« Comme chaque 5 août depuis 2019, mes pensées vont à notre collègue maire de Signes, Jean-Mathieu Michel, mort dans l’exercice de ses fonctions pour avoir défendu le cadre de vie de sa commune. »
David Lisnard
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« Depuis cette date, nous constatons que les violences physiques, mais aussi les violences réputationnelles, notamment sur les réseaux sociaux, envers les élus augmentent.
On ne peut l’accepter. L’AMF ne cesse d’alerter et de proposer.
Les maires sont des habitants parmi les habitants, des praticiens de la ville au service de leurs mandants, qui comme tout le monde veulent pouvoir vivre en sécurité et ne pas être agressés par les décisions qu’ils prennent.
La sécurité est la mission première de l’Etat.
Depuis 2020, l’AMF a lancé l’observatoire des agressions envers les élus, noué un partenariat avec l’association France Victimes pour un soutien psychologique, et mis en place avec la Gendarmerie nationale un programme de formation dédié à la gestion des incivilités.
Il faut aller plus loin.
Avec l’AMF, nous souhaitons que l’agression d’un élu, dans le cadre de ses fonctions, soit réellement une circonstance aggravante comme pour d’autres activités exposées, et nous proposons que le délai de prescription sur les réseaux sociaux soit porté de 3 à 6 mois.
Il faut davantage de prévention et un suivi pénal systématique, à commencer par de vraies enquêtes et une instruction suivie, effective et rapide. C’est par l’exécution que tout se joue. »
Dès le mois de septembre, les joueurs vont disposer d’une pelouse naturelle renforcée (P.N.R.) sur le terrain d’honneur.
Celle-ci intègre à la fois du gazon naturel et une technologie de renforcement par injection de fibres verticales qui facilite la tenue racinaire et la stabilité du terrain.
Les travaux comprennent également :
– le remplacement du réseau d’arrosage et de drainage ;
– la rénovation des clôtures et pare ballons ;
– le renouvellement des équipements sportifs (buts, abris des joueurs et des arbitres).
« Dans la continuité de nos investissements en matière de rénovation des équipements sportifs publics, nous avons lancé le remplacement de la pelouse du terrain d’honneur par une pelouse naturelle renforcée de très haute qualité. Après la modernisation de la piste d’athlétisme et de deux des trois terrains du complexe Maurice Chevalier, de celui des Hespérides, du gymnase des Mûriers – opération en cours – ou la création d’un city-stade à la Frayère et d’agrès sportifs sur notre littoral, nous poursuivons méthodiquement notre politique forte en faveur de la pratique du sport, pour les amateurs comme pour les professionnels. » David Lisnard


« Je constate que le nombre d’enquêteurs de la police nationale baisse à Cannes, on en a perdu une trentaine depuis 2016 pour passer sous la barre des cinquante. Et, à cet égard, les ministres de l’Intérieur se succèdent, en vain. »

« Depuis juillet et dans un temps express, nous avons installé des stations de lavage spécifiques – aux ports municipaux du Moure Rouge, Pointe Croisette et Canto – permettant de nettoyer, à partir d’eau brute provenant du parking souterrain Lamy, les bateaux de moins de vingt mètres (non équipés, contrairement aux plus gros, de dessalinisateur). » David Lisnard
« Cette eau, découverte dans les années 90 et pompée pour ne pas inonder le souterrain, était jusqu’à présent rejetée en mer, via le réseau pluvial, et donc perdue.
Nous avons donc décidé d’utiliser différemment cette ressource de substitution – d’1,3 millions de m3 d’eau brute par an – pour garantir la continuité du service public, notamment en période de sécheresse ou de restriction des usages.
A terme, grâce à l’installation d’une deuxième borne de pompage (la première est déjà opérationnelle sur le boulevard de Lorraine) et à la réhabilitation d’anciennes canalisations d’assainissement de la Croisette et du poste de refoulement de la Baume, elle permettra également de laver nos rues, d’arroser les arbres du centre-ville, ainsi que d’entretenir certains équipements sportifs.
Cette solution audacieuse, encore très peu développée dans notre pays, s’inscrit ainsi pleinement dans l’application de notre Programme Eau et, plus précisément, dans la recherche de ressources alternatives à l’eau potable. Elle se concrétise, en effet, quelques semaines après la réutilisation des eaux usées traitées de la station d’épuration Aquaviva, pour laquelle Cannes été la première commune de France à obtenir l’autorisation de l’Etat concernant le lavage des voiries.
C’est cette recherche constante de solutions innovantes, concrètes, la pugnacité des services municipaux et intercommunaux pour mener à bien nos projets (en dépit des lourdeurs administratives d’Etat !), mais aussi les investissements structurants réalisés depuis plus de 20 ans sur l’ensemble de nos réseaux, qui nous permettent aujourd’hui d’être efficients face à tout aléa.
Nous arrivons, ainsi, à démontrer qu’il est possible de concilier les enjeux économiques/touristiques et environnementaux, pour l’attractivité et la qualité de vie.
Cannes avance durablement ! » David Lisnard
La presse en parle !
Comme il le fait chaque année à mi-saison, David Lisnard a effectué une tournée d’inspection des sept postes municipaux de secours et de surveillance du littoral afin de rencontrer les agents mobilisés tout l’été pour assurer sécurité et sérénité sur les plages cannoises.
31 agents et saisonniers assurent la sécurité des baigneurs.
Il existe sept postes municipaux de surveillance du littoral et de secours : Gazagnaire, Bijou – Handiplage, Zamenhof, Macé, Nadine, Rochers et Roubine.

Contribution de David Lisnard, Président de l’AMF, dans la revue de l’Association SERVIR – Alumni de l’ENA et de l’INSP.
" L’engagement des élus locaux pour la sécurité de leurs administrés et le risque de judiciarisation " – Contribution de David Lisnard, @PresidentAmf, dans la revue @SERVIR_Alumni ⤵️ pic.twitter.com/roQP8LICp0
— AMF | Association des maires de France (@l_amf) July 27, 2023
Retrouvez la chronique de David Lisnard pour L’Opinion.

L’équipe de Nouvelle Énergie a le plaisir de vous convier à la traditionnelle
Rentrée politique de David Lisnard,
samedi 26 août à Cannes, à 18h30,
sur la butte de Saint-Cassien.
Nous vous proposons de réserver à l’avance votre plateau provençal gourmand,
composé de spécialités locales et comprenant un quart de rosé et de l’eau.
Il est également possible, comme chaque année, d’apporter son propre pique-nique.
→ Découvrez le menu de votre plateau repas et procédez à la réservation en cliquant sur le lien suivant : https://soutenir.unenouvelleenergie.fr/rentree-politique.
Les réservations des plateaux repas doivent être réalisées avant le 10 août.
L’apéritif sera offert par les bénévoles de Nouvelle Énergie.
Vous pouvez également venir vous inscrire à la permanence Nouvelle Énergie à Cannes (22 rue des Suisses – 06400, Cannes) :
Les vendredis de 9h à 12h et de 14h30 à 17h30
et les samedis de 9h à 12h.
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Comme chaque année, David Lisnard a présidé la cérémonie commémorant l’Appel du 18 juin 1940 par le Général de Gaulle qui impulsait, par le refus de la défaite et de l’armistice, le mouvement de résistance nationale.
Entre histoire et actualité, David Lisnard a, dans son propos, rapporté l’exigence de cet acte fondateur de la France Libre dans notre époque où se développent des forces centrifuges et une tentative de relecture du récit nationale.
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Il est des moments, dans la vie d’une nation, qui sortent de l’ordinaire.
Assurément.
Il est des parenthèses, heureuses ou et, encore plus, tragiques, qui contribuent, par leur singularité, voire leur unicité, à forger un état d’esprit, un tempérament, une marque qui sera celle d’un peuple tout entier et de son Histoire et ce, pour les décennies et les siècles à venir, qu’importent les tempêtes.
« Il apparaît de temps en temps sur la face de la terre des hommes rares, exquis, qui brillent par leur vertu, et dont les qualités éminentes jettent un éclat prodigieux. Semblables à ces étoiles extraordinaires dont on ignore les causes, et dont on sait encore moins ce qu’elles deviennent après avoir disparu, ils n’ont ni aïeuls ni descendants ; ils composent seuls toute leur race ».
La Bruyère, auteur de ces lignes rédigées dans ses fameux Caractères, aurait pu vivre au tout début de la Seconde Guerre mondiale qu’il n’aurait pas mieux décrit tout ce que suscita d’extraordinaire et d’inattendu le Général de Gaulle par son appel du 18 juin 1940.
Car c’est bien ce qui, aujourd’hui, mes chers amis, nous réunit, comme chaque année, dans une fidélité sans concessions à l’homme du 18 juin.
Depuis le début de la bataille de France, au printemps 1940, la débâcle militaire, à laquelle s’ajoute l’inertie politique, plonge le pays dans un chaos dont il mettra du temps à se relever, et dont les conséquences quasi immédiates furent désastreuses.
L’incurie des généraux – enfermés dans leur dogme et convaincus de l’efficacité d’une guerre défensive – et notre faillite tant morale qu’intellectuelle, nous ont menés droit à la chute.
« Nous pensions en retard », avait si justement écrit Marc Bloch, dans L’étrange défaite.
La faillite fut aussi celle d’une majorité de la classe politique qui avait cultivé, chemin faisant, une certaine forme de renoncement.
Le mépris des élites, l’absence de hauteur de vue des syndicats et les ravages du pacifisme avaient achevé une IIIe République à bout de souffle, aux prémices de sa soixante-dixième année.
Dans le tumulte des âmes meurtries et éplorées, un appel émerge, depuis Londres et les ondes de la BBC, alors à peine audible, mais qui s’avèrera si retentissant.
L’Appel du général de brigade Charles de Gaulle.
A quelques jours de l’été, il sonne comme une vigoureuse volonté de ne pas plier le genou devant l’Allemagne nazie.
Les esprits chagrins ont eu tôt fait de dénoncer l’absence de courage d’un appel lancé depuis la capitale britannique alors que la Wehrmacht avait envahi, quelques jours plus tôt, Paris.
Mais peut-on vraiment, en ces circonstances à nulles autres pareilles, reprocher à quelqu’un d’agir ?
Après avoir été blessé à plusieurs reprises en 1914 – 1918 puis avoir à nouveau risqué sa vie face aux chars nazis à la fin mai 1940, lors de la bataille d’Abbeville dans la Somme.
Peut-on vraiment prétendre, ce faisant, qu’il y aurait une « bonne » manière d’agir ?
Qui sait vraiment ce qu’il aurait fait devant l’humiliation causée par le chancelier du IIIe Reich ?
Il faut l’avoir vécu pour ainsi rendre compte, devant la postérité, de ce que l’on a jugé bon de faire ou de ne pas faire.
Une chose est certaine : Charles de Gaulle ne prononce pas cet appel hors de l’histoire et donc d’un contexte.
Son pays, notre pays, il le connait.
Et les choix qu’il fit, particulièrement au cours des dix années précédentes, encore mieux.
Rappelons que, dès 1934, avec la publication de Vers l’armée de métier, Charles de Gaulle fut l’un des rares à y voir clair dans le jeu d’un régime qui accumulait les violations délibérées du traité de Versailles, et dont la soif d’hégémonie, territoriale notamment, n’était plus guère un secret.
L’obsession théorique de l’ « espace vital » (Lebensraum) devenait une réalité pratique.
Parallèlement, le colonel de Gaulle moquait à juste titre l’inutilité de la ligne Maginot – l’histoire lui donnera raison – et défendait l’impérieuse nécessité de créer un corps de blindés, utilisable de façon autonome et offensive.
Aussi, quand il prend la parole ce jour de juin 1940, Charles de Gaulle sait les enjeux de sa mise en avant.
Ce chef d’œuvre oratoire est un cas d’école unique en son genre.
Deux mots essentiels, mobilisateurs, guident sa déclamation : lucidité factuelle et transcendance, analyse et prospective, espérance et résistance, avec pour finalité de sauver l’honneur de la France, de convaincre les esprits indécis qu’il ne faut rien lâcher, de préparer une future victoire.
Parallèlement, le propos se veut d’une grande spiritualité.
Pour le croyant profond qu’était le Général de Gaulle, sa parole devait forcément contenir quelque accent homérique.
Il ne s’agit pas simplement de lever une armée de combattants pour venir à bout de l’ennemi.
Il faut incarner une espérance, je l’évoquais il y a un instant.
Cette espérance – les trente années qui suivront la guerre ne me démentiront pas –, le Général de Gaulle l’a durablement incarnée.
En 1940, bien sûr.
En 1944, ensuite.
En 1958 évidemment.
Et oserais-je dire en 1969, où l’espoir s’est mêlé, ce jour d’avril, à la mémoire, Charles de Gaulle quittant définitivement la vie publique d’un pays pour lequel il avait tant donné, et qui avait décidé – d’aucuns diront dans une cruelle injustice – de lui dire au revoir, définitivement.
Espérance, donc, mais également foi en toutes les forces en présence.
« Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis », clame-t-il.
Sur terre, en mer, dans les airs et, qui sait, dans les cieux, à côté de forces alliées mécaniques et humaines annoncées de façon prophétique, la conviction que la France vaincra, jamais, ne doit s’estomper.
A l’instar de la flamme de la résistance qui, jamais, ne doit s’éteindre.
Ce sursaut, auquel le Général de Gaulle enjoint toutes les forces libres du pays, comme toutes celles qui aspirent à le devenir, est fédérateur.
Il est la marque d’un moment unique dans l’histoire d’une civilisation.
En ajoutant à la foi et l’espérance, la charité, le triptyque est ainsi formé des valeurs théologales auxquelles, à travers De Gaulle, Mauriac et Michelet, Xavier Patier a consacré un remarquable ouvrage.
Le premier est « l’icône de la France éternelle ».
Le deuxième, « la voix du catholicisme engagé ».
Le troisième et dernier, la « figure de la résistance chevaleresque ».
Le même Mauriac, qui vouait au Général, précisément depuis l’Appel que nous commémorons aujourd’hui, une grande admiration, avait parfaitement résumé ce qu’incarnait ce bref mais intense monologue de juin 1940 :
« Un fou a dit “Moi, la France” et personne n’a ri parce que c’était vrai ».
Tout est dit.
Dans sa pulsion ancestrale à vouloir trouver des hommes providentiels, la France avait peut-être, comme cela lui était parfois déjà arrivé, trouvé le sien pour tracer la route du XXe siècle, celui par qui le sursaut, l’honneur et la grandeur viendront.
Je n’aime pas, vous le savez, les anachronismes, et encore moins les récupérations.
Le Général n’a aucun héritier.
Et pourtant, il nous oblige.
Il s’est taillé, après sa mort, un costume d’inspirateur.
Son action et sa vie, quitte parfois à être honteusement déformés ou manipulés, ont montré la voie de ce que la politique, en toutes circonstances, peut avoir de noble et de si puissant.
A l’heure où les mots sont employés à tort et à travers, où la surcommunication oblitère l’essence même du sens – des mots et de l’action –, où la succession de séquences bavardes, emphatiques et médiatiques a remplacé le travail méthodique et exigeant, souvenons-nous à tout jamais de ce que le Général de Gaulle a apporté de si beau et de si respectable à la France.
J’évoquais la fidélité dans mon propos liminaire.
Oui, nous sommes ici par fidélité, pour dire merci.
Merci à Charles de Gaulle pour son action décisive dont les années auront confirmé la solidité.
Plus que tout, il a tracé une ligne directe : celle de la continuité de notre civilisation, de l’assise de notre puissance, de la défense de notre culture.
Par la modernisation constante et pragmatique de la France.
Puisse-t-il, encore aujourd’hui, inspirer nos gouvernants, en les incitant à replacer au cœur des préoccupations les sujets qui importent aux Français.
Un Etat fort.
Des services publics fiables.
Une économie libre donc prospère.
Une industrie régénérée et marqueur de puissance dans le concert des nations.
Donc une armée solide, capable aussi bien de défendre que d’attaquer.
Une éducation à la hauteur de ce que les plus grands génies – littéraires et scientifiques – ont laissé à la France, par l’ouverture aux œuvres de l’esprit et la maîtrise des fondamentaux qui amènent la raison critique, la réflexion, donc l’émancipation et l’indépendance à terme.
Une France fière d’elle-même, qui ne s’embarrasse d’aucune réécriture ou déformation au motif de satisfaire quelques minorités agissantes polluantes.
Recentrons-nous sur l’essentiel.
N’acceptons pas le déclassement de notre pays ; inspirons-nous du Général pour lui opposer la volonté de l’effort qui fonde l’espoir du renouveau.
En temps de guerre, les femmes et les hommes qui ont cru en la liberté, la défendant du premier jour au dernier, n’ont pas eu le temps de se demander quoi faire.
Ils ont fait, menés, de 1940 à 1944, par un homme qui entendait incarner la France.
Et qui y parvint, coûte que coûte, quoi qu’il advienne.
Depuis cet appel du 18 juin 1940, qui fut celui d’une France éternelle.
Vive Cannes !
Vive la République !
Vive la France !
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