« Moi, j’aime bien les visites de chantier parce que c’est là qu’on se rend compte de la réalité des opérations. » Aux côtés de Thomas Le Beux, directeur général d’Idex, David Lisnard a présenté l’avancée des travaux de la future centrale biomasse de Cannes-La Bocca.
À partir du printemps 2027, le réseau s’étendra sur 8,7 kilomètres et alimentera 95 bâtiments, dont 29 bâtiments publics, dans les quartiers de la Frayère, Ranguin et Bastide Rouge. Sa production annuelle atteindra 35 GWh de chaleur, soit l’équivalent de la consommation de 5 560 logements.
Une énergie locale pour réduire les émissions et les factures
Le réseau reposera sur un mix composé à 80 % d’énergies renouvelables, grâce à une biomasse provenant de ressources locales : entretien des massifs forestiers régionaux, sous-produits de scieries et déchets verts issus notamment de l’élagage. Aucun arbre ne sera coupé spécifiquement pour produire cette énergie.
À terme, le projet permettra d’éviter plus de 157 000 tonnes de CO₂ sur trente ans. Le recours à la biomasse doit également permettre de proposer une énergie moins dépendante des fluctuations du gaz et du fioul, avec des tarifs plus stables et compétitifs.
« Ce n’est pas une approche de décroissance, c’est une approche de croissance écologique, c’est-à-dire décarbonée », a souligné David Lisnard. Une démarche qui associe directement écologie et économie, avec l’ambition de réduire la facture énergétique des abonnés.
22,4 millions d’euros investis sans argent public
Autre caractéristique du projet : aucun investissement ne pèse sur le budget de l’Agglomération Cannes Lérins et donc sur le contribuable. Les 22,4 millions d’euros nécessaires à sa réalisation sont portés par Idex dans le cadre de la délégation de service public.
Cette centrale s’inscrit dans une stratégie plus large : l’Agglomération Cannes Lérins mène simultanément trois projets de réseaux de chaleur, fondés sur la biomasse, l’énergie marine et la récupération des calories des eaux usées.
« À Cannes, l’écologie se concrétise par des actions innovantes, concrètes et au service des habitants », résume David Lisnard.
Une écologie de résultats : moins d’émissions, davantage d’autonomie énergétique, une énergie compétitive et pas d’argent public investi.