Pour faire face à l’explosion du déficit public en 2023 (5.5%), le gouvernement esquisse ses premiers remèdes. Mais pour David Lisnard, ni la taxation des rentes, ni la réforme de l’assurance chômage ne seront en mesure de retrouver un déficit public de 3% en 2027 et appelle à une «politique globale de réorganisation de la fonction publique».

« Face à l’excès de normes, source de fracture territoriale, qui entrave l’action et décourage les citoyens, il nous faut retrouver de la liberté locale. » David Lisnard lors de l’assemblée générale de l’association des maires et Présidents d’intercommunalité de la Somme.
Ce déplacement était également l’occasion pour David Lisnard de visiter l’entreprise Unither Pharmaceuticals, leader mondial de la fabrication en sous-traitance de produits pharmaceutiques, et son site d’Amiens.

« L’entreprise Unither Pharmaceuticals dont la remarquable croissance est le fruit notamment d’une audace dans l’investissement et l’innovation, cohérente avec une approche visionnaire et précise du marché. Outre ces aspects déterminants pour la compétitivité et la fiabilité de la chaîne de production, qui ont fait d’ Unither Pharmaceuticals le leader des médicaments unidose, nous avons évoqué l’urgence de rétablir une instruction/formation de qualité et des relations commerciales équilibrées. » David Lisnard
Conformément au projet de mandat de David Lisnard, la charte « Bienvenue à Cannes » poursuit l’ambition de la destination d’assurer un niveau élevé de qualité de service, au profit des habitants et des visiteurs.

Lancée avec le Palais des Festivals et des Congrès et les syndicats de restaurateurs, hôteliers, établissements balnéaires, taxis, commerçants et loueurs de meublés, l’objectif de celle-ci est de renforcer l’excellence de notre destination en engageant tous les professionnels dans une démarche garantissant cette qualité d’accueil qui fait l’identité de notre ville et des pratiques vertueuses et durables.

« Je le répète régulièrement : Cannes est en compétition avec de grandes destinations d’Europe et du monde, preuve en est d’ailleurs avec les titres successifs que nous remportons depuis plusieurs années aux World Travel Awards. L’enjeu est de toujours nous maintenir à ce niveau, et de relever les défis de notre époque qui sont aussi des facteurs d’attractivité. »

« Cette démarche est la volonté traduite dans des actes d’une mobilisation générale pour bien accueillir. C’est une charte d’adhésion, de promotion, de valorisation et de partage. Cette union est la force de la destination Cannes. Cannes est mondialement reconnue comme une destination de qualité, une destination performante. C’est le fruit d’un travail collectif. »

« Nous devons faire la démonstration de la fiabilité de notre destination, en permanence. La fiabilité c’est la permanence d’une qualité et d’un prix dans la durée. Nous devons aussi cette fiabilité aux habitants.
Le monde de la concurrence est un monde d’exigence. C’est par l’exigence que nous pouvons être compétitifs et performants. C’est pourquoi l’éthique des pratiques est très importante. C’est un enjeu majeur. » David Lisnard

Retrouvez le replay de l’interview de David Lisnard, au micro de Jean-Baptiste Boursier, dans la matinale LCI.
À l’occasion des cinquante ans de la disparition de Georges Pompidou, David Lisnard était l’invité de Carolie Roux dans l’émission C dans l’air.
Retrouvez le replay en cliquant sur l’image ou ici.

Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.

« Créer un square, c’est apporter du beau, de la poésie, une respiration en ville » David Lisnard

« Beau, esthétique, disposant d’une aire de jeux pour enfants, d’un terrain de pétanque et surtout très végétalisé et arboré (31 arbres au total, grâce à la plantation de 21 arbres supplémentaires par la Mairie de Cannes) : je vous présente le jardin Campestra, le 11ème square que nous allons créer à Cannes.
Situé au croisement des rues Montboissier et Auber, dans le quartier Carnot-Petit Juas, le jardin Campestra constituera le 3ème square créé dans ce secteur depuis 2014, après Mallarmé, à la place d’un ancien immeuble vétuste et abandonné en 2018, et le jardin Saint-Louis en 2016. Réalisé sur une surface de 2000 m², à proximité des écoles Maurice Alice et Eugène Vial et de la future résidence autonomie Saint-Louis, il apportera fraîcheur et poésie dans le quartier.
Parmi les espèces plantées, vous y trouverez des micocouliers, jacarandas, mûriers, albizzia et arbres de Judée en cépées. Les aménagements comprennent également la pose d’une pergola et d’une gloriette, pour apporter de l’ombre au jardin. Les travaux ont commencé cette semaine, pour une livraison prévue en fin d’année 2024.
Il s’agit d’une nouvelle étape de notre Plan Squares, que nous menons méthodiquement depuis 2014. Comme je le disais au début de mon propos, en 10 ans, nous aurons créé 11 squares supplémentaires à Cannes, soit plus d’un nouveau square par an, portant le total de jardins publics à 51 sur l’ensemble de la commune. 20% de la totalité des squares de la ville auront donc été créés par nos soins. Sur ces 51 – 40 donc avant toutes nos créations –, nous en avons aussi rénové 21 depuis 2014. Nous aurons donc rénové plus de la moitié des parcs existants.
Je me permets de rappeler ces chiffres car ils sont peu connus et éloquents : ils montrent l’importance que nous accordons à nos espaces verts et notre proactivité pour les augmenter sans cesse. Créer un square, c’est apporter du beau, de la poésie, une respiration en ville, d’autant plus dans un quartier aussi dense. C’est œuvrer concrètement pour votre qualité de vie, pour l’attractivité de Cannes et pour sa végétalisation.
Cannes avance ! En ajoutant des espaces verts pour la famille. » David Lisnard
David Lisnard a pu y réaffirmer les positions qu’il défend depuis de nombreuses années en faveur de nos agriculteurs, asphyxiés par les normes et victimes de distorsions de concurrence.

David Lisnard est allé, mercredi 28 février, au Salon International de l’Agriculture, quasiment un mois jour pour jour après avoir échangé avec des agriculteurs sur un point de blocage.

A l’échelle locale, cette importance accordée à l’agriculture se traduit par des actions concrètes menées depuis plus de 10 ans à Cannes. David Lisnard s’est récemment exprimé sur le sujet de Cannes Agricole, qu’il développe méthodiquement dans la basse vallée de la Siagne, sanctuarisée à cet effet.
« Dès le début des années 2010, conscient de son potentiel, et alors que je n’étais pas encore maire, j’ai travaillé sur le développement et la sanctuarisation pérenne de notre basse vallée de la Siagne pour en faire le cœur de notre projet Cannes Agricole. Cela s’est traduit, quelques années plus tard, par l’élaboration d’un nouveau Plan Local d’Urbanisme, protecteur et « cousu main », grâce auquel nous avons pu augmenter de 65 hectares les espaces naturels protégés et inconstructibles sur l’ensemble de la commune, dont dans la basse vallée de la Siagne – ainsi que dans la Croix-des-Gardes, la Californie et sur les îles de Lérins.
Au total, 75 hectares composent la partie cannoise de la basse vallée de la Siagne. Ceux-ci sont en majeure partie dédiés à l’activité agricole, et aux loisirs familiaux et pratiques sportives pour le reste. Nous y avons aussi mis 48 jardins familiaux et potagers à disposition d’associations et bénévoles passionnés, sur une surface de 1500 m².
Cette vocation que nous avons donnée à ce secteur stratégique a permis, au fil des ans, l’installation de 5 agriculteurs et, en 2021, l’implantation d’une école de maraîchage innovante, créée par Christian Carnavalet, fondateur de la coopérative Les Petites fermes d’Azur, sur un terrain municipal de 14 000 m². Celle-ci a déjà formé 21 élèves maraîchers selon la technique agricole de la French Method de l’Institut Moreau-Daverne, qui consiste à cultiver des planches de 1m30 de large avec une forte rotation des cultures sur du sol enrichi grâce à du fumier et des déchets verts. Les stagiaires peuvent, à l’issue de leur formation, continuer à cultiver une parcelle de 1000 m², en attendant de trouver un terrain sur lequel s’installer.
Cette école de maraîchage, encore peu connue, et même à contre-courant des clichés que certains aiment véhiculer à propos de notre ville, en dépit de la réalité et des actions concrètes que nous menons, fut le premier jalon du Projet Alimentaire Territorial que nous déployons avec l’Agglomération Cannes Lérins, des intervenants de notre bassin de vie, l’ensemble des intercommunalités du Pôle Métropolitain CAP AZUR et le département des Alpes-Maritimes.
Concrètement, celui-ci a pour objectif, sur les cinq prochaines années, de structurer les filières agricoles locales, d’accompagner les agriculteurs face au changement climatique et aux excès de normes nationales et européennes qui pèsent sur leur quotidien, de faciliter l’accès au foncier agricole malgré les contraintes inhérentes aux risques majeurs d’une part, et règlementaires d’autre part, de développer les outils de transformation de la production agricole pour en augmenter la valeur ajoutée et de transformer la perception du « bien manger » pour lutter contre l’obésité et le diabète.
Défendre notre agriculture, c’est autant défendre notre souveraineté alimentaire que notre santé et notre patrimoine culturel. L’agriculture française est autant un fleuron qu’une source de prospérité. Elle est notre passé et notre avenir. Habité par cette conviction, j’ai tâché de mettre en œuvre, avec les équipes qui m’entourent, ces projets concrets, à Cannes, ville connue dans le monde entier pour ses congrès, festivals et salons, et qui dispose de ressources inestimables qui méritent autant d’être exploitées que mises en lumière. »
Comme il l’avait fait dès les premiers jours du conflit provoqué par l’agression russe en 2022, puis en 2023, David Lisnard s’est rendu en Ukraine, d’abord à Lviv, puis dans le Donbass.
David Lisnard est revenu sur son expérience à travers un post Facebook, dans lequel il livre ses impressions de terrain et analyses.
« Notes de retour d’Ukraine, notamment de la région Est dont le Donbass. C’est mon troisième déplacement dans le pays depuis le début de la guerre (contrôle de l’arrivée des aides humanitaires, liens avec les maires, préparation de l’après au mieux de nos intérêts, observation de la situation pour avoir une approche concrète et vérifiée des choses).
Deux préalables :
- s’intéresser à la situation du monde, ce n’est pas se désintéresser de qui se passe devant chez soi. Ne pas défendre nos intérêts géopolitiques ne rend pas mieux portants les sdf et tous ceux qui affrontent les difficultés en France. Au contraire. Et parfois vouloir ne pas faire l’effort international coûte plus cher à la fin…
- merci et bravo à mon accompagnateur (« fixeur ») pour ces presque trois jours d’immersion parfaitement préparés et exécutés, à deux donc, sur la ligne de front (où les Russes progressent à nouveau).
Quelles que soient les analyses des uns ou des autres, il y a des vérités solides comme les faits. Celle du plaisir amical et de l’émotion de revoir des maires courageux, chaque jour au côté des familles endeuillées, des soldats amputés, d’habitants dont certains ont tout perdu. Félicitations Andriy de parvenir à faire de Unbroken bien plus qu’un hôpital, un écosystème médical concret et innovant pour réparer le corps et la tête des victimes de guerre, déjà sur 200 000 m2. En si peu de temps, dans de telles conditions et avec une telle qualité de soins. Et cette cérémonie des lumières en hommages aux morts, était un moment si fort de sa sobriété et de l’émotion des familles. Félicitations Volodymyr pour ton énergie jamais démentie pour maintenir coûte que coûte un lien utile entre ta commune et le front, avec une pensée particulière pour les braves de la 42ème brigade mécanisée avec qui nous avons partagé des moments puissants, eux qui sont dans la réalité dramatique du combat. Félicitations et merci de vos attentions, vous forcez le respect. Comptez mes chers collègues sur mon soutien constant à vous comme aux populations impactées – et, dans certaines zones, martyrisées, car cela aussi c’est une vérité.
Vérité que la guerre est toujours laide, qu’elle est une réalité de sang, de métal et de souffrance pour ceux qui la vivent et non la commentent derrière des écrans, jusqu’à entendre certains « spécialistes » sur des chaînes d’info continue dire qu’il faut attaquer aujourd’hui jusqu’à Moscou ; avec quels moyens, quels risques, pour quels objectifs de guerre ? Définir des objectifs de guerre, ce n’est pas prendre les désirs pour des réalités.
La vérité aussi d’un pays, l’Ukraine, qui se bat pour sa souveraineté – ce qu’étrangement oublient certains pseudo pacifistes ou surtout admirateurs français d’une Russie poutinienne fantasmée et exonérée du prix de ses crimes et qui se disent souverainistes chez nous, la vérité d’un peuple qui veut vivre libre et en sécurité, avec un courage inouï, une résistance militaire et civique admirable qui a surpris tous les meilleurs observateurs dès les premiers jours, et dont le soutien occidental ne doit pas masquer la force étonnante dans une guerre ultra violente qui dure depuis deux ans.
Vérité d’un peuple cinq fois moins nombreux que son agresseur et dont les soldats manquent d’armes et de munitions malgré les livraisons américaines et européennes, face à une armée qui était décrite comme la deuxième la plus puissante du monde.
Vérité d’une situation difficile et douloureuse – et comme toute guerre avec sa part d’absurdité – qui ne peut faire aspirer qu’à la paix. Vérité que cette paix ne doit se faire que dans le respect des intérêts fondamentaux non seulement de l’Ukraine mais à travers cela de notre pays, la France, et des démocraties.
Vérité qu’essaient de masquer ceux qui, d’une façon ou d’une autre, reprennent la propagande de Poutine (y compris dans un autre registre sur la mort de Navalny !) et œuvrent par leurs discours à la victoire de la Russie, hélas tombée dans un régime meurtrier et dont le chef ne cesse de nous traiter de faibles et de dégénérés. Si nous cédons, c’est que nous le sommes vraiment ; ce que ne manqueront pas d’observer tous ceux qui attendent patiemment de nous attaquer ou soumettre, depuis l’axe de circonstances (donc provisoire, mais le provisoire peut durer un temps suffisamment long pour générer des tragédies mondiales) Russie-Iran-Chine (et Turquie ?) ou à travers l’internationale de l’islamisme radical. La vérité est donc qu’il est temps de passer des discours aux actes en termes d’armement, qu’il est plus que temps de passer réellement en économie de guerre.
La vérité est que ce n’est pas par posture morale qu’il nous faut contribuer à un rapport de force favorable à l’Ukraine pour parvenir à la paix la plus favorable possible à ses positions, mais par intérêt, l’intérêt de notre nation française, l’intérêt de notre civilisation européenne, l’intérêt de défendre la liberté et nos capacités géopolitiques, donc sécuritaires, économiques et culturelles.
Alors sachons nous aguerrir, préparer nos enfants au monde qui nous attend, le plus porteur de prospérité, de progrès et d’intégrité pour ceux qui en feront l’effort. Pour les autres, le réveil sera sous les coups de bottes. Noires, rouges ou vertes, dans la nuit elles se ressemblent. N’abandonnons pas notre pays et nos descendants à notre fatigue morale, nos lâchetés et notre égoïsme social. Si nous pensons que cette guerre ne nous concerne pas, nous faisons une erreur cruciale. Si vous ne vous intéressez pas à cette guerre, la guerre s’intéressera à vous.
L’espoir est un combat. »
