Partout en France, la mobilisation de Nouvelle Énergie ne faiblit pas

Hier soir, aux quatre coins du pays, dans le Haut-Rhin, le Doubs, la Haute-Garonne, l’Eure-et-Loir et les Pyrénées-Atlantiques, les militants de Nouvelle Énergie se sont réunis pour échanger autour du projet porté par David Lisnard.

le 24 octobre 2025
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Des rencontres locales, parfois spontanées, qui témoignent de la vitalité et de la constance de l’engagement des adhérents et sympathisants du mouvement.

En parallèle, un webinaire animé par Rudy Manna a permis d’approfondir la réflexion sur les forces de l’ordre et le lien républicain, dans un esprit d’écoute et de partage d’idées.

Ces moments d’échanges illustrent la dynamique collective de Nouvelle Énergie : construire ensemble une alternative fondée sur la liberté, la responsabilité et l’efficacité.

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« Renforcer les forces morales » : l’armée de Terre et l’AMF nouent un partenariat inédit

Le chef d’état-major de l’armée de Terre et David Lisnard, président de l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF), ont signé ce 15 octobre une convention de partenariat destinée à renforcer le lien armée-Nation. Un article à retrouver sur le site du JDD.

Défense le 24 octobre 2025
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Près de quatre ans après le début de la guerre, si l’Ukraine n’est toujours pas tombée aux mains des Russes, c’est grâce au soutien des pays occidentaux… mais pas seulement. L’aide matérielle serait vaine sans la volonté du peuple ukrainien de résister face à l’ennemi. Pour de nombreux experts, ce choix d’un peuple de ne pas céder porte un nom : celui des forces morales.

Dans un contexte géopolitique brûlant, alors que la guerre frappe aux portes de l’Europe, la France entend cultiver cette notion. C’est dans cet esprit que, le 15 octobre 2025, le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), et David Lisnard, président de l’AMF, ont signé à Paris une convention de partenariat visant à renforcer le lien armée-Nation et la résilience territoriale.

Objectifs ? « Il va y avoir des actions auprès de la jeunesse. Nous allons développer et renforcer la Journée de défense et de citoyenneté. Nous voulons aussi promouvoir les Cadets de la défense, les classes de défense et la réserve », explique au JDD David Lisnard, maire Les Républicains (Nouvelle Énergie) de Cannes. « Nous souhaitons également cultiver l’entretien de la mémoire », ajoute-t-il. Pour y arriver, l’édile explique que le renforcement des forces morales passe aussi par une valorisation et une meilleure utilisation du patrimoine militaire dans les communes. Les anciennes casernes pourraient ainsi devenir des lieux de culture.

Cet accord de partenariat doit permettre de développer les synergies entre les régiments de l’armée de Terre et les communes au profit « de la sécurité, de la gestion des crises et du développement local », a de son côté expliqué le général Schill sur le réseau social LinkedIn. « Présente dans 93 départements de métropole et d’outre-mer, l’armée de Terre s’appuie sur un maillage de plus de 500 implantations. Au-delà de sa mission première de défense, elle est localement un acteur économique et social majeur », a poursuivi le CEMAT.

Pour aider les communes à développer une véritable culture du risque, la convention entend aussi s’appuyer sur l’expérience des élus. « Lorsqu’il y a une crise, qu’elle soit liée au terrorisme, au grand banditisme, à une catastrophe naturelle ou à un incendie, le maire est toujours le premier sur le terrain. On veut donc développer la culture de la crise », affirme David Lisnard.

Enfin, le président de l’AMF veut un rapprochement accru entre les collectivités et l’armée de Terre, notamment en accueillant les familles de militaires et en incitant les communes à devenir des villes marraines. « L’objectif est aussi de relayer les contenus de l’institution militaire sur leurs réseaux sociaux et dans les revues municipales. » Depuis le lancement de cette démarche, 39 communes et régiments ont déjà noué un partenariat. « Nous allons en développer d’autres », promet le président de l’Association des maires de France, précisant que la convention est prévue pour une durée de quatre ans.

 

 

Retrouvez cet article sur le site du JDD en cliquant ici.

L’émigration des talents, l’autre conséquence des lâchetés présentes

Il y a aujourd’hui un grand oublié dans ce théâtre politique, un grand perdant, un grand sacrifié : la jeunesse française, condamnée à cotiser toujours plus pour gagner moins, afin d’entretenir le plus longtemps possible un État-providence déjà en mort cérébrale. Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.

Société le 24 octobre 2025
L'opinion

En sacrifiant la réforme des retraites, en multipliant les annonces de fiscalités supplémentaires qui pénalisent le risque et la réussite, en ne s’attaquant pas aux causes du déclassement français, un conglomérat de gouvernants veules a préféré ses avantages immédiats aux intérêts du pays, sacrifiant toujours plus l’avenir collectif et des futures générations.

Tout cela sous couvert de posture « en responsabilité », d’incantation à « la stabilité », de novlangue aussi moralisatrice qu’est indigne le spectacle politique de ces dernières semaines. L’honneur de la chose publique, l’état des comptes de la nation et l’image de la France ne sont pas les seules victimes de ces lâchetés, mensonges, renoncements et reniements. 

Mort cérébrale. Il y a aujourd’hui en effet un grand oublié dans ce théâtre politique, un grand perdant, un grand sacrifié : la jeunesse française, condamnée à cotiser toujours plus pour gagner moins, afin d’entretenir le plus longtemps possible un Etat providence déjà en mort cérébrale et plus que jamais parasité ainsi que le train de vie des générations issues de l’après-guerre.

Cette réalité n’est pas sans conséquences collectives destructrices à court, moyen et long terme, par l’émigration des jeunes talents qu’elle génère. Avec eux, c’est tout ce qu’ils ne pourront plus apporter à notre pays qui s’en va : inventivité, travail, création entrepreneuriale – donc flux de richesse et d’emplois – optimisme, dynamique, espérance.

Des modèles néo-classiques inspirés de Grubel et Scott ou Bhagwati et Hamada aux travaux plus récents de North ou Acemoglu et Robinson, la littérature économique et sociale est abondante pour démontrer les effets négatifs de la fuite des cerveaux et plus largement l’émigration des talents. Parce que le capital humain est un facteur déterminant de la productivité.

Les dernières données concernant la France viennent d’être analysées et publiées par la Fédération Syntec et Ipsos, sous le titre explicite de L’expatriation et la fuite des cerveaux – septembre 2025, « mesure de l’ampleur de la détalentisation ». Les résultats sont parlants. Sur ce que la Fédération et Ipsos nomment talents, presque 60 % envisagent désormais de s’expatrier.

Expatriés. Et le phénomène s’amplifie. Il a commencé ces dernières années, avec 23 % d’augmentation sur la décennie du nombre d’expatriés qui sont titulaires d’un diplôme d’ingénieur. La tendance est proportionnelle au niveau de formation et de sélection en école. Avant même la chute, évidente, du gouvernement Bayrou et les péripéties pathétiques qui ont accompagné la formation des deux gouvernements Lecornu, l’inquiétude de ces « talents » était déjà en forte hausse, avec 70 % qui estiment notre pays en déclin, les trois quarts qui se disent inquiets de la situation économique et 80 % de la situation politique.

Les constats du déclassement de notre nation ne sont pas la seule motivation de départ. Elle est aussi guidée en premier lieu par la « lourde fiscalité », suivie de la « faiblesse des rémunérations » et de la « rigidité du marché du travail ».

La formation des 145 000 jeunes qui désormais quittent chaque année la France à l’issue de leurs études a coûté à la nation 1 milliard d’euros. Or, cette perte n’est rien en proportion des richesses qu’ils ne produiront pas sur le territoire national. Comment ne pas comprendre cette jeunesse entreprenante, écœurée face aux lâchetés et inepties politiques présentes ?

Car pendant ce temps-là, le théâtre d’ombres politicien continue, les mesures d’augmentation de la fiscalité sur l’investissement et les résultats fleurissent (dont à l’article 3 du projet de loi de Finances 2026 le projet – destructeur – d’instauration d’une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales), l’Etat n’est pas réformé, les frontières restent ouvertes à « toute la misère du monde », les voix sordides du ressentiment continuent de prospérer et de trouver une traduction politique, qui désormais n’est plus cantonnée à l’extrême gauche et irradie les partis dits de gouvernement comme ceux de l’autre côté de l’échiquier qui prétendent le devenir.

L’étape suivante sera l’effondrement avant, souhaitons-le, le sursaut. Le tout est d’éviter entre les deux l’embrasement et la violence. Ainsi va la France.

 

Retrouvez cette chronique sur le site de l’Opinion en cliquant ici.

David Lisnard sur LCI : « Il faut moins de bureaucratie et plus de sens dans le service public »

Invité de Darius Rochebin sur LCI mardi 21 octobre, David Lisnard a défendu sa vision d’un État plus efficace, recentré sur ses missions essentielles et respectueux du travail. Avec franchise, il a rappelé la nécessité de réduire la bureaucratie pour redonner du souffle au pays et au service public.

Politique nationale le 22 octobre 2025
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« Il faut moins de fonctions administrantes pour qu’il y ait plus de soignants, de professeurs, de magistrats, de gardiens de prison. Il faut moins de bureaucrates pour qu’il y ait moins de bureaucratie. »

Alors que la plupart des responsables politiques évitent de chiffrer leurs propositions, David Lisnard assume clairement sa position :

« Vous êtes le seul à dire qu’il faut moins de fonctionnaires en France », lui a rappelé le journaliste.

« Oui, j’assume une réduction de 12 % », a répondu David Lisnard.

Pour lui, cette réforme n’a rien d’idéologique. Elle vise à redonner du sens au travail public en mieux rémunérant les agents de terrain et en réduisant les strates administratives :

« Il faut des agents à qui on donne du sens, des missions claires, des moyens de travail, et qui soient mieux rémunérés. »

Revenant sur son propre parcours, il a souligné son expérience concrète de l’économie réelle :

« J’ai eu des boutiques, j’ai été commerçant. Je sais ce que c’est que recruter, gérer un stock, prendre des risques. C’est aussi ça, la réalité du travail. »

Une expérience qui alimente sa vision d’un État-performance, moins dépensier, plus productif, au service de la prospérité et du respect du travail.

« La baisse de la dépense publique n’est pas une fin en soi. C’est un moyen de relancer la production, d’augmenter le revenu et le pouvoir d’achat des actifs, les grands sacrifiés d’aujourd’hui. »

À travers Nouvelle Énergie, David Lisnard appelle à une refondation de la droite autour d’un projet clair : libéral sur le plan économique, sécuritaire dans l’ordre public et éducatif dans la transmission. Une alternative de redressement pour la France.

 

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L’hôpital de Cannes franchit une nouvelle étape avec la chirurgie robotique

L’hôpital de Cannes Simone-Veil vient de se doter d’un robot chirurgical de dernière génération, le Da Vinci Xi, marquant une avancée majeure pour la qualité des soins et l’attractivité du service public hospitalier.

Cannes le 21 octobre 2025
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Ce dispositif de pointe permet de réaliser des interventions plus précises et moins invasives, notamment en urologie, gynécologie et chirurgie viscérale. Grâce à une technologie robotisée ultra-fine, il offre aux praticiens une vision tridimensionnelle et une précision de geste inégalée, améliorant ainsi la sécurité et le confort des patients.

Présent lors de l’inauguration, David Lisnard a salué « une belle avancée pour notre hôpital » :

« En dotant l’hôpital de Cannes du robot chirurgical Da Vinci Xi, nous réalisons un saut technologique majeur au service d’une chirurgie plus sûre, plus précise et plus respectueuse du corps humain, qui réduit les douleurs, les complications et les durées d’hospitalisation. Un système de soins performant doit savoir s’adapter aux défis de son époque, qu’ils soient démographiques, liés à la chronicité des maladies ou à l’évolution de la robotique, de l’intelligence artificielle et bientôt de la quantique. Ces transformations doivent être perçues comme des opportunités, et c’est précisément ce que l’hôpital de Cannes parvient à accomplir aujourd’hui. » David Lisnard

Cette innovation illustre la volonté portée par David Lisnard et Nouvelle Énergie : défendre un service public efficace, moderne et humain, capable d’allier excellence technologique et respect du patient.

Une avancée concrète qui témoigne de ce que doit être l’État-performance : un État au service des Français, de la santé et de l’innovation.

Une saison culturelle 2025-2026 riche et ouverte à tous à Cannes

Le Théâtre de la Licorne a dévoilé la programmation de sa saison culturelle 2025-2026 : une année placée sous le signe de la création, de la diversité et de l’accessibilité, fidèle à l’ambition de Cannes, ville 100 % Éducation Artistique et Culturelle.

Cannes le 21 octobre 2025
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Concerts, spectacles, festivals… la nouvelle saison s’annonce foisonnante et ouverte à tous les publics, avec des tarifs accessibles et des représentations dans les crèches, écoles et quartiers pour aller à la rencontre de chacun.

Fidèle à son engagement en faveur des écritures théâtrales contemporaines jeunesse, le Théâtre de la Licorne proposera prochainement :

The Last Library de Mike Kenny

Teen Play de Marcos Caramés-Blanco

Le Festival “P’tits Cannes à You” fêtera quant à lui son 20e anniversaire, du 17 au 31 octobre 2025, pendant les vacances de la Toussaint. Un rendez-vous incontournable pour les familles, célébrant deux décennies de découvertes artistiques et d’émerveillement partagé.

Enfin, les Jeudis du Jazz reviennent au théâtre Alexandre III avec 10 concerts exceptionnels mêlant grands standards, créations audacieuses et talents internationaux, pour explorer toutes les facettes du jazz contemporain.

La présentation de cette saison s’est tenue en présence de David Lisnard, entouré des équipes de la direction de la Culture de la Ville de Cannes, saluant le travail des agents et des artistes qui font vivre au quotidien l’excellence culturelle cannoise.

Une saison vibrante, qui confirme le dynamisme culturel de Cannes et son engagement à faire vivre l’art au plus près des habitants, dès le plus jeune âge.

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À Cannes, la cérémonie des médailles d’honneur du travail célèbre l’engagement et la fierté professionnelle

La mairie de Cannes a organisé la traditionnelle cérémonie de remise des médailles d’honneur du travail, récompensant les employés du secteur privé pour leur engagement, leur ancienneté et leur contribution à la vitalité économique locale.

Cannes le 21 octobre 2025
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À cette occasion, David Lisnard a rappelé la valeur essentielle du travail, à la fois moteur de l’émancipation personnelle et pilier de la société :

« Le travail est une source d’émancipation, une source de réalisation individuelle, et ça, il faut savoir le dire. »

Il a également souligné son rôle central dans le lien social et la prospérité collective :

« Le travail, c’est ce qui permet à une société d’être prospère, et c’est ce qui permet aux individus d’avoir une fierté de vie. »

Cette cérémonie rend hommage à celles et ceux qui, par leur constance et leur savoir-faire, participent chaque jour à la force productive et humaine du territoire cannois.

Les holdings dans la tempête

Le projet de loi sur la taxation des holdings est extrêmement nocif pour l’innovation, la création et le développement d’entreprises. L’Etat n’a pas à décider de la manière dont un entrepreneur dépense son argent, dénoncent Sophie de Menthon et David Lisnard dans une tribune parue dans Les Échos.

Economie le 21 octobre 2025
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Retrouvez cette tribune sur le site Les Échos en cliquant ici.

À Saint-Malo, David Lisnard appelle à « libérer les énergies françaises »

David Lisnard était à Saint-Malo, vendredi 10 octobre, à l’invitation de l’équipe Nouvelle Énergie d’Ille-et-Vilaine. Une journée consacrée au terrain, à l’écoute et à la cohérence d’un projet de redressement fondé sur le travail, la responsabilité et la liberté.

Politique le 16 octobre 2025
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Une journée d’action et d’échanges

La visite a débuté sur les quais de Saint-Malo, à bord de l’Émeraude, chalutier-usine unique en Europe, symbole de la souveraineté maritime française et du savoir-faire industriel.

Aux côtés du maire Gilles Lurton et des acteurs de la filière, qui ont prouvé qu’innovation, rigueur et courage permettent à la France de rester une grande puissance productive.

Il a ensuite échangé avec plusieurs entrepreneurs et responsables économiques sur les difficultés du moment : fiscalité instable, explosion des normes, coût de l’énergie, pénurie de main-d’œuvre, obstacles administratifs.

Tous ont partagé le même constat : la France travaille beaucoup, mais on l’empêche de réussir.

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Une réunion publique dense et constructive

En fin de journée, plus de 300 personnes ont assisté à la réunion publique organisée au Carré – Centre d’affaires.

Devant une salle comble, David Lisnard a développé les grandes lignes de son projet : liberté économique, autorité régalienne, excellence éducative et décentralisation réelle.

« La responsabilité, ce n’est pas de sauver un système à bout de souffle, c’est de préparer une alternative cohérente et puissante », a-t-il déclaré.

Mettre fin à la fausse stabilité

Revenant sur la crise politique nationale, il a dénoncé « la stabilité de l’échec » prônée par le pouvoir en place :

« On ne peut pas sous couvert d’une fausse stabilité créer l’instabilité économique et sociale. La première source d’instabilité, c’est l’obstination d’Emmanuel Macron. »

David Lisnard a rappelé la nécessité de retrouver une clarté politique, par une présidentielle anticipée, suivie d’élections législatives, afin de « redonner la parole aux Français » et permettre une véritable alternance.

Refonder le pays autour de trois piliers

Le président de Nouvelle Énergie a détaillé les trois fondements de son projet :

La liberté économique, pour libérer le travail, récompenser l’effort et réorienter l’épargne vers l’investissement productif.

La sécurité et la maîtrise des frontières, avec un État recentré sur ses missions régaliennes.

L’éducation et la culture, pour restaurer l’unité nationale et redonner à chacun les moyens de s’élever.

« C’est par l’école, par le mérite et par la transmission que la France se relèvera », a-t-il affirmé.

« Libérer les énergies locales, libérer la France »

Au fil des interventions et des échanges, une même conviction a traversé la soirée : la France regorge de forces vives, d’entrepreneurs, de citoyens, d’élus locaux, qui ne demandent qu’à agir si on leur redonne confiance et liberté.

« La France n’a pas besoin de nouvelles taxes ni de nouvelles normes, mais d’une grande respiration démocratique et économique. Il faut libérer les énergies locales, et à travers elles, libérer la France. »

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« Commençons par écrire le pacte de gouvernement et nous verrons si l’union est possible »

David Lisnard réitère son appel à la démission d’Emmanuel Macron, livre son analyse du chaos politique et ouvre la porte à une discussion programmatique rassemblant toute la droite. Un entretien publié sur le magazine Valeurs actuelles.

Politique le 15 octobre 2025
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Valeurs actuelles. Voilà plus d’un an que notre pays est plongé dans une crise de régime. Où va la France ?
David Lisnard. La France ne va nulle part, prise dans une impasse qui résulte d’une succession de mauvaises décisions du président de la République, aujourd’hui responsable du blocage du pays. Cette série d’erreurs a commencé au début de l’année 2024, lorsqu’il décide de remplacer Élisabeth Borne par Gabriel Attal à moins de six mois des élections européennes. En changeant de Premier ministre avant le scrutin, il s’est interdit de le faire après.

Bien qu’il eût annoncé, trois jours avant celle-ci, qu’il ne prononcerait pas la dissolution de l’Assemblée, il le fit, en choisissant le plus court délai possible pour l’organisation de la campagne législative, empêchant ainsi la tenue d’un véritable débat avec des projets nationaux à comparer. Il a en réalité organisé un référendum sur sa personne. Depuis, avec l’explosion façon puzzle de l’Assemblée nationale, le pays se retrouve coincé.

Si la France connaissait une forte croissance, des fondamentaux économiques solides, une immigration maîtrisée, un système éducatif performant, un hôpital en bonne santé, on pourrait envisager une période d’attentisme. La stabilité dans la réussite est une bonne chose. Ce n’est évidemment pas le cas.

Notre pays non seulement accentue son déclassement, mais s’approche de l’effondrement. Le déficit commercial – dont personne ne parle – atteint un niveau particulièrement élevé depuis l’arrivée du président de la République au pouvoir, contredisant ainsi son discours sur une compétitivité retrouvée. Et nous sommes à la fin de l’État providence. Il faut regarder la réalité en face.

Où vont Les Républicains ? Qu’avez-vous compris de la position de votre parti depuis dix jours ?
Personne ne sait où vont Les Républicains. La France a besoin d’une formation politique qui s’inscrive dans son époque, mais qui soit aussi l’héritière du libéralisme, du gaullisme et de la démocratie chrétienne. Sans doctrine ni stratégie commune, Les Républicains deviennent un simple syndicat d’intérêts électoraux, de plus en plus réduits, d’ailleurs. C’est la porte ouverte à tous les calculs individuels, au détriment du collectif.

Bruno Retailleau doit-il défendre l’idée d’une censure du gouvernement ?
Il est extraordinaire d’entendre qu’il faudrait soutenir un gouvernement dont le Premier ministre n’a défini aucune ligne directrice et qui est quand même le dernier des Mohicans macronistes. Et si je suis opposé à l’automaticité d’un soutien comme d’une censure, au moment où nous faisons cet entretien, nous apprenons la composition du gouvernement.

Quand on voit, par exemple, la présence d’une antinucléaire ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, rien que cela est un motif de censure. La droite doit se porter sur l’avenir et n’a pas à rejoindre le Titanic quand il coule.

Deux scénarios sont possibles. Soit le gouvernement tombe très rapidement, dans les prochains jours, et la question de la légitimité du président de la République – non pas institutionnelle, mais bien politique – se reposera, tout comme celle d’une éventuelle dissolution. Soit le budget est adopté. Mais ce n’est pas LR qui décidera.

Les rapports de force sont clairs : le parti pivot, c’est le Parti socialiste. Nous risquons ainsi de permettre l’adoption d’un budget d’inspiration dépensière, contraire aux intérêts de la France et de subir ensuite la dissolution. Si LR accepte ça, LR disparaît définitivement.

Que pensez-vous de l’attitude des macronistes et de certains LR, qui appellent votre parti à soutenir le gouvernement au nom de la “stabilité” ?
Emmanuel Macron a nommé Sébastien Lecornu, l’un de ses derniers fidèles, parce qu’il ne pouvait pas se nommer lui-même. Je récuse ce vocable et cette approche de la “stabilité”, comme je n’ai jamais cautionné le concept de socle commun ou de bloc central. C’est une erreur essentielle de diluer ce qui reste de LR dans la Macronie, au risque de tuer l’espérance d’une alternative forte et raisonnable à droite.

Au lieu d’une dissolution, vous appelez Emmanuel Macron à programmer sa démission dans six mois. Pourquoi ce choix ?
Il s’agit de retrouver l’esprit de la Ve République. La vraie solution n’est pas la dissolution. Cela fait un an que je le dis : il faut une présidentielle programmée et anticipée. La France a un système particulier, qui n’est pas celui de l’Allemagne, de l’Italie ou de l’Espagne. C’est celui de la Ve République, et il fonctionne très bien. Ce n’est pas la règle institutionnelle qu’il faut revoir, mais la manière de gouverner. Et que parte celui qui bloque le pays.

Que répondez-vous à ceux qui estiment qu’une démission du président de la République actuel entraînerait la fin de la Ve République en créant une sorte de jurisprudence ?
Lorsque le général de Gaulle démissionne, en 1969, il lui reste encore trois ans de mandat. Personne ne conteste alors sa légitimité juridique ; il détient même une légitimité historique. Et pourtant, le général de Gaulle estime qu’il n’a plus de légitimité politique, simplement parce qu’un an après des élections législatives triomphales, il perd de peu un référendum. Tout le monde n’est pas le général de Gaulle, bien entendu.

Lorsque le prédécesseur d’Emmanuel Macron, François Hollande, était président de la République, nombreux étaient ceux, notamment à droite, qui le jugeaient extrêmement mauvais. Personne n’a demandé sa démission.

Alors pourquoi, avec Emmanuel Macron, en vient-on à la demander ?
Parce que le pays est totalement bloqué du fait du président de la République. Il suffi t d’analyser la situation : la semaine dernière, Sébastien Lecornu annonce qu’il démissionne. Deux jours plus tard, on commence à expliquer que la seule manière d’assurer la stabilité politique, c’est de garder les mêmes au pouvoir. Nous assistons à la fin de la Macronie, à ses derniers soubresauts, à la survie d’une forme de monarchie administrative absolue. En réalité, c’est l’inspection des finances qui continue à tenir le pouvoir.

Selon un sondage Ifop pour Valeurs actuelles (lire notre article page 18), 82 % des électeurs Les Républicains se disent favorables à une coalition des droites incluant LR, le Rassemblement national et Reconquête !. Comment répondre à l’exaspération des électeurs de droite qui, très majoritairement, réclament l’union ?
Je suis moi-même un homme de droite, et je suis moi-même exaspéré. J’ai été l’un des seuls – peut-être le seul, avec François-Xavier Bellamy – à dire que le barrage républicain était un non-sens. Les vrais fascistes sont de l’autre côté, à l’extrême gauche, chez La France insoumise. Ce qui m’importe, c’est de mener la politique la plus positive possible pour le pays. Et je suis prêt à le faire avec quiconque, à condition que nous partagions des positions communes.

J’ai refusé de me fourvoyer avec les ex-LR passés chez Macron ; ce n’est pas pour me fourvoyer aujourd’hui avec un parti qui, comme le rappelait récemment encore Jean-Philippe Tanguy, propose de suspendre la réforme des retraites. D’ailleurs, quand Marine Le Pen est interrogée sur la nécessité de supprimer certaines agences ou directions d’État, elle répond que c’est « un truc de droite ».

Je ne peux pas partager les positions économiques du Rassemblement national, encore marquées par le collectivisme et l’étatisme. Toutefois, je constate qu’un débat interne s’y ouvre aujourd’hui. C’est intéressant et je pense que ce parti peut évoluer dans le bon sens.

Pourriez-vous aider le RN à évoluer sur le plan économique ?
Avec Nouvelle Énergie, nous essayons de gagner la bataille de nos idées. Elles sont aujourd’hui minoritaires sur le plan partisan. C’est pour cela que, dans la perspective de la présidentielle, j’appelle à une grande primaire ouverte de la droite. Parce que c’est le seul moyen de démasquer les faussaires, ceux qui ne font que du marketing politique. Le Rassemblement national ne viendra pas, parce qu’il est contre l’union des droites et parce qu’il est à 34 % dans les sondages.

Aussi, nous devons d’abord mettre sur la table entre cinq et dix propositions fortes, capables de rassembler toute la droite. D’abord, un référendum sur l’immigration : comment passer de 500 000 titres de séjour délivrés chaque année à 80 000. Ensuite, une réforme en profondeur de l’école, pour la libérer et en finir avec les idéologies qui sont en train de la perdre. Troisième axe : la réduction des dépenses publiques. Je propose un plan de 200 milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques, qui permettra de restituer 120 milliards en pouvoir d’achat grâce à la baisse des cotisations.

C’est ainsi que l’on pourra cotiser moins pour gagner plus, soit environ 400 euros de revenus supplémentaires pour un salarié touchant 2 000 euros par mois. Enfin, une grande réforme de l’État : il faut le réorganiser de fond en comble. C’est essentiel.

Je vais donc formuler ces propositions et appeler tous ceux qui se reconnaissent dans cette vision, de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) à l’Union des droites pour la République (UDR), à se rassembler autour d’elles. Commençons par écrire le pacte de gouvernement et nous verrons si l’union est possible.

Comment analysez-vous la récente main tendue de Jordan Bardella, qui indique avoir « vocation à travailler » avec des « patriotes à droite » ?
Il y a de l’opportunisme, certainement. Mais Jordan Bardella semble contredire le discours fiscaliste de Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy ou Sébastien Chenu. Le RN doit lui aussi clarifier sa doctrine. On n’a pas pu me forcer à aller chez Macron et on ne me forcera pas davantage à rejoindre une coalition ambiguë sur la manière de relancer la France.

Le jour où le Rassemblement national dira : “Vous ne pesez pas grand-chose, mais vos idées sont intéressantes et nous voulons travailler ensemble”, peut-être qu’il y aura matière à discussion. Mais pour l’instant, nous sommes balayés d’un revers de main. Comme je ne cherche ni points retraite ni poste, je continue simplement et inlassablement à défendre mes convictions.

Êtes-vous sensible à la lettre d’Éric Ciotti qui invite LR à le rejoindre dans la démarche qu’il entreprend avec l’UDR ?
Éric Ciotti poursuit sa stratégie. Je n’ai aucune acrimonie personnelle vis-à-vis de lui. Ce que je constate, c’est qu’il a pu reprendre un certain nombre des items de Nouvelle Énergie, notamment sur la liberté économique, sans parvenir à les faire adopter par le RN, qui fixe clairement la ligne.

Si vous aviez Emmanuel Macron face à vous, qu’aimeriez-vous lui dire ?
Je lui dirais qu’il peut avoir son moment gaullien. Qu’il pourrait, dans l’intérêt supérieur de la France, annoncer qu’il démissionnera au printemps prochain, en avril ou en mai, afin de permettre la tenue d’une élection présidentielle quelques semaines après. C’est la seule voie pour sortir des tensions et de l’échec actuels.

 

 

Retrouvez cet entretien sur le site de Valeurs actuelles en cliquant ici.

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