Cannes honore la mémoire des déportés et réaffirme son devoir de transmission
Le dimanche 26 avril, à l’occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, David Lisnard a présidé la cérémonie officielle devant le Monument aux morts de l’Hôtel de Ville de Cannes.
Comme chaque année, ce moment solennel a rassemblé élus, autorités civiles et militaires, ainsi que de nombreux citoyens venus rendre hommage aux victimes de la barbarie nazie et honorer la mémoire des déportés. Un temps de recueillement empreint de gravité et de transmission, fidèle à l’esprit de cette journée nationale.
Dans son allocution, le maire de Cannes a rappelé avec force l’exigence morale que constitue la lutte contre toutes les formes de racisme, dénonçant une abjection incompatible avec les valeurs universalistes de la République. Il a insisté sur la nécessité d’une mémoire vivante, qui ne se limite pas aux cérémonies mais se prolonge par des actes concrets.
Évoquant l’histoire locale, David Lisnard a rappelé qu’entre 1942 et 1944, 167 Juifs cannois, du plus jeune enfant au plus âgé, furent arrêtés et déportés, la plupart sans retour. Pour honorer leur mémoire, il a annoncé l’érection prochaine d’une stèle portant leurs noms sur un lieu public de la ville.
Au-delà de l’hommage, ce discours s’est voulu un appel à la responsabilité collective. « La mémoire était un legs, elle devient un choix », a-t-il souligné, plaidant pour une mémoire active tournée vers l’avenir et au service de la transmission des principes fondamentaux, liberté, égalité, dignité humaine.
Par cette cérémonie, Cannes réaffirme ainsi son attachement à une mémoire exigeante, indissociable du combat permanent pour les valeurs de la République.
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de Nouvelle Énergie et David Lisnard