En 2026… Ce qui se passera, ou pas !
En 2026 (rêvons un peu), ce sera le recul de la caste, qui monopolise en oligarchie endogamique les postes décisionnels, et le retour de la démocratie en lieu et place de la technocratie. Retrouvez la chronique de David Lisnard pour l’Opinion.
En 2026, le président de la République prendra conscience qu’il est la principale cause des blocages de notre pays, de ce qui patauge en politique, de la régression économique, sociale, culturelle, éducative de notre nation, notamment depuis l’absurde dissolution. En 2026, Emmanuel Macron annoncera donc dès début janvier qu’il démissionnera au mois de mai suivant pour que, d’ici là, se mène un véritable débat politique dans le pays afin que nous retrouvions le bon ordre des choses : une nouvelle présidence de la République, puis une nouvelle Assemblée dans la foulée. En 2026, il y aura une majorité et une opposition !
En 2026, les parlementaires, notamment à l’Assemblée nationale, auront étudié la courbe de Laffer et sauront qu’à partir d’un seuil de prélèvements obligatoires, trop d’impôt tue l’impôt. Et donc qu’il faut séance tenante – c’est le cas de le dire – changer totalement d’approche budgétaire. En 2026, nous célèbrerons ainsi la fin du fiscalisme et le retour de la compétitivité du capital et du travail, dans le respect de la propriété de chacun, au profit de la prospérité de la France ! En 2026, les dirigeants politiques feront moins de théâtre et de communication, au profit d’un travail fiable et évalué ; ils ne laisseront plus le pouvoir décisionnaire aux fonctionnaires, ne diront plus « en responsabilité » sans aucun effet, mais assumeront la leur.
Conformisme de la haute fonction publique
En 2026, la haute fonction publique, qui accessoirement peut se retrouver en haut de l’affiche gouvernementale avec des personnalités interchangeables, comprendra que son conformisme alimente le révolutionnisme des extrémistes, qu’elle n’a pas la science infuse, qu’il ne suffit pas d’avoir passé un concours il y a trente ans pour toute sa vie faire la leçon aux autres malgré les échecs répétés rencontrés.
En 2026, cette haute fonction publique, qui depuis des années avait fusionné avec une classe politique démissionnaire et qui favorise le capitalisme de connivence, se remettra en cause. Elle plaidera elle-même pour un renouvellement des élites, une plus grande diversité de mentalités et de caractères au sommet de l’Etat. En 2026, ce sera le recul de la caste, qui monopolise en oligarchie endogamique les postes décisionnels, et le retour de la démocratie en lieu et place de la technocratie.
En 2026, tous ceux qui s’engagent dans la vie publique, comme administratifs ou comme élus nationaux ou locaux, qu’ils soient dans de grandes tours en verre à Paris ou dans des mairies dans nos villages, dans les bureaux de notre belle fonction publique ou sur le terrain de leurs missions, s’évertueront à ne jamais tirer un avantage particulier de leur position. Civisme et démocratie seront les deux mamelles d’une société performante, saine et apaisée.
En 2026, les débats publics se feront de façon claire, nette, parfois insolente, mais sans invectives agressives inutiles (j’y penserai moi-aussi !), dans le respect des arguments et des personnes.
Conformisme de la pensée de l’entre-soi
En 2026, les journalistes vérifieront l’information avant de la propager, ne se feront pas les perroquets des réseaux sociaux, distingueront clairement ce qui relève de l’opinion et du factuel, de l’intelligence artificielle et du réel, échapperont eux-mêmes au conformisme de la pensée de l’entre-soi, à tous leurs présupposés, écouteront la réponse avant de passer à une autre question, seront pleinement conscients de la grandeur de leur mission au service de la démocratie, analyseront bien sûr ce qu’on leur montre, mais iront aussi chercher ce que nous ne leur montrons pas.
En 2026, tous ceux qui créent, dans les entreprises, dans les arts, dans la science, seront respectés, récompensés et honorés, et non jalousés et brimés, y compris par des prélèvements excessifs.
En 2026, démocrates, républicains, attachés à l’universalisme des droits de l’Homme, l’emporteront dans notre pays sur les néotyrans du racialisme, de l’indigénisme, du wokisme. Les antisémites seront sévèrement sanctionnés. Les racistes seront implacablement punis. Tous les néofascistes de l’extrême gauche seront vus comme ce qu’ils sont : de véritables et graves dangers pour nos principes, nos valeurs, notre pays. Ils seront combattus par les idées et s’il le faut par le droit, notamment lorsqu’ils se font les idiots utiles de l’internationale islamiste ; cet islamisme qui ne rêve que de nous soumettre, par la violence terroriste mais aussi par son idéologie qui ne progresse qu’à cause de nos propres renoncements civilisationnels.
En 2026, l’Etat cessera d’être faible avec les forts et fort avec les faibles. Il sanctionnera réellement ceux qui nuisent et n’entravera plus ceux qui produisent. Il punira a posteriori sur des faits avérés les voyous de toutes sortes et cessera de pénaliser a priori l’immense majorité de la population par des contraintes, des procédures, des normes censées faire notre bonheur malgré nous.
Unité de la nation en péril
En 2026, l’immigration sera drastiquement réduite, pour ne plus mettre en péril l’unité de la nation et la cohésion sociale. En 2026, nous accueillerons beaucoup moins et beaucoup mieux, dans le respect de l’ordre et de la France, en veillant à l’intégration et à l’assimilation de ceux qui nous rejoignent et ont vocation, selon le magnifique idéal républicain, à devenir des Français de façon pleine et entière.
En 2026, la justice sera rendue au nom du peuple français et dans l’intérêt de la Nation, par des magistrats rigoureux et impartiaux.
En 2026, les élus ne feront plus de clientélisme, d’Etat comme local, en infantilisant les habitants.
En 2026, les habitants ne se laisseront plus infantiliser et ne réclameront pas toujours plus de droits en oubliant qu’il doit y avoir symétriquement des devoirs.
En 2026, nous comprendrons enfin que nous ne pouvons pas faire miroiter le retour aux Trente glorieuses, que l’Etat providence est mort au vu des réalités démographiques, économiques et migratoires de notre époque et qu’il faut cesser d’alimenter un système social qui enfonce le pays et sacrifie les jeunes générations ; qu’il est temps de passer à un Etat performance et à une société augmentée, fondée sur la responsabilité individuelle, le respect du droit de propriété, la liberté créative, la subsidiarité ascendante, la solidarité de proximité.
En 2026, nous sortirons de la logique du guichet pour retrouver une dynamique du mérite et de la récompense de l’effort, du travail, de l’investissement, de l’audace.
En 2026, chacun verra dans la naissance d’un enfant la joie infinie d’une grâce de la vie et non une source d’émanation de CO2 et de dégradation de la planète. La natalité repartira !
Sursaut magnifique
En 2026, la France amorcera l’un de ces sursauts magnifiques dont elle a fait son histoire. Non pas autour d’une femme ou d’un homme providentiel, mais autour de la puissance civique d’un peuple qui retrouvera confiance et cessera de s’éparpiller en populations antagonistes. En 2026, vive la France !
En 2026, tout cela va advenir. Ou pas.
Ainsi va la France.
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de Nouvelle Énergie et David Lisnard