Depuis plusieurs jours, un mouvement de blocage touche de nombreux lycées en France. Environ 180 établissements étaient concernés lundi et 164 interpellations avaient été annoncées par le ministère de l’Intérieur, sur fond de dégradations et d’affrontements dans certains rassemblements. Ce mardi 29 septembre, le mouvement s’est poursuivi dans plusieurs villes françaises.
À Cannes aussi, plusieurs incidents ont été constatés aux abords d’établissements scolaires. Selon David Lisnard, les policiers municipaux cannois ont interpellé dans la matinée un élève du collège des Mûriers qui jetait des barrières ainsi qu’un autre jeune qui tentait d’incendier des végétaux devant le lycée Hutinel. Tous deux ont été conduits au commissariat.
La Police nationale a également procédé à plusieurs interpellations devant le lycée Carnot. David Lisnard indique par ailleurs qu’un adulte militant de La France insoumise, venu d’une autre commune, a été interpellé alors qu’il cherchait, selon lui, à provoquer des troubles et à « enrôler » des lycéens. Ces éléments précis relatifs aux interpellations sont rapportés par David Lisnard dans sa publication.
À Cannes, « tolérance zéro »
Face à ces événements, David Lisnard défend une réponse immédiate : « Tolérance zéro ».
Une ligne qui s’inscrit dans la politique conduite depuis plusieurs années à Cannes en matière de sécurité et de lutte contre les incivilités. La municipalité présente la lutte contre l’incivisme comme une priorité depuis 2014, associant prévention, sensibilisation, réparation et répression.
Pour le maire de Cannes, il ne saurait surtout être question de diluer la responsabilité des auteurs de violences dans une supposée « responsabilité collective ».
« Il n’y a pas de “responsabilité collective”, baratin qui masque la destructrice irresponsabilité individuelle. »
Responsabiliser aussi les parents
David Lisnard insiste également sur la responsabilité des parents lorsque des mineurs commettent des actes de délinquance.
À Cannes, les parents des jeunes concernés doivent ainsi être convoqués. Une démarche que le maire résume clairement : « Quand un mineur est pris en train de commettre un acte de délinquance, non seulement à Cannes nous l’arrêtons, mais nous nous adressons aussi à ses responsables légaux, c’est-à-dire aux parents. »
L’objectif revendiqué est de remettre la responsabilité individuelle et l’autorité au cœur de la réponse publique : sanctionner les actes commis, mais aussi rappeler le rôle éducatif des familles.
Face aux violences, restaurer l’autorité
Les incidents cannois interviennent dans un contexte national marqué par une mobilisation lycéenne qui a parfois dégénéré. Des feux et des affrontements avec les forces de l’ordre ont notamment été rapportés dans plusieurs villes, même si une partie des mobilisations s'est déroulée sans violence.
Face à cette situation, David Lisnard défend une ligne fondée sur l’autorité, la responsabilité individuelle et le soutien aux forces de l’ordre, plutôt que sur l’excuse ou la banalisation des violences.
« Bravo à toutes les forces de l’ordre mobilisées, à Cannes comme partout en France où, hélas, nous constatons ces exaspérants phénomènes de violences. »
À Cannes, cette doctrine se traduit par une police municipale fortement mobilisée sur le terrain, en complément de la Police nationale, alors même que la sécurité demeure une compétence régalienne de l’État.