David Lisnard dans La Grande Interview : « Il faut augmenter le salaire net et cotiser moins pour gagner plus »

David Lisnard était l’invité de La Grande Interview de Laurence Ferrari dans La Matinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1, mercredi 27 mai.

le 29 mai 2026
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Au cours d’un entretien de près d’une heure, il a exposé sa vision pour la France : restaurer la prospérité par la liberté, l’autorité par un État régalien efficace, et l’unité nationale par l’instruction, la culture et la responsabilité.

« Il faut augmenter le salaire net et cotiser moins pour gagner plus »

Face à une France qui détient le record du monde des prélèvements obligatoires et dont les salaires réels stagnent, David Lisnard a rappelé l’urgence d’une rupture économique fondée sur la baisse des dépenses publiques et la valorisation du travail.

« Il faut augmenter le salaire net et cotiser moins pour gagner plus. »

Pour le président de Nouvelle Énergie, la France ne souffre pas d’un manque de dépenses publiques mais d’un excès de bureaucratie et d’un mauvais usage de l’argent public.

« Plus on a dépensé d’argent public, moins on a eu d’infirmiers aux urgences, moins on a de policiers dans les rues, moins on a de magistrats. »

Il a réaffirmé son objectif de réaliser jusqu’à 200 milliards d’euros d’économies sur le quinquennat afin de rendre du pouvoir d’achat aux Français, financer les fonctions régaliennes et alléger les charges qui pèsent sur les actifs.

« Dépenser moins pour cotiser moins, pour gagner plus. C’est ça la vraie révolution. »

Retrouver un État performant

David Lisnard a dénoncé la multiplication des agences, organismes et structures administratives qui étouffent l’initiative et paralysent l’action publique.

« On étouffe surtout sous la bureaucratie en France. »

Prenant l’exemple des normes de construction scolaire, il a rappelé que les maires sont confrontés à une inflation réglementaire devenue incontrôlable.

« Désormais, la notice thermique pour construire une école fait 3 800 pages. »

Pour Nouvelle Énergie, la modernisation du pays passe par un État performant, recentré sur ses missions essentielles et capable de produire des résultats concrets.

Énergie : renouer avec le réalisme

Interrogé sur la stratégie énergétique française, David Lisnard a plaidé pour une politique fondée sur la réalité des besoins du pays plutôt que sur l’idéologie.

« L’électricité la plus abondante, la plus pilotable, la plus fiable et la moins chère aujourd’hui, c’est le nucléaire et l’hydroélectrique. »

S’il soutient les initiatives locales en matière d’énergies renouvelables, il estime que l’architecture énergétique nationale doit rester fondée sur une production fiable, compétitive et souveraine.

Immigration : sortir des effets d’annonce

Face à l’explosion des flux migratoires, David Lisnard a dénoncé les discours sans résultats et rappelé que le problème est désormais institutionnel autant que politique.

« Depuis 1980, il y a eu 32 annonces de maîtrise de l’immigration et 30 lois. Ce n’est plus un problème de loi, c’est un problème de cadre constitutionnel. »

Il a réaffirmé la nécessité de reprendre le contrôle des politiques migratoires, de restaurer la souveraineté nationale et de faire prévaloir la volonté démocratique sur les blocages juridiques actuels.

GPA : « Tout n’est pas marchandise »

Interrogé sur les propositions de Gabriel Attal concernant la gestation pour autrui, David Lisnard a réaffirmé son opposition ferme à la GPA au nom d’un principe fondamental : la dignité humaine.

Pour lui, une société libérale authentique ne signifie pas que tout puisse être acheté, vendu ou marchandisé.

« Tout n’est pas marchandise. »

Il a rappelé que la liberté économique ne peut exister sans limites éthiques et que le corps humain ne saurait devenir un objet de transaction.

« Je pense que la GPA est contraire à un principe fondamental de la société libérale : la dignité du corps humain. »

À rebours des caricatures souvent entretenues sur le libéralisme, David Lisnard a défendu une conception exigeante de la liberté, fondée sur la responsabilité individuelle et le respect de la personne.

Culture, transmission et intelligence artificielle

L’entretien a également permis d’aborder les enjeux culturels et technologiques. Pour David Lisnard, l’intelligence artificielle constitue une révolution majeure que la France doit pleinement investir.

« Je ne crains pas l’intelligence artificielle. Je crains la paresse naturelle que va générer cette intelligence artificielle. »

Il a plaidé pour une école recentrée sur l’instruction, l’esprit critique et la transmission culturelle.

« Il faut apprendre à nos enfants à décoder le monde. »

Pour lui, la culture demeure un enjeu civilisationnel majeur, indispensable à la cohésion nationale et à la liberté intellectuelle.

Une révolution du bon sens

Tout au long de cet échange, David Lisnard a défendu une même conviction : la France dispose de tous les atouts pour redevenir une puissance prospère, innovante et respectée, à condition de rompre avec l’immobilisme et l’étatisme.

« La France a un énorme potentiel. Nous avons un peuple créatif, nous avons tout pour être un Eldorado du XXIe siècle. »

Et de conclure :

« Il faut recréer de la prospérité par la liberté, recréer de la sécurité par l’autorité, recréer l’unité par l’instruction et la science. »

Un projet porté par Nouvelle Énergie pour rassembler tous ceux qui refusent le déclin, restaurer l’efficacité publique et engager la France sur le chemin du redressement.

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