« Il faut censurer » David Lisnard réagit à la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu

le 15 octobre 2025
COMMUNIQUE DE PRESSE CP

 

La déclaration, dite de politique générale, de Sébastien Lecornu constitue un inventaire des impuissances plutôt qu’un chemin d’espoir pour la France.

Aucune baisse de dépense publique n’est annoncée, aucune mesure structurelle de maîtrise budgétaire n’est engagée, mais de nouveaux prélèvements “ciblés”, “exceptionnels”. Ces adjectifs qui servent toujours à justifier la spoliation.

Rien sur la sécurité, rien sur l’immigration, rien sur l’école, rien sur ce qu’il faut au pays et qui fait le cœur de nos convictions.

Emmanuel Macron aura ainsi tenu sa promesse initiale d’une révolution, au sens le plus littéral du terme : un mouvement dont le point de retour coïncide avec le point de départ. Le macronisme achève ainsi son tour complet dans le vide pour revenir à son socialisme originel. Dix années totalement perdues pour la France, qui n’avait pourtant aucun temps à gâcher.

Pour le simple but de persévérer dans son néant, ce pouvoir finissant opère les pires renoncements. Il défait le si peu qu’il a fait. Il poursuit sa frénésie fiscale. Il ignore les baisses de dépenses, qui doivent être immédiates et massives.

Au nom d’une stabilité qui n’est que celle de leurs positions personnelles, des gouvernants, à commencer par le Président de la République, continuent de plonger la France dans une instabilité bien plus grave, économique, sociale et financière.

Il n’est pas à exclure que des alliances démagogiques fassent perdurer cette situation. Il serait inacceptable que Les Républicains valident et entérinent cette lâcheté politique, qui serait une trahison de nos convictions, de nos électeurs et de l’intérêt du pays. Il faut donc censurer.

Force doit revenir au peuple et donc aux urnes, pour un cycle électoral complet : une élection présidentielle suivie d’élections législatives.

Il en va de la France, il en va de sa démocratie, il en va de sa prospérité, il en va de sa continuité historique.

Nouvelle Énergie travaillera plus que jamais à construire une droite pleinement rassemblée autour du projet puissant, libéral, sécuritaire et éducatif, dont la France a un impérieux et urgent besoin pour retrouver l’ordre, le rayonnement et l’unité.

La France ne se redressera ni par les alliances de circonstance ni par les renoncements successifs, mais par la clarté, le courage et la constance dans les principes.

C’est ce chemin que je suivrai, avec ceux qui refusent la résignation et veulent rendre à notre pays la maîtrise de son destin.

 

David Lisnard
Président de Nouvelle Énergie

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Des applis pour une ville à portée de main

Sport, culture, jardins, incivilités… La mairie mise sur des applications mobiles pour informer, impliquer et accompagner habitants et visiteurs dans leur quotidien.

Cannes le 14 octobre 2025
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Un article de Nice-Matin à retrouver sur leur site en cliquant ici.

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Samuel Paty et Dominique Bernard : se souvenir et mener le combat

Dominique Bernard, assassiné il y a deux ans dans son lycée. Samuel Paty, décapité il y a cinq ans en sortant de son collège. Deux professeurs tués parce qu’ils enseignaient. Parce qu’ils transmettaient l’esprit des Lumières et la culture française. Parce qu’ils représentaient la civilisation : celle des savoirs, des principes de notre société, de l’universalisme républicain, de cette raison critique qui permet de lutter contre l’obscurantisme. Une tribune de David Lisnard parue sur le média Rupture-Mag.

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Tous deux ont été assassinés au nom de la même idéologie : l’islamisme.

Ces anniversaires nous obligent. Ils nous interdisent l’oubli. Ils nous commandent de nommer l’ennemi, de démasquer ses complices, de protéger ceux qui sont en première ligne.

Leurs assassins n’ont pas tué deux individus au hasard. Ils ont visé ce qu’ils incarnaient : la transmission. Cette mission qui fait d’un enfant un homme, d’un homme un esprit libre, d’une génération l’héritière d’une civilisation.

Samuel Paty était professeur d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique. Il est mort pour avoir montré les caricatures de Mahomet dans le cadre d’un cours sur la laïcité. Il ne faisait alors que son métier et il le faisait bien pour former des citoyens capables de penser par eux-mêmes, de distinguer le sacré du politique, de choisir leur vie sans soumission à quelque dogme que ce soit.

Dominique Bernard enseignait le français. La langue de Molière, de Voltaire, de Montaigne et de Camus. Et de Sansal. Cette langue qui fait la France et porte en elle l’élégance de la pensée, la précision du raisonnement et dont la maîtrise est la première condition de l’esprit libre : on ne peut penser clairement que ce que l’on sait nommer avec justesse.

Les islamistes ne peuvent accepter cela. Car un esprit formé par les humanités, par les Lumières, par l’esprit critique, ne pliera jamais devant l’ordre théocratique.

Mais si l’islamisme tue, il prospère sur nos renoncements. Il grandit dans l’espace que lui ouvrent nos lâchetés. Il triomphe quand nous nous taisons.

Depuis des années, nous avons laissé l’islamisme avancer à bas bruit. Dans les quartiers où les femmes disparaissent du paysage, où les codes vestimentaires s’imposent par l’intimidation. Dans les écoles où des cours sont contestés au nom du religieux, où la laïcité est combattue comme une oppression. Dans des associations subventionnées qui pratiquent l’entrisme. Dans les universités et certaines grandes écoles où les théories décoloniales et l’obsession victimaire préparent le terrain idéologique de l’islamisme.

Le « pas de vague » trop souvent pratiqué par l’Éducation nationale est emblématique de ce renoncement.

Samuel Paty avait été menacé. Il fut lâché par sa hiérarchie. Dominique Bernard exerçait dans un établissement où les signaux d’alerte existaient.

Un professeur menacé doit savoir que son institution le protégera. Un professeur attaqué doit savoir que sa hiérarchie le défendra. Un professeur qui fait son métier doit savoir qu’il ne sera jamais seul.

Toute contestation d’un enseignement au nom du religieux doit entraîner l’exclusion définitive. Toute menace contre un professeur doit déclencher la protection de l’État et la condamnation judiciaire effective des auteurs et de leurs complices.

Il faut aussi redonner aux enseignants l’autorité qui est la leur. Un professeur est celui qui sait et qui transmet. Sa parole fait autorité. Son enseignement ne se négocie pas avec les familles, les communautés, les revendications identitaires.

L’islamisme est un totalitarisme. L’islamiste est un ennemi total. Il nous fait la guerre. Ce « nous » concerne toute l’humanité qui ne sombre pas dans le djihâdisme, ce « nous » est athée, chrétien, musulman, juif, agnostique, ce « nous » est la communauté nationale, ce nous est chaque particule de l’universalisme républicain. Alors, nous devons en retour faire la guerre à l’islamisme, avec tous les moyens de l’État de droit, sans faiblesse.

Cela suppose d’interdire toutes les organisations islamistes. De fermer les mosquées salafistes ou/et fréristes. D’expulser les prêcheurs de haine. De couper les financements étrangers qui alimentent le séparatisme. De sanctionner les élus qui négocient avec l’ennemi. De dissoudre les associations qui frayent avec cette idéologie.

Cela suppose aussi de livrer un combat culturel et civilisationnel en réarmant les contenus d’enseignement. En enseignant sans complexe notre histoire, notre littérature, notre philosophie. En formant des citoyens attachés à la liberté, à l’égalité, à la laïcité.

Si nous ne soutenons pas nos professeurs, nous acceptons la décadence et la soumission.

Dominique Bernard et Samuel Paty sont morts pour une certaine idée de la France. À nous de faire en sorte que la France vive pour ce que Samuel Paty et Dominique Bernard ont défendu.

 

Retrouvez cette tribune sur le site de Rupture-Mag en cliquant ici.

L’ERACM s’installe au cœur de Cannes : un nouveau souffle pour la création et la transmission

David Lisnard a visité les nouveaux locaux de l’École Régionale d’Acteurs de Cannes et Marseille (ERACM), désormais installée au cœur des jardins de la médiathèque Noailles. Ce nouvel écrin, à la fois inspirant et fonctionnel, illustre la place centrale que Cannes accorde à la culture, à la formation et à la création artistique.

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À cette occasion, David Lisnard a rappelé l’importance du théâtre dans la vie culturelle et intellectuelle :

« Le théâtre est une vibration particulière. C’est un art en trois dimensions et en mouvement. Il renvoie à tous les sens. »

L’événement a également été marqué par un moment d’émotion : la remise de la Médaille d’or de la Ville de Cannes à Didier Abadie, qui a dirigé l’école pendant 24 ans. Sous son impulsion, l’ERACM s’est imposée comme l’une des grandes écoles nationales de théâtre, formant plusieurs générations de comédiens, metteurs en scène et créateurs qui font aujourd’hui rayonner la scène française.

Avec cette implantation au cœur de la ville, Cannes affirme à nouveau sa vocation de capitale culturelle, où l’art, l’éducation et la transmission se conjuguent pour faire vivre l’esprit de liberté et d’excellence.

Le skatepark de la Roseraie : un symbole de persévérance face à la folie administrative

Inauguré il y a tout juste deux ans, après des années d’une longue bataille administrative, le skatepark de Cannes est aujourd’hui un lieu emblématique de convivialité et de vitalité urbaine. Parfaitement intégré dans son environnement, il attire chaque jour de nombreux jeunes passionnés, mais aussi des spectateurs de toutes générations, venus admirer les prouesses réalisées dans le bowl.

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Ce succès aurait pourtant pu ne jamais voir le jour. Pour construire cet équipement public, il aura fallu des années de procédures, de recours et de blocages administratifs. Obtenir l’autorisation de l’État a nécessité un passage par le tribunal administratif, un comble pour un projet aussi simple et légitime qu’un espace sportif de plein air.

Cet épisode illustre l’un des maux profonds de notre pays : la bureaucratie qui paralyse l’action locale. Chaque initiative, même la plus évidente, se heurte à un empilement de normes, de recours et de lenteurs qui découragent les élus comme les citoyens.

À Cannes, la détermination a permis de surmonter ces obstacles. Mais partout en France, des projets utiles, concrets et attendus restent bloqués par des procédures kafkaïennes.

Le skatepark de Cannes est donc bien plus qu’un lieu de sport : il est le symbole de ce que la volonté locale peut accomplir malgré la folie administrative française, et de ce qu’il faut réformer pour rendre à l’action publique sa liberté et son efficacité.

Cannes, capitale du sport collectif

David Lisnard a assisté à la présentation des nouvelles équipes du RC Cannes et de l’AS Cannes Volley, deux clubs mythiques qui portent haut les couleurs de la ville et du sport français.

Cannes le 14 octobre 2025
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Ces deux institutions incarnent l’excellence sportive et la passion cannoise :

•Le Racing Club de Cannes, avec 21 titres de championnes de France, 20 Coupes de France et 2 Ligues des Champions, est le club féminin le plus titré du volley européen.

•L’AS Cannes Volley, de son côté, affiche 10 titres de champion de France, 5 Coupes de France et un prestigieux parcours européen, marqué par une victoire en Coupe CEV.

Ensemble, ces deux clubs totalisent 62 titres nationaux et européens, un record absolu dans le sport collectif français.

Cette réussite, forgée par la rigueur, le travail et l’esprit d’équipe, illustre la vitalité du sport à Cannes et la politique sportive ambitieuse menée depuis des années pour soutenir les clubs, les jeunes talents et les grandes compétitions.

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« La seule issue, c’est la démission du président »

En déplacement à Saint-Malo, le maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie, David Lisnard, estime qu’Emmanuel Macron n’a plus de légitimité politique pour gouverner. Face à un pays « bloqué », il appelle le chef de l’État à démissionner pour permettre un nouveau départ démocratique. Un article à retrouver dans le JDD.

Politique le 13 octobre 2025
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Ce vendredi soir, vers 22 heures, une collaboratrice se penche à l’oreille du maire de Cannes. David Lisnard, en pleine séance de dédicaces, suspend son stylo. « C’est une plaisanterie ? Tu me fais marcher ? » Le président de la République vient de reconduire Sébastien Lecornu à Matignon. Le président de l’AMF lève les yeux au ciel : « Donc il renomme un Premier ministre qui disait il y a quelques jours ne pas vouloir rempiler… Ces gens sont trop intelligents pour nous ! » Pour lui, pas de doute : cette histoire finira mal. Plus tôt dans la soirée, il s’en expliquait déjà devant 300 personnes réunies au Carré, le centre d’affaires de la cité corsaire, lors d’une réunion publique de son mouvement Nouvelle Énergie. Depuis plus d’un an, le chantre du libéralisme sillonne la France pour faire entendre sa voix.

Ce week-end, cap sur la Bretagne. Dans la voiture qui le conduit de Rennes à Saint-Malo, le vice-président des LR refait le film d’une semaine politique chaotique. Bruno Retailleau a-t-il eu raison de précipiter la chute du gouvernement ? Et que penser de ces députés LR prêts à brader la réforme des retraites pour éviter des législatives anticipées ? Lisnard hausse les épaules. À ses yeux, le Vendéen aurait dû claquer la porte plus tôt, dès juin, quand il était au faîte de sa notoriété. Songe-t-il à quitter LR ? Oui, si sa famille politique s’obstine à vouloir participer à un nouveau gouvernement. Une option finalement écartée, à son grand soulagement, ce samedi, lors du bureau politique des LR. À Saint-Malo, Lisnard fait halte au port : visite d’un chalutier-usine, puis échange avec des entrepreneurs locaux, qu’il tente de rallier à sa vision. Le soir, dans un amphithéâtre comble – 300 personnes entre deux âges –, pendant une heure, le maire de Cannes déroule son « projet libéral, sécuritaire et éducatif » pour sortir le pays de l’ornière. La démonstration vire vite au réquisitoire contre « la caste » au pouvoir. Au banc des accusés, le chef de l’État et sa dissolution ratée. On n’en sortira, estime-t-il, que par un retour aux urnes. Mais pas de législatives anticipées : « La seule issue, c’est la démission du président de la République. » Et qu’on ne lui parle pas de précédent dangereux : « Quand le sélectionneur de l’équipe de France est mauvais, on ne le garde pas au motif que son départ risquerait d’affaiblir les prochains entraîneurs. »

Soucieux de ne pas passer pour un factieux, il rappelle qu’il n’a jamais demandé la démission de François Hollande, qu’il jugeait pourtant « nullissime ». Et pour cause : « Le pays n’était pas bloqué. » Il convoque alors de Gaulle, qui quitte le pouvoir en 1969 après son référendum perdu, fort encore d’une légitimité historique et politique. « Emmanuel Macron n’a plus qu’une légitimité juridique. » La référence fait mouche chez Odette, 92 ans, gaulliste revendiquée, que le spectacle politique désespère : « Le président se grandirait en actant son départ. » François, la quarantaine, se joint à la discussion. Il partage le diagnostic de blocage, pas le remède : « Le fait majoritaire n’est plus une évidence. On ne peut plus garantir que de nouvelles législatives donnent une majorité claire. » Dans la file des dédicaces, à la sortie, la perspective d’une démission anime les conversations. Beaucoup la souhaitent, peu y croient. Mais tous s’interrogent sur la stratégie de la droite. Y aller ? Ne pas y aller ? « Dans un moment de crise, juge un vieux marin, la droite doit prendre ses responsabilités et incarner la stabilité. On ne quitte pas le navire quand il coule. » Mais pour David Lisnard, la question ne se pose plus : le bateau gît déjà au fond.

Un article de Victor-Isaac Anne à retrouver sur le site du JDD en cliquant ici.

JDD

« Le pire serait d’être les cautions d’un budget socialiste et dépensier »

Au nom de la cohérence et de l’intégrité, le président de Nouvelle Énergie invite Les Républicains à ne pas commettre « l’erreur stratégique » d’une participation au gouvernement Lecornu 2, qu’il perçoit comme les derniers soubresauts d’un macronisme responsable du chaos actuel. Un entretien à retrouver dans Le Figaro du 13 octobre 2025.

Politique le 13 octobre 2025
FIGARO

LE FIGARO. – Comment sentez-vous le pays au moment où Sébastien Lecornu dévoile son gouvernement ?

DAVID LISNARD. – Je constate ce que je ressens moi-même : une profonde exaspération, un sentiment de gâchis du pays et aussi une volonté chez de nombreux citoyens de trouver une solution. Mais les gens sont atterrés. Plus Emmanuel Macron est rejeté, plus il impose le macronisme. Tout ce qui se passe est extrêmement grave et insensé. On ne peut pas et on ne doit pas le banaliser, car la Cocotte-Minute est en train de monter en pression.

Pourquoi avez-vous qualifié le choix d’Emmanuel Macron de dangereux, alors que certains membres de votre famille politique ont applaudi sa décision ?

Car sa décision apparaît comme un déni de démocratie et une obstination incompréhensible. Il y a eu une défaite aux législatives, la réalité parlementaire est qu’il n’a plus le pouvoir, mais il persiste à nommer Sébastien Lecornu. Le pays se retrouve donc bloqué dans la spirale de l’échec et du délitement. Et la seule façon de sortir de la crise sera de passer par l’élection, et d’abord la présidentielle.

Les réponses de la droite vous semblent-elles à la hauteur ?

Quand les circonstances s’emballent, il faut être très solide et faire preuve de constance. C’est-à-dire tenir sur nos principes et nos convictions. C’est absolument nécessaire. L’enjeu n’est ni l’avenir de LR ni celui de la droite, mais la capacité à porter un projet de redressement national fort, puissant et raisonnable, sans laisser le monopole de l’alternative à la gauche gouvernée par l’extrême gauche, ou au RN. Et sans se fourvoyer dans l’échec de ce que nous avons toujours combattu. Avec Nouvelle Énergie, je vais proposer une initiative à toutes les forces de droite, d’Horizons à l’UDR : cinq à dix grandes mesures prioritaires sur lesquelles nous pourrions nous mettre d’accord pour redresser le pays. Retraites par capitalisation, forte baisse des dépenses, référendum pour couper le robinet de l’immigration, grande loi justice et sécurité, réforme complète de l’État et redressement de l’école. Il est temps d’écrire le scénario avant le casting.

Allez-vous quitter Les Républicains ?

J’avais indiqué depuis des mois qu’il ne fallait plus rester au gouvernement. Il n’y a pas de choix à faire entre participation et chaos, car le chaos est déjà là. Soit on appartient à un gouvernement dont on ignore les objectifs, en sachant qu’il sera tenu par des engagements destructeurs auprès du Parti socialiste, soit on reste à l’Assemblée pour voter des textes qui nous paraissent positifs, contrer ceux qui nous semblent négatifs et préparer le projet dont la France a besoin. Je suis toujours dans le même état d’esprit en notant aujourd’hui que la position de Bruno Retailleau, actée samedi, va dans le sens que j’indique. Mais, compte tenu des soubresauts internes, il est évident que si LR en venait à soutenir un gouvernement prêt à cautionner des mesures de dégradation des comptes publics, notamment sur les retraites, je ne resterais pas. C’est une question de cohérence et d’intégrité.

Mais certains élus LR ont rejoint le gouvernement Lecornu 2, en contradiction avec la décision du parti. La réaction de fermeté de Bruno Retailleau est-elle la bonne ?

Oui, et au-delà de sa réaction, c’est tout simplement le respect du fait majoritaire. Ces ministres se mettent eux-mêmes en marge des Républicains. On ne peut pas manger à tous les râteliers. Il est nécessaire d’adopter très vite une vraie stratégie et une vraie ligne politique. Si ce n’était pas là, comme je l’ai indiqué. Je prendrai mes responsabilités. L’enjeu est bien au-dessus de ces questions. Céder aux facilités immédiates c’est faire disparaître notre ambition de représenter un espoir pour le pays et d’animer un pôle fort. Je ne veux pas me résigner à ce que la droite et l’espoir d’une alternative forte soient emportés dans les derniers soubresauts du macronisme. La voie à suivre doit être celle de l’indépendance d’une droite réaliste. Le pire serait d’être les cautions d’un budget socialiste et dépensier, capable de remettre en cause la seule réforme de ce quinquennat catastrophique. Participer à ce gouvernement est une erreur stratégique et un renoncement.

Existe-t-il un risque de crise sévère chez LR ?

Oui, il y a un risque.

Pourquoi condamnez-vous certaines concessions, comme le principe d’une suspension de la réforme des retraites, parfois défendu à droite au nom de la responsabilité ?

Il serait paradoxal de mener la politique de la gauche pour éviter qu’elle n’arrive au pouvoir ! On y perdrait en clarté politique et l’on ajouterait au désordre d’une situation pathétique, en créant, de surcroît, une instabilité financière, économique et sociale. N’oublions pas que tout part des erreurs fondamentales du président de la République. Il dissout de façon incompréhensible pour éviter une censure et une dissolution six mois plus tard. C’est Gribouille qui se jette dans la Seine parce qu’il pleut ! Après les diagnostics de Michel Barnier et de François Bayrou sur la dégradation vertigineuse des comptes de l’État, nous devrions accepter d’accentuer ce problème pour ne pas créer une instabilité politique ? Mais nous serions dans une absurdité totale ! La seule sortie est l’arbitrage du peuple. La première instabilité, c’est Emmanuel Macron.

Lorsque vous dénoncez les socio-étatistes du spectre politique, pensez-vous aussi au parti LR ?

Oui. On l’a vu clairement lorsqu’il y a eu cette hystérie autour de la taxe Zucman, organisée par la gauche pour détourner l’opinion des baisses de dépenses pourtant nécessaires. C’est vrai de la gauche au RN.

La promesse d’un gouvernement incarnant le « renouvellement et la diversité des compétences », n’est-ce pas de nature à recréer de la confiance ?

Je n’ai jamais été dupe de la novlangue macronienne.

Combien de temps selon vous le gouvernement Lecornu 2 tiendra-t-il ?

Il tiendra seulement le temps que la gauche voudra qu’il tienne. J’ai le plus profond respect pour les moines-soldats, mais, au fil de l’histoire, ils n’ont pas toujours gagné la bataille du temps.

Propos recueillis par Emmanuel Galiero. Retrouvez cet article sur le site du Figaro en cliquant ici. 

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« La solution, ce serait d’annoncer une présidentielle pour juin »

Pour sortir de la crise, David Lisnard suggère d’annoncer dès maintenant la tenue d’une élection présidentielle anticipée après les municipales en 2026. Avec, d’ici là, la nomination d’un gouvernement technique pour assurer l’intérim.

Politique le 13 octobre 2025
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David Lisnard dans La Grande Interview : « La première source d’instabilité, c’est l’obstination d’Emmanuel Macron »

Invité de Sonia Mabrouk dans La Grande Interview diffusée sur CNews et Europe 1, lundi 13 octobre, David Lisnard a livré une analyse sans détour de la situation internationale et de la crise politique française. Entre la libération des premiers otages en Israël et la formation du gouvernement Lecornu, il a dénoncé l’effacement diplomatique de la France et la fin d’un cycle politique marqué par l’impuissance du macronisme.

Politique le 13 octobre 2025
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« Un moment de joie, mais n’oublions pas la réalité des pogroms du 7 octobre »

Réagissant aux images de liesse en Israël après la libération de sept premiers otages du Hamas, David Lisnard a exprimé une émotion sobre et lucide :

« On ne peut que se réjouir du retour de ces otages. Rien n’est pire que d’avoir son enfant pris, torturé, maltraité. Mais cela ne doit pas faire oublier la réalité des pogroms du 7 octobre. »

Il a également salué le rôle joué par Donald Trump et certains pays de la région dans cet accord :

« C’est une réussite diplomatique qu’il faut reconnaître. Contrairement à la France, qui n’a plus de doctrine claire, ni les moyens de ses ambitions. »

« La France, figurante bavarde de la diplomatie mondiale »

David Lisnard a dénoncé la perte d’influence de la France sur la scène internationale :

« Voir la France condamnée à être une figurante de la diplomatie mondiale, c’est terrible. Comme le disait Bismarck, la diplomatie sans les armes, c’est la musique sans les instruments. Et en plus, nous sommes devenus une figurante bavarde. »

« Le gouvernement Lecornu, dernier soubresaut du macronisme »

Interrogé sur la nouvelle équipe gouvernementale, il a estimé qu’elle symbolisait la fin d’un système :

« Cette équipe n’a pas de légitimité politique. Tout cela pourrait prêter à sourire si la situation du pays n’était pas dramatique. Nous sommes face aux derniers soubresauts de l’agonie du macronisme. »

Il a également dénoncé « le pari de la gamelle » de certains responsables politiques ayant rejoint le gouvernement, et rappelé que la stabilité invoquée par l’exécutif n’était qu’un leurre :

« C’est la stabilité du déficit commercial, la stabilité des comptes publics qui s’effondrent, la stabilité de l’échec. La stabilité dans l’effondrement, c’est un contresens absolu. »

« Être responsable, c’est préparer une alternative »

Face à cette situation, David Lisnard a réaffirmé la nécessité de bâtir une offre politique forte et cohérente :

« La première source d’instabilité aujourd’hui, c’est l’obstination d’Emmanuel Macron. Être responsable, c’est préparer une alternative puissante, pas prolonger une fausse stabilité. »

Il a défendu de nouveau l’idée d’une présidentielle programmée et anticipée, suivie de législatives, afin de restaurer la clarté démocratique :

« Dans un esprit gaullien, on aurait pu imaginer une présidentielle anticipée, préparer les offres politiques, puis organiser les législatives après. »

« Pour une grande entente à droite autour d’un projet clair »

David Lisnard a appelé à une union des forces de droite fondée sur des convictions communes plutôt que sur des alliances de circonstance :

« Il faut une grande primaire ouverte autour d’un projet fort. L’union doit se faire autour du contenu : maîtrise de l’immigration, excellence éducative, baisse de la dépense publique et réforme de l’État. »

« Nous sommes en première ligne face à l’islamisme »

Enfin, il a conclu sur une note de gravité, rappelant que la France, comme Israël, fait face à la menace islamiste :

« Israël est en première ligne face à l’islamisme. Nous le sommes aussi. Pensons à nos enseignants, à ces professeurs qui sont eux aussi en première ligne face à ce totalitarisme violent qui gangrène notre pays. »