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Nouvelle Énergie pour la France

« Il faut libérer l’industrie »

Invité de la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF) du MEDEF, jeudi 27 août à Roland-Garros, David Lisnard a porté la vision de Nouvelle Énergie devant plusieurs centaines de chefs d’entreprise. Après une journée d’échanges avec les acteurs économiques, le maire de Cannes a débattu face à Fabien Roussel sur les voies de la réindustrialisation de la France. Une confrontation entre deux visions radicalement opposées de l’économie.

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Lisnard à La Ref face à Roussel

Accueilli dès la matinée par plusieurs dirigeants d’entreprise, élus locaux et responsables du MEDEF, David Lisnard a multiplié les rencontres avec les entrepreneurs venus de toute la France. Sa visite l’a conduit à échanger avec les représentants des territoires touchés par les incendies de l’été, avec les MEDEF d’outre-mer, mais aussi avec de nombreux dirigeants de PME, d’ETI et de grands groupes.

La journée s’est poursuivie par un déjeuner de travail avec une vingtaine de chefs d’entreprise, avant plusieurs entretiens avec les représentants du MEDEF Paris, de Stellantis, d’AXA et de l’UIMM Occitanie.

« Deux modèles de société s’opposent »

Temps fort de cette journée : le débat organisé sur le court Philippe-Chatrier face au secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel.

Dès les premières minutes, David Lisnard a posé le cadre du débat :

« Le vrai débat de la présidentielle est ici. Deux modèles de société s’opposent. »

Pour le président de Nouvelle Énergie, la désindustrialisation française n’est pas le résultat d’un manque d’intervention publique, mais bien de plusieurs décennies d’excès de fiscalité, de normes et de bureaucratie.

« Il faut libérer l’industrie. Il faut libérer le foncier, libérer le capital, libérer le travail, libérer l’innovation. »

David Lisnard a notamment plaidé pour la baisse des impôts de production, la suppression des obstacles administratifs qui ralentissent les implantations industrielles, une fiscalité compétitive et le remplacement du principe de précaution par un véritable principe de responsabilité.

« Les aides publiques créent surtout de la bureaucratie »

Interrogé sur le rôle de l’État, David Lisnard a surpris en défendant une position rarement exprimée dans le débat public.

« Je suis contre les aides publiques aux entreprises. »

Selon lui, le système actuel entretient une économie administrée qui pénalise aussi bien les entreprises que les finances publiques.

« Les aides publiques créent des bureaucrates, des contrôleurs, des formulaires, des cabinets de conseil qui parasitent l’activité économique. »

Le président de Nouvelle Énergie a également dénoncé un système où les entreprises restent parmi les plus taxées d’Europe malgré la multiplication des dispositifs d’aide.

« C’est comme si on vous prenait 50 euros, qu’on vous en rendait 5 et qu’on vous demandait de dire merci. »

Pour David Lisnard, la véritable politique industrielle consiste à rendre la France durablement compétitive plutôt qu’à multiplier les subventions.

« Le soviétisme n’a jamais marché »

Face aux propositions de planification économique défendues par Fabien Roussel, David Lisnard a revendiqué une autre vision.

« C’est par la liberté que nous redonnerons de l’espérance aux Français, pas par la planification, parce que le soviétisme n’a jamais marché. »

Il a notamment évoqué les bouleversements à venir liés à l’intelligence artificielle et à la robotique, estimant que la France devait dès aujourd’hui créer les conditions permettant à ses entreprises d’innover, d’investir et de devenir des leaders mondiaux.

Pour lui, l’État doit pleinement assumer ses missions régaliennes et stratégiques, mais laisser les entrepreneurs produire, investir et créer de l’emploi.

Une journée placée sous le signe du dialogue économique

Au-delà du débat, cette journée à la REF a permis à David Lisnard de rencontrer de nombreux entrepreneurs, responsables économiques et dirigeants d’entreprises venus échanger sur les défis de compétitivité, de simplification et de souveraineté auxquels la France est confrontée.

Ces échanges ont une nouvelle fois illustré la ligne portée par Nouvelle Énergie : restaurer la liberté économique, alléger les contraintes qui pèsent sur ceux qui produisent et redonner à la France les moyens d’innover, d’investir et de prospérer.