Rupture, clarté, alternative

Invité d’Apolline de Malherbe sur BFM TV et RMC, David Lisnard a livré une intervention structurée, dense, et sans ambiguïté. Derrière les formules, un cap politique se dessine clairement : rompre avec les impasses actuelles pour reconstruire une offre crédible à droite.

le 26 mars 2026
BFM RMC

Le président de Nouvelle Énergie ne se contente plus d’un diagnostic. Il acte un basculement. Pour lui, le système politique tel qu’il fonctionne aujourd’hui est à bout de souffle. Les partis traditionnels, y compris Les Républicains, sont « démonétisés ». Les logiques d’appareil ont pris le pas sur les idées. Et l’écart entre les discours et les actes a fini par décrédibiliser durablement la parole publique.

Dans ce contexte, David Lisnard assume une ligne de rupture. Nouvelle Énergie, insiste-t-il, n’est pas un simple courant, mais un parti indépendant, appelé à s’affirmer pleinement dans les mois à venir. L’objectif est clair : porter une alternative qui ne repose ni sur des compromis internes ni sur des arrangements de circonstances, mais sur des principes assumés et une cohérence d’ensemble.

Cette volonté de clarification se traduit notamment par une proposition centrale : l’organisation d’une primaire ouverte à droite. Pour David Lisnard, la légitimité ne peut plus être décrétée en amont, dans des discussions fermées. Elle doit se construire dans une confrontation transparente des projets et des parcours. « Il faut un quart de finale avant », résume-t-il, pour souligner l’impossibilité, aujourd’hui, de prétendre rassembler sans avoir d’abord clarifié.

Cette primaire, selon lui, doit être large, ouverte, sans filtre préalable. Tous ceux qui se revendiquent de droite doivent pouvoir s’y présenter, à condition de s’engager sur les principes républicains. Une manière de remettre les électeurs au cœur du processus, et de sortir des logiques de désignation verticale qui ont montré leurs limites.

Mais l’entretien ne se limite pas à une réflexion institutionnelle. David Lisnard alerte également sur la dégradation du climat politique. Il évoque une montée des violences et des tensions, qu’il relie à une évolution du discours de certaines franges de l’extrême gauche. Selon lui, le glissement est profond : on ne débat plus avec des adversaires, on désigne des ennemis. Ce changement de registre nourrit, à ses yeux, une violence désormais tangible dans le pays.

Face à cela, il appelle à une réaction ferme, à la fois politique et judiciaire. Protéger les élus, condamner sans ambiguïté les dérives, et refuser toute banalisation de ces comportements. Pour David Lisnard, il ne s’agit pas seulement d’un enjeu de sécurité, mais d’un enjeu démocratique.

Au-delà de ces tensions, c’est l’ensemble du modèle français que le maire de Cannes remet en cause. Il critique frontalement un système qu’il qualifie de « social-étatiste », fondé sur une accumulation de normes, de dépenses et de contraintes. À ses yeux, ce modèle pénalise les actifs, fragilise les services publics et empêche toute dynamique de croissance.

L’exemple du choc pétrolier, évoqué durant l’entretien, illustre cette critique. Là où une réponse rapide et structurante serait nécessaire, David Lisnard dénonce une tendance à la procrastination et à la technocratie, symbolisée par la création d’un « observatoire » des prix. Une réponse qu’il juge déconnectée des réalités vécues par les Français.

Enfin, l’entretien marque une clarification personnelle. Interrogé sur son avenir au sein des Républicains, David Lisnard ne masque plus son éloignement. Absence de ligne claire, ambiguïtés stratégiques, fonctionnement interne contesté : les critiques sont précises et assumées. La rupture apparaît désormais inévitable.

Au-delà du cas de LR, c’est une recomposition plus large que David Lisnard appelle de ses vœux. Une droite indépendante, structurée, capable de parler au pays réel, de porter un projet de transformation et de répondre aux défis contemporains, qu’ils soient économiques, technologiques ou sociaux.

Dans un paysage politique fragmenté et instable, le maire de Cannes trace ainsi une perspective. Celle d’une offre politique qui assume de dire, de trancher et d’agir. Une ligne fidèle à l’ambition portée par Nouvelle Énergie : redonner du sens à l’action publique et de la crédibilité à la parole politique.

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