À la Foire de Châlons, David Lisnard défend une agriculture libérée des impôts de production et de la bureaucratie
Mercredi 2 septembre, David Lisnard s’est rendu à la 80e Foire de Châlons-en-Champagne, deuxième rendez-vous agricole de France. Au contact des agriculteurs, éleveurs et acteurs des filières agricoles et viticoles, le président de Nouvelle Énergie a défendu une ligne claire : rendre à l’agriculture française les moyens de produire, d’investir et de transmettre.

Candidat à l’élection présidentielle, David Lisnard a consacré son déplacement à ceux qui font vivre l’agriculture française et participent à la puissance productive du pays.
Après avoir visité la ferme et le village de la bioéconomie, il a échangé avec les représentants de la Chambre d’agriculture, de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs, ainsi qu’avec les professionnels de la viticulture champenoise, notamment le SGV et le CIVC. Il a également rencontré les responsables des filières betteravière et céréalière et des coopératives, avant un temps d’échange avec les militants de Nouvelle Énergie présents à la Foire.
Supprimer les impôts de production qui pénalisent l’agriculture française
En trente ans, le revenu net agricole a diminué de 40 %. Un agriculteur sur quatre vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. À cette situation s’ajoute un différentiel de compétitivité considérable avec nos voisins européens : un maraîcher français acquitte 45 % de charges sociales, contre 15 % pour son concurrent espagnol.
Pour David Lisnard, la France ne pourra restaurer sa souveraineté agricole sans s’attaquer aux causes structurelles de ce décrochage.
Nouvelle Énergie propose ainsi de supprimer les impôts de production spécifiquement agricoles et de transférer les charges fiscales et sociales non contributives vers l’assiette de la valeur ajoutée. L’objectif est simple : cesser de taxer l’acte de produire avant même que l’exploitation ne génère un revenu.
« Taxer la production avant même qu’elle ne génère un revenu, c’est décourager celui qui travaille la terre. Un agriculteur ne peut pas se battre à armes égales avec ceux des pays voisins tant qu’il porte seul le poids d’une fiscalité que ses concurrents européens ignorent. Nous supprimerons ces impôts de production et nous rééquilibrerons le financement de notre modèle social sur la valeur ajoutée, pas sur l’acte de produire. »
Cette réforme complète les propositions agricoles de Nouvelle Énergie, parmi lesquelles la création d’un compte épargne aléas climatiques et économiques défiscalisé et d’un crédit d’impôt pour accompagner la transmission des exploitations.

Eau : débloquer enfin les projets de stockage
Le déplacement a également permis d'aborder l’un des défis majeurs auxquels sont confrontés les agriculteurs : l’accès à l’eau.
Dans la Marne, huit bassins sont désormais placés en alerte renforcée sécheresse. Le rendement betteravier pourrait reculer de 40 % cette année, avec des conséquences potentiellement lourdes pour l’ensemble de la filière sucrière.
Dans le même temps, environ 400 projets de retenues d’eau restent bloqués en France pour des raisons administratives ou contentieuses. La France ne stocke que 7,5 % des pluies efficaces, contre près de 50 % en Espagne.
David Lisnard propose donc d’instaurer un principe simple : pour les projets de stockage collectif et multi-usages, passé un délai de six mois, le silence de l’administration vaudra autorisation, dès lors que les seuils hydrologiques du bassin sont respectés.
« On ne redresse pas l’agriculture française à coups de rapports et de recours. Il ne faut pas un plan “eau”, mais des plans d’eau. Neuf hectares sur dix ne sont pas irrigués alors que des centaines de projets dorment dans les tiroirs de l’administration, pendant que la sécheresse frappe les betteraviers et les éleveurs. Passé six mois, ce sera oui par défaut : bassin par bassin, sous contrôle scientifique, avec priorité aux projets collectifs plutôt qu’à la rente de quelques exploitations. »
Nouvelle Énergie propose parallèlement de réformer la loi sur l’eau et de conditionner les aides publiques à l’efficacité de l’irrigation.
Produire davantage, décider plus vite
Fiscalité, normes, accès à l’eau, transmission : derrière ces différents sujets se trouve une même exigence, celle de rendre aux agriculteurs la liberté et les moyens d’exercer leur métier.
La France dispose de producteurs, d’un savoir-faire et de filières d’excellence capables de rayonner bien au-delà de nos frontières. Encore faut-il cesser de les handicaper par davantage de fiscalité et de bureaucratie que leurs concurrents.
À Châlons-en-Champagne, David Lisnard a ainsi réaffirmé la ligne portée par Nouvelle Énergie : libérer la production, simplifier radicalement l’action publique et restaurer la compétitivité de l’agriculture française pour retrouver notre souveraineté alimentaire.