« Quand il fait 40 degrés, il faut du bon sens » : à Cannes, la climatisation s’installe peu à peu dans les écoles face aux fortes chaleurs

À l’école Alexandre Dumas, à Cannes La Bocca, deux climatiseurs viennent d’être installés dans le réfectoire pour améliorer les conditions d’accueil des élèves lors des fortes chaleurs. Une solution concrète, qui s’impose progressivement dans les établissements scolaires mais interroge sur la place de la climatisation face à la hausse des températures. Un article de Nice-Matin.

Cannes le 27 avril 2026
DL école

Les premières chaleurs s’installent doucement sur la Côte d’Azur et dans les salles de classe, elles annoncent déjà des semaines plus difficiles.

À l’approche de l’été, certaines pièces vont rapidement se transformer en véritables fournaises, rendant l’apprentissage plus compliqué.

À Cannes, la municipalité avance déjà une réponse concrète, quitte à relancer le débat : la climatisation peut-elle devenir une solution face à l’augmentation des températures dans les écoles ?

À l’intérieur de l’établissement Alexandre Dumas, à La Bocca, les travaux ont été engagés dans cette voie pendant les vacances de printemps.

Dans le réfectoire, deux climatiseurs ont ainsi été installés.

« Le but, c’est d’avoir des pièces plus fraîches pour se retrouver, explique le maire David Lisnard. L’endroit pourra aussi servir de solution de repli pour faire classe lorsque la chaleur devient trop importante. »

Cette installation s’inscrit dans le « Plan Fraîcheur » lancé en 2020. Depuis, près de 6,5 millions d’euros ont été engagés par la Ville, entre végétalisation, adaptation des bâtiments et équipements.

Et la dynamique tend à se poursuivre. À terme, sept nouvelles écoles cannoises doivent être équipées de systèmes de climatisation.

Un choix assumé au nom du pragmatisme

Le recours à la climatisation est revendiqué, mais reste encadré.

« Quand on peut éviter, c’est toujours mieux, reconnaît David Lisnard. Mais il y a des bâtiments des années 60-70 où, si vous ne mettez pas de climatisation, ça peut monter à plus de 40 degrés. Et quand il fait 40 degrés, il faut du bon sens. »

Le maire défend une approche au cas par cas. « On est très pragmatiques. On adapte la solution au bâti, à l’exposition. »

Chaque école dispose ainsi d’une ou deux pièces rafraîchies, sans chercher à équiper l’ensemble des classes. En parallèle, la ville explore d’autres pistes.

Des peintures expérimentales, testées dans certaines écoles, pourraient permettre de réduire la température intérieure de 3 °C.

Une solution moins énergivore, mais dont l’efficacité reste à confirmer.

« Ils sont obligés de rassembler les enfants »

Du côté des parents, le constat est partagé. « Avec les fortes chaleurs, c’est difficile pour les élèves de suivre et de travailler dans de bonnes conditions », souligne Claire Godart, présidente des parents d’élèves.

La demande de climatisation émane d’ailleurs des équipes éducatives elles-mêmes.

Dans certaines classes, notamment en maternelle, des regroupements dans des salles déjà équipées sont devenus indispensables lors des pics de chaleur.

« Ils sont obligés de rassembler les enfants », précise-t-elle.

Reste une réalité bien connue dans le Sud : « On sait aussi que la chaleur fait partie de notre quotidien », nuance la représentante des parents.

Cette réponse par la climatisation s’impose donc progressivement comme un choix d’équipement face à des écoles de plus en plus exposées aux fortes chaleurs.

Une solution concrète, qui ne fait pas disparaître la question de l’adaptation au climat, mais qui la rend de plus en plus immédiate.

 

Retrouvez cet article sur le site de Nice-Matin en cliquant ici.

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de Nouvelle Énergie et David Lisnard