À l’appel de l’Association des maires de France (AMF), présidée par David Lisnard, les élus et les citoyens se sont mobilisés dans de nombreuses communes pour réaffirmer leur attachement à l’ordre républicain, à la sécurité et aux libertés publiques.
À Cannes, près de 2 000 personnes ont répondu présent devant l’Hôtel de Ville. De retour de Limoges, où il s’était rendu auprès des élus et des agents municipaux après l'incendie de leur mairie, David Lisnard a prononcé un discours appelant à refuser la fatalité de la violence et du déclin de l’autorité publique.
« Nous sommes une France de gens qui travaillent, de gens qui transmettent », a-t-il déclaré, saluant cette France qui dépasse les clivages politiques et refuse de voir la République réduite à une abstraction.
« Si on veut que la République ne soit pas une fiction, il faut rétablir l'ordre »
Devant les Cannois rassemblés, David Lisnard a dénoncé la multiplication des violences contre les institutions, les commerces, les policiers, les gendarmes et les agents publics.
Il a particulièrement évoqué la situation de Limoges, où il s'était rendu la veille, ainsi que les destructions survenues à Marseille et à Lyon. Derrière les bâtiments incendiés et les vitrines brisées, il a rappelé les conséquences concrètes pour les habitants, les commerçants et les plus modestes, premiers utilisateurs des services municipaux.
Le président de l'AMF a également dénoncé les défaillances de l'État dans l'exercice de ses missions régaliennes, pointant le manque d'effectifs et de moyens des forces de sécurité, malgré un niveau de dépense publique particulièrement élevé.
Pour David Lisnard, le rétablissement de l'ordre doit être une priorité nationale, à l'école comme dans l'espace public, afin de garantir la liberté, la sécurité et la dignité de chacun.
Défendre la liberté de manifester, combattre les violences
David Lisnard a tenu à rappeler une distinction fondamentale entre les citoyens qui exercent pacifiquement leur droit de manifester et les individus qui profitent des rassemblements pour détruire et piller.
« Les manifestants ont le droit de manifester. En revanche, les casseurs n'ont pas le droit de casser. »
Il a ainsi réaffirmé son attachement aux libertés publiques, qui ne peuvent être garanties sans le respect de l'ordre républicain.
« L'ordre doit être rétabli au service de la liberté, de la prospérité, de la dignité individuelle et de l'unité de la nation », a-t-il insisté.
Un appel à des changements profonds pour la France
Au-delà de la solidarité exprimée envers les victimes des violences, David Lisnard a appelé à un changement profond dans la conduite de l'État.
Dénonçant l'imprévoyance des gouvernants et l'affaiblissement de l'autorité publique, il a plaidé pour des transformations « profondes, radicales, puissantes », afin de permettre à la France de retrouver sa sécurité, sa dignité et son unité.
Face à la violence et aux divisions, le rassemblement cannois a ainsi porté un message de solidarité nationale et d'attachement aux principes républicains.
David Lisnard a conclu son intervention par un appel à l'unité :
« Pour nos libertés, pour notre sécurité et pour notre unité, vive Cannes, vive la République et vive la France ! »