philippe Moinet, il précise les perspectives qu’il veut tracer et qui passe, à ses yeux, par des « primaires ouvertes » permettant de sélectionner le candidat de la droite et du centre à la prochaine présidentielle. Le Maire de Cannes analyse aussi la situation au Proche-Orient, le plan de paix avancé pour Gaza et estime que la reconnaissance de l’État de Palestine par Emmanuel Macron n’a pas favorisé le plan de paix mais a, selon lui, « affaibli la voix de la France dans la région ».
Le Crif : Comment qualifiez-vous la situation politique actuelle en France ? Les chances d’un compromis autour des options budgétaires du Gouvernement Lecornu vous semblent-elles quasi-nulles à l’Assemblée Nationale ?
David Lisnard : La situation est chaotique et navrante, pour le moins que l’on puisse dire. Cette situation de blocage inédite sous la Vème République, qui nous renvoie aux pires heures de la IVème, est la conséquence directe d’une succession de décisions funestes basées sur des erreurs de jugement du Président de la République. Cela a commencé par cette « étrange dissolution » qui ne fut rien d’autre qu’un référendum sur sa personne, et qu’il a perdu. Et cela se termine, malgré un désaveu cinglant, par son acharnement à vouloir garder la main sur le gouvernement et sur Matignon.
Pour perdurer au nom de la « stabilité », le Premier Ministre s’est mis dans la main du Parti socialiste, renforçant par là même l’instabilité du pays, avec sa surenchère fiscale et dépensière. En ces conditions, un compromis sur le budget à l’Assemblée est possible, d’autant que le fiscalisme et le conformisme semblent très répandus parmi trop de ministres et de députés, de LFI jusqu’au RN, comme on a pu le vérifier lors des débats. Il n’y aura pas de sursaut tant que nous ne réduirons pas les dépenses publiques, et avec elles, le périmètre d’intervention de l’État pour le recentrer sur ses missions régaliennes.
Le Crif : Le « socle commun », qui réunissait le bloc central et LR, semble très affaibli. Pourtant, l’alliance de la droite républicaine et du centre n’a-t-elle pas été la condition des victoires électorales de ces familles politiques ?
David Lisnard : Pour ma part, je ne me suis jamais considéré comme un membre du « socle commun ». Les Républicains avaient tout intérêt à s’emparer des responsabilités lorsque le pouvoir était vacant, au sortir des législatives, compte tenu de la fragmentation politique issue des urnes, afin d’éviter au pays le chaos mortel de l’extrême gauche. Mais aujourd’hui, gouverner avec ceux qui ont été évincés du pouvoir puis remis en place par l’Élysée, pour nous resservir la même politique social-étatiste, relèverait du suicide politique. Comme j’ai pu le dire à plusieurs reprises, il est impensable que la droite républicaine soit la rustine du Titanic car elle doit représenter l’alternance et, ainsi, ne pas en laisser le monopole à l’extrême gauche et au RN. Il est pour cela indispensable qu’elle porte un projet puissant, soutenu par une majorité la plus large possible.
LR seul ne parviendra pas à rassembler tous les électeurs de la droite et du centre, une majorité d’entre eux ayant trouvé refuge dans d’autres formations. C’est pourquoi je propose avec mon parti Nouvelle Énergie une initiative susceptible de réunir ces électeurs, qui sont majoritaires dans le pays, autour de quelques mesures indiscutables pour redresser la France et qui transcendent bien des clivages désormais : la modernisation de l’État, la réduction de la dépense publique, l’instauration d’une retraite par capitalisation, le réarmement de l’État dans ses fonctions régaliennes, une politique migratoire enfin maîtrisée, la reconstruction éducative et culturelle, une grande ambition pour l’instruction publique et une vraie décentralisation. C’est par la force de ce projet, qui tranchera avec la mollesse de l’offre actuelle, que nous ferons l’union.
Le Crif : Mais comment départagerez-vous à LR les candidats à la présidentielle dont vous êtes ?
David Lisnard : L’enjeu dépasse LR et concerne tout le spectre du centre et de la droite. Pour devenir une force d’alternative crédible, il faut se donner une méthode claire, transparente et démocratique pour désigner celui ou celle qui portera un projet présidentiel de redressement national. Comme expliqué, la seule voie aujourd’hui réaliste, c’est une primaire ouverte, sur le modèle de celle de 2016 qui avait mobilisé plus de quatre millions d’électeurs. Mais cette compétition ne peut être un casting sans boussole. Chaque candidat devra s’engager sur un socle de rupture non négociable, fondé sur les objectifs que je viens de vous lister. Cette procédure de désignation doit dépasser les frontières partisanes.
La situation de la France exige que nous ouvrions cette primaire à tous ceux qui partagent les principes de liberté de création, de responsabilité individuelle et d’indépendance nationale. Il s’agit de bâtir une grande entente d’alternance, respectueuse des différences de chacun mais unie autour de l’essentiel. Le seul critère doit être la clarté du projet et la volonté d’agir. Je propose donc un cadre simple : un accord sur des mesures fondamentales et une primaire ouverte pour désigner le candidat et le projet. Une telle méthode permettrait à chacun d’identifier les candidatures ambigües, les postures, les solutions de confort. Le pire serait de rejouer les erreurs du passé : divisions, indécision, confusion. La légitimité du candidat doit venir du peuple, pas d’un cénacle de notables. Telles sont les conditions pour devenir une force d’espérance.
Le Crif : La situation à Gaza est passée de la guerre à une phase politique et diplomatique, avec la libération des otages et un cessez-le-feu. Vous réjouissez-vous ou non de cette nouvelle donne et du plan de paix évoqué, conditionné au désarmement du Hamas et à la fin de sa gouvernance de ce Territoire palestinien ?
David Lisnard : Je me réjouis, bien sûr, de la libération progressive de plusieurs otages israéliens, comme de la restitution des corps de ceux qui ont été assassinés dans des conditions abjectes par le Hamas. C’est une étape indispensable. Et ce n’est qu’un commencement. Le cessez-le-feu actuel, issu de la première phase du plan mis en place par les États-Unis, marque une désescalade bienvenue mais ce cessez-le-feu reste fragile. Rien ne permet encore de parler d’une paix durable. Ce plan a le mérite d’avoir réintroduit des objectifs positifs, avec un rapport de forces et des exigences claires, qui avaient disparu de la diplomatie internationale. Il repose sur une séquence réaliste : d’abord la libération des otages, ensuite le désarmement complet du Hamas, enfin la sortie politique par la mise en place d’une nouvelle gouvernance à Gaza. Cette méthode, validée par plusieurs puissances régionales, redonne un cadre possible à une stabilisation pérenne. Mais tout cela est conditionné au désarmement du Hamas qui est une organisation terroriste, militarisée, antisémite, qui refuse la coexistence et instrumentalise cyniquement sa propre population. Tant qu’il contrôle ce territoire, Gaza restera un foyer d’instabilité chronique et un danger pour Israël.
Ce que ce plan a permis, c’est aussi un fait géopolitique majeur : l’émergence d’un consensus inédit dans plusieurs États musulmans, comme l’Arabie Saoudite, pour conditionner toute reconstruction à la fin du pouvoir du Hamas. Il faut donc saluer cette nouvelle donne avec lucidité : nous sommes à l’entrée d’un processus, pas à sa conclusion. Tout dépendra de la capacité à faire appliquer les conditions posées, sans ambiguïté, et à éviter les replis diplomatiques ou les compromissions tactiques. Il n’y aura de sortie par le haut que si la sécurité d’Israël, la dignité des Palestiniens et la stabilité régionale sont traitées ensemble, sur la base d’un principe simple : aucune paix ne se construit avec ceux qui la combattent et aucune sécurité d’Israël n’est possible avec les néonazis du Hamas à Gaza.
Le Crif : Approuvez-vous la « solution à deux États », qui est la position traditionnelle de la France ? Quelles conditions mettez-vous à la mise en œuvre de cet objectif ?
David Lisnard : La solution à deux États est la position historique de la diplomatie française. Mais la France a toujours assorti cette perspective de trois exigences précises : l’existence d’un gouvernement palestinien légitime et unifié, capable d’assurer l’ordre et de représenter l’ensemble du peuple palestinien ; un cadre territorial défini et accepté par les deux parties ; et bien évidemment un engagement explicite et vérifiable pour la paix, la reconnaissance d’Israël et sa sécurité. J’ai dit à plusieurs reprises que la reconnaissance de la Palestine par le Président de la République en septembre dernier fourvoyait la France. Il ne s’agit pas de contester l’aspiration à un État palestinien, qui est légitime, mais de dénoncer une méthode contraire à toute rigueur diplomatique.
Reconnaître un État qui n’existe pas encore, sans frontières, sans gouvernement unifié et sous la domination d’une organisation terroriste, est une faute. Le Président Macron avait lui-même fixé comme préalable à cette reconnaissance la libération de tous les otages, vivants et morts. Il ne l’a pas respecté. Et il a privé la France d’une arme diplomatique essentielle pour jouer un rôle pacificateur dans la région. Maintenant que la France, qui n’avait pas reconnu d’État palestinien depuis 1948 tout en promouvant le principe de la solution à deux Etats, a reconnu la Palestine dans la foulée du 7 octobre et a reçu pour cela les félicitations du Hamas, qu’a-t-elle à dire et à faire ? Cette décision a légitimé le Hamas, qui a pu se présenter comme un acteur reconnu de fait dans le jeu diplomatique, alors qu’il demeure une organisation terroriste. Elle a affaibli la voix de la France dans la région, en rompant avec la position tenue depuis des décennies, fondée sur la progressivité, le dialogue et les garanties de sécurité. Elle a dégradé notre crédibilité diplomatique, en réduisant la France à un rôle de « figurante bavarde » de la scène internationale.
La seule approche sérieuse reste celle des deux États mais en dernière étape d’un processus diplomatique rigoureux, garantissant à la fois la sécurité absolue d’Israël et la stabilité d’un futur État palestinien né d’un accord régional.
Propos recueillis par Jean-Philippe MOINET. Retrouvez cet entretien sur le site du Crif en cliquant ici.
La dette est le prix de notre soumission, et inversement
En 1956, les Etats-Unis ont contraint le Royaume-Uni à se retirer de Suez en menaçant de vendre leurs réserves de livres sterling. En 2010, la Grèce a dû accepter la tutelle de la troïka. La France n’est pas à l’abri. Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.
Dans le monde réel, il n’y a pas d’indépendance possible sans maîtrise de ses comptes. Avec 3 345 milliards d’euros de dette, un déficit public de 170 milliards en 2024, notre pays a perdu cette maîtrise.
Ce déficit représente 37,8 % de nos recettes publiques. Plus d’un tiers de ce que l’Etat encaisse n’est pas financé par l’impôt mais par l’endettement.
Après avoir emprunté 285 milliards d’euros en 2024, puis 300 milliards en 2025, la France va devoir emprunter 310 milliards en 2026. Encore un record battu.
Dépendance. Cette dépendance aux marchés financiers, devenue structurelle, traduit l’épuisement de notre modèle étatiste, obligé d’emprunter toujours plus pour financer le déficit public et refinancer les dettes qui arrivent à échéance. La dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s le 17 octobre n’est pas la cause mais la conséquence de l’état du marché, c’est-à-dire du degré de confiance que nous accordent les prêteurs.
Cette addiction au crédit a un prix : la charge de la dette atteint 66 milliards d’euros, et devient le premier poste de dépense de l’Etat, devant l’Education nationale et la Défense.
Une autre donnée : 54,7 % de notre dette est détenue par des non-résidents. A titre de comparaison, ce ratio est de10 % pour le Japon, 22 % pour les Etats-Unis, 27 % pour l’Italie, 40 % pour l’Espagne, 50 % pour l’Allemagne.
Or, nous ignorons qui sont ces détenteurs étrangers. La Banque de France ne fournit que des données agrégées et lacunaires. On sait simplement que figurent parmi eux des banques centrales asiatiques, des fonds souverains du Golfe, des gestionnaires d’actifs anglo-saxons.
Opacité. L’opacité est la règle. Et l’opacité n’est jamais source de confiance.
Nos créanciers nous connaissent mieux que nous ne les connaissons. Ils scrutent nos comptes, analysent nos faiblesses, anticipent nos besoins de refinancement, tandis que nous naviguons à l’aveugle.
Cette asymétrie d’information est dangereuse.
Peut-on encore parler d’indépendance nationale quand plus de la moitié de notre dette est entre des mains que nous ne connaissons pas et a fortiori ne maîtrisons pas ? La question est rhétorique.
Les exemples abondent. En 1956, les Etats-Unis ont contraint le Royaume-Uni à se retirer de Suez, en menaçant de vendre leurs réserves de livres sterling. En 2010, la Grèce a dû accepter la tutelle de la troïka. Aujourd’hui, plusieurs pays africains voient leurs politiques dictées par leurs créanciers chinois.
La France n’est pas à l’abri.
Que décidera un Etat créancier si nous menons une politique contraire à ses intérêts ? Quelle pression exercera un fonds souverain sur notre diplomatie, notre politique industrielle, notre régulation numérique ? Quel degré d’autonomie conserverons-nous si, pour éviter une hausse des taux ou une défiance des marchés, nous devons réviser nos choix et renoncer à une décision ?
Menace. Le mécanisme est simple. Un créancier mécontent peut vendre massivement nos obligations, faire monter les taux auxquels nous empruntons et renchérir notre financement. La menace suffit souvent.
C’est le soft power de la dette, la diplomatie obligataire : une influence qui ne dit pas son nom mais pèse sur chaque arbitrage. Le danger est double.
Géopolitique d’abord. Notre politique extérieure devient tributaire d’intérêts étrangers. Nos positions sur Taïwan, l’Ukraine, le Proche-Orient, l’Afrique, peuvent être influencées par la nécessité de ménager nos créanciers.
Démocratique ensuite. Nos choix électoraux peuvent être lus à travers le prisme du risque financier. C’est ainsi qu’en 2022, le gouvernement de Liz Truss au Royaume-Uni a dû démissionner après la réaction des marchés financiers, consécutive à l’annonce d’un plan de baisses d’impôts non financées.
Souveraineté. Une fois la souveraineté budgétaire perdue, chaque gouvernement se retrouve pris entre la sanction des marchés et la tentation de ponctionner ses propres citoyens.
Sous des vocables euphémisés – « mobilisation de l’épargne populaire » ou « contribution exceptionnelle » – se cache une réalité brutale : la captation forcée de l’épargne.
L’histoire récente le montre : confiscation étatique des fonds de pension en Argentine en 2008, ponction sur les dépôts bancaires à Chypre en 2013, hausses fiscales rétroactives et contrôle des capitaux en Grèce en 2010 et 2015. Et depuis 2016, le droit européen autorise les pays membres à ponctionner les dépôts bancaires supérieurs à 100 000 euros dans le cadre d’un renflouement interne pour sauver une banque en difficulté.
Vulnérabilité. Notre vulnérabilité tient à trois facteurs structurels.
D’abord, la fréquence de nos besoins. Avec une maturité moyenne de huit ans, nous devons refinancer 12,5 % de notre stock de dette chaque année, en plus du déficit annuel.
Ensuite, la concentration des détenteurs. Nous l’avons vu : plus de la moitié de notre dette est détenue par des non-résidents, dont 27% hors zone euro. Parmi eux figurent des fonds souverains, des banques étrangères, et une large part de gestionnaires d’actifs ou d’entités privées.
Enfin, l’interconnexion des risques. Une crise bancaire en Chine, une récession américaine, un conflit au Moyen-Orient : tout choc externe se répercute immédiatement sur nos conditions de financement. Nous subissons des crises que nous n’avons pas créées.
Contraintes administratives. On ne sortira pas de cette dépendance et de la dette sans croissance, et il n’y aura pas de croissance tant que nous battrons des records de prélèvements obligatoires, de contraintes administratives et de dépense publique.
Nous avons les moyens concrets d’y parvenir à travers un plan de réduction massive de la dépense publique, à hauteur minimale de 200 milliards d’euros, dont 60 à 80 milliards immédiatement, tout en renforçant les missions régaliennes et les services publics essentiels.
Ces économies ont déjà été identifiées : suppression d’agences et d’opérateurs redondants, réduction de plus de 500 000 postes administratifs, privatisations, rationalisation des aides aux entreprises, suppression des doublons et strates administratives, mise en concurrence des services, réduction de l’aide publique au développement, allocation sociale unique plafonnée, suppression de l’Aide médicale d’Etat, réservation des aides non contributives aux nationaux et étrangers résidant régulièrement depuis au moins cinq ans sur le territoire, convergence des régimes de retraite et introduction d’un étage de capitalisation obligatoire.
Cette politique puissante de redressement de la France ne pourra se faire qu’avec une légitimité forte, donc dans le cadre d’un nouveau cycle électoral complet remettant les choses dans l’ordre : présidentielle et législatives ; le plus vite possible, en laissant quelques mois pour une vraie campagne et une confrontation des projets.
Retrouver la maîtrise de nos finances publiques n’est pas une affaire technique. C’est la condition première de notre liberté. A force de différer les décisions, nous avons transformé la dette en dépendance, et la dépense en impuissance.
La dette n’est pas qu’un fardeau économique. Elle devient un risque existentiel pour notre démocratie si ce sont les citoyens qui votent mais les marchés qui arbitrent les choix politiques. Ainsi va la France.
Retrouvez cette chronique sur le site de l’Opinion en cliquant ici.
Dix Cannois distingués pour leur civisme
Depuis 2017, la Ville de Cannes distingue chaque année des habitants exemplaires à travers les Palmes du Civisme, une initiative lancée par David Lisnard pour promouvoir les comportements responsables et solidaires.
Lundi 3 novembre, dix Cannois ont été honorés à l’Hôtel de Ville pour leurs actions courageuses, altruistes ou citoyennes. Parmi eux, une habitante intervenue lors d’une agression, un ancien pompier ayant secouru une nageuse en détresse, et deux agents municipaux de la Mairie de Cannes qui ont fait preuve de sang-froid face à un vol à l’arraché. D’autres lauréats se sont distingués par leur engagement durable : une photographe valorisant le patrimoine cannois, une responsable associative œuvrant pour le lien social, ou encore un proviseur ayant ravivé le devoir de mémoire auprès des élèves.
À Cannes, le sport est bien plus qu’une activité : c’est un véritable mode de vie
Le label « Ville active & sportive » de Cannes a été renouvelé le 30 octobre, et la ville a obtenu quatre lauriers, soit le plus haut niveau de distinction.
Cette reconnaissance, attribuée par le Conseil national des villes actives et sportives en partenariat avec le ministère des Sports, le Comité national olympique et sportif français et l’Union sport & cycle, salue la qualité des équipements, la diversité des activités accessibles à tous, le soutien aux clubs et associations, la promotion du sport santé et l’innovation.
Elle consacre la politique menée par la municipalité pour favoriser la pratique du sport pour tous et en faire un véritable lien social dans le cadre du programme « Cannes, capitale du sport en plein air », lancé en 2016. Ce dispositif permet à chacun de pratiquer une activité physique librement, sur terre comme en mer, du fitness à la voile, du trail au paddle, grâce à un réseau d’équipements accessibles sur l’ensemble du territoire.
Cannes compte aujourd’hui plus de 420 000 m² d’équipements sportifs, plus de 200 clubs et 24 000 licenciés, témoignant d’une vitalité exceptionnelle du mouvement sportif local.
« Cette distinction récompense les investissements constants engagés par la municipalité pour développer des infrastructures de qualité, organiser des événements de rayonnement local ou international et promouvoir la pratique d’activités sportives nombreuses, notamment au cœur des sites naturels de la Croix des Gardes, de la Californie, de la basse vallée de la Siagne et sur le littoral. Cannes démontre ainsi que le sport est bien plus qu’une activité : c’est un véritable mode de vie, un puissant moteur d’émancipation et un lien social majeur entre les habitants », souligne David Lisnard.
Hommage de David Lisnard aux défunts cannois pour la Toussaint
Comme chaque année à l’occasion de la Toussaint, David Lisnard a effectué sa traditionnelle tournée des cimetières cannois : l’Abadie I et II ainsi que le Grand Jas, afin de rendre hommage aux disparus et saluer le travail des équipes chargées de leur entretien.
Attaché à la préservation des lieux de mémoire, David Lisnard rappelle que « le respect des morts et des générations précédentes constitue la base d’une civilisation ». Depuis son élection, il a lancé un plan cimetière visant à garantir un entretien exemplaire tout au long de l’année, malgré les contraintes réglementaires et environnementales.
Il a souligné que l’hommage aux générations passées relevait à la fois de la dignité collective et de l’intimité personnelle, évoquant sa propre famille inhumée au Grand Jas : « Les honorer, c’est aussi honorer notre civilisation et nos vies. »
Ces propos sont extraits de la vidéo hebdomadaire que David Lisnard partage sur ses réseaux sociaux, où il évoque chaque semaine les actualités locales et les actions municipales menées à Cannes.
David Lisnard alerte le Premier ministre sur la nécessité de préserver la filière spatiale française
David Lisnard a adressé un courrier au Premier ministre, le 14 octobre 2025, pour l’alerter sur la situation préoccupante de la filière spatiale française, menacée par une baisse envisagée de la participation nationale à l’Agence spatiale européenne (ESA).
Dans un communiqué partagé sur ses réseaux sociaux, il rappelle que le spatial constitue un enjeu majeur de souveraineté, de sécurité et d’emploi :
« Investir dans l’industrie française du spatial, c’est garantir notre souveraineté technologique, tant civile que militaire. La France dispose encore de la première industrie spatiale d’Europe, mais ses atouts sont aujourd’hui concurrencés. L’Allemagne, mais surtout de plus en plus l’Italie, sont sur le point de nous dépasser. »
David Lisnard souligne qu’à Cannes, où se situe le siège et l’usine de Thales Alenia Space, seule unité d’intégration complète de satellites en Europe et premier employeur privé des Alpes-Maritimes, les conséquences d’un tel désengagement seraient particulièrement lourdes.
« L’hypothèse envisagée par le gouvernement de réduire massivement la participation de la France à l’Agence spatiale européenne remettrait en question la pérennité de notre stratégie de défense, de compétitivité et d’emploi. Au contraire, notre pays doit être leader de cette ambition européenne, et ne pas s’autofragiliser au risque de se faire décrocher. »
David Lisnard appelle ainsi à préserver et relancer la filière spatiale d’excellence française, face à une concurrence internationale de plus en plus vive.
David Lisnard sur France Inter : « Afuera la réglementation ! »
Invité d’Alexandra Bensaïd dans La Grande Matinale de France Inter, mercredi 29 octobre 2025, David Lisnard a livré une analyse sans détour de la situation politique et économique française, appelant à une rupture profonde avec le modèle actuel.
Face à ce qu’il décrit comme la fin de plusieurs cycles, le macronisme, l’État-providence et le modèle des Trente Glorieuses, il a dénoncé un système politique obsédé par la stabilité des postes plutôt que par l’intérêt du pays :
« Ce que l’on appelle stabilité n’est en réalité que la stabilité des postes. »
Évoquant le poids de la bureaucratie et l’excès de normes, il a lancé avec force :
« Afuera la réglementation ! Je le dis depuis France Inter. »
Une formule symbolique de sa volonté de libérer les énergies françaises, en réduisant les contraintes administratives qui paralysent l’économie, découragent l’initiative et étouffent la performance publique.
David Lisnard a rappelé que la France dépense plus que ses voisins européens pour un service public pourtant moins efficace :
« Si l’on veut de meilleurs fonctionnaires, mieux payés et respectés, il faut moins de bureaucrates. »
Fidèle à la ligne de Nouvelle Énergie, il a appelé à une refondation complète de l’action publique, fondée sur la liberté, la responsabilité et l’efficacité :
« L’intérêt du pays, c’est d’avoir un État fort sur le régalien, mais allégé dans la paperasse. »
Une grande primaire pour reconstruire une alternative claire
Au cours de l’entretien, David Lisnard a également évoqué la recomposition politique à droite et la nécessité d’une véritable clarification idéologique.
Il a ainsi plaidé pour une grande primaire ouverte, permettant de rassembler toutes les forces de la droite républicaine autour d’un projet commun :
« Moi, ce que je propose, c’est une grande primaire ouverte et une grande entente autour de quelques principes simples. »
Cette primaire aurait vocation à réunir les personnalités et les mouvements partageant une même ambition : rebâtir une alternative libérale, sécuritaire et éducative, fondée sur des mesures concrètes et courageuses.
Le président de Nouvelle Énergie a d’ailleurs annoncé qu’il proposerait cinq grandes mesures autour de ces trois piliers :
• libérer l’économie et l’investissement pour redonner du pouvoir d’achat et de la compétitivité ;
• restaurer l’autorité de l’État, la sécurité et la justice ;
• refonder l’école sur l’exigence, le respect et la transmission ;
• réorganiser la dépense publique pour recentrer l’État sur ses missions essentielles ;
• et remettre la responsabilité individuelle au cœur du modèle social.
Rassembler les orphelins de la droite
Dans cette perspective, David Lisnard a appelé à rassembler « les orphelins de la droite », ces électeurs et acteurs politiques qui ne se reconnaissent plus dans les compromis du moment :
« Il faut créer une vraie force pour récupérer tous ceux que j’appelle les orphelins de la droite, qui par défaut ne votent plus. Certains sont partis chez Emmanuel Macron, d’autres au Rassemblement national. »
Cette démarche, fidèle à l’esprit de Nouvelle Énergie, vise à refonder un projet de redressement national cohérent, autour de valeurs claires : liberté, responsabilité, mérite, sécurité et efficacité de l’action publique.
« Ce que je veux faire gagner, c’est un projet libéral, sécuritaire et éducatif. Tout le reste, c’est la politique politicienne. »
Le Tour de France Nouvelle Énergie est lancé !
Nouvelle Énergie a lancé son Tour de France avec une première étape à Dammarie-les-Lys, en Seine-et-Marne. Une belle soirée d’échanges et de mobilisation autour du projet porté par David Lisnard, en présence de Romain Marsily, directeur général de Nouvelle Énergie, et du sénateur Stéphane Piednoir.
Cette rencontre, chaleureusement accueillie par Thibault Fline, a permis de revenir sur les grandes orientations du mouvement : liberté, responsabilité, efficacité, au service d’une alternative claire au déclin et au social-étatisme.
Le Tour de France Nouvelle Énergie se poursuit à travers le pays, pour aller à la rencontre des Français et échanger sur l’avenir de notre pays.
Prochaine étape :
📍 Saint-Aubin-de-Médoc (Gironde)
📅 Vendredi 28 novembre à 19h
📌 Salle Hermès – Espace Villepreux, 37 rue du Tronquet
Avec la participation de Quentin Hoster, directeur général adjoint du parti, et Yves d’Amécourt, porte-voix et référent agriculture de Nouvelle Énergie.
➡️ Retrouvez l’ensemble des rendez-vous à venir dans l’onglet Agenda sur https://www.unenouvelleenergie.fr/agenda/
Ensemble contre le cancer du sein : mobilisation record à Cannes pour Odysséa 2025
Dimanche 26 octobre 2025, Cannes a vibré au rythme de la solidarité lors de la course Odysséa, rendez-vous incontournable dédié à la lutte contre le cancer du sein. Avec 6 500 participantes et participants, cette édition a battu tous les records de fréquentation et de générosité.
Grâce à cette mobilisation exceptionnelle, 62 200 € ont été collectés au profit de la recherche et des associations locales engagées contre la maladie, un montant record pour Cannes.
Sur la Croisette et jusqu’au quartier de la Bocca, les coureurs ont parcouru ensemble plus de 39 000 kilomètres, sur trois formats adaptés à tous les publics :
- 10 km chronométré,
- 5 km course ou marche,
- 1 km “Je cours pour Maman”, destiné aux plus jeunes.
Présent comme chaque année, David Lisnard a pris part au 10 km, saluant l’esprit d’un événement devenu un symbole de solidarité :
« Comme chaque année, j’ai eu le plaisir de courir le 10 km d’Odysséa Cannes. Une magnifique course pour une magnifique cause. Bravo aux organisateurs, à l’ACC, aux responsables d’Odysséa, aux services de la mairie de Cannes et bien sûr à tous les coureurs, dans une ambiance tellement conviviale et familiale ! »
Entre émotions, dépassement de soi et engagement, cette édition 2025 d’Odysséa Cannes illustre plus que jamais la capacité de la ville à rassembler autour d’une cause essentielle : la lutte contre le cancer du sein.
Des travaux d’intérêt général pour responsabiliser les jeunes auteurs de dégradations
À Cannes, la sanction rime avec responsabilité. Deux adolescents ayant dégradé des espaces verts ont récemment été interpellés par la police municipale, puis convoqués en mairie avec leurs parents. Sous la décision de David Lisnard, ils ont été sanctionnés par des travaux d’intérêt général (TIG) durant leurs vacances scolaires.
Ces jeunes ont ainsi passé plusieurs jours à entretenir les espaces verts de la ville, notamment dans les cimetières cannois, où de nombreux habitants se rendront à l’occasion de la Toussaint. L’objectif : réparer concrètement leurs actes, plutôt que de se contenter d’un simple rappel à la loi.
David Lisnard défend cette approche éducative et pragmatique, qu’il a fait développer à Cannes :
« Une sanction adaptée et immédiate peut, dans certains cas, remettre des mineurs sur le bon chemin. Dans un pays trop souvent habitué au laxisme, c’est leur apprendre que toute faute entraîne une sanction. »
Cette démarche vise à restaurer un sentiment de responsabilité civique et à rappeler que la liberté s’exerce avec devoirs et respect de l’espace public.
Elle répond aussi à une exigence de justice : dans un contexte économique difficile, il n’est pas acceptable que les contribuables supportent le coût des dégradations commises par d’autres.
À travers ces mesures concrètes, la municipalité cannoise poursuit une politique fondée sur le civisme, la liberté, la responsabilité et l’ordre républicain, valeurs au cœur du projet porté par David Lisnard et Nouvelle Énergie.